le blog des fanas de livres

18 septembre 2019

Feel Good, de Thomas Gunzig - rentrée littéraire

feel good

Quand j'ai vu que Sylire et Antigone avaient toutes les deux eu un coup de coeur pour ce livre, je n'ai pas hésité une seule seconde. Peut-être, du coup, en attendais-je trop.

Alice a une vie modeste et assez insignifiante. Vendeuse de chaussures, elle a un fils qu'elle élève seule et a du mal à joindre les deux bouts. Surtout depuis que la boutique de chaussures a fermé.

Tom a lui aussi des fins de mois difficile. Écrivain raté, il travaille un peu dans un centre d'appel, fait quelques piges et voit son couple se déliter.

Ces deux personnages au centre du livre sont tous les deux au bord du gouffre financièrement. Mais ils ont un autre point commun : beaucoup d'imagination. Leur rencontre est assez rocambolesque tout comme leur décision de s'en sortir en écrivant un roman à succès répondant aux critères actuels de feel-good.

J'ai eu du mal à entrer dans le livre, la présentation des deux personnages prend près d'1/3 du livre et j'ai trouvé ça assez long. Ce début difficile ne m'a pas aidé à avoir de l'empathie pour Alice et Tom.

Ensuite, à partir de leur rencontre, les éléments deviennent plus entraînants. J'ai apprécié la satire du monde de l'édition, le pamphlet de Tom expliquant comment faire un bon livre, les procédés marketing d'un éditeur avec cookies et utilisation des réseaux sociaux et applications et l'admiration sans borne d'une mère.

C'est loufoque et incongru et en même temps l'auteur aborde avec justesse les problèmes sociaux des travailleurs pauvres.

Extrait :

"-Aaaaah, il faut parler de résilience, et de conneries comme ça ?

-Oui, par exemple, il y a pas mal de psychologie. Mais de la psychologie à trois sous, des notions pas du tout approfondies, des choses très basiques que le lecteur doit saisir en un instant, il y a souvent un petit côté “développement personnel”, et puis faut pas hésiter à avoir la main lourde sur la spiritualité."

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15 septembre 2019

Le lambeau, de Philippe Lançon

LE LAMBEAU

Journaliste à Libération et chroniqueur chez Charlie Hebdo, Philippe Lançon a été touché lors de l'attentat du 7 janvier 2015. Une partie de sa mâchoire a notamment était emportée par une balle.

L'auteur revient su cet attentat, les heures qui l'ont précédé, les minutes de l'horreur mais surtout sur les longs mois d'hospitalisation qui l'ont transformé. Un chemin de croix qui passe par "Le monde d'en bas", celui du bloc opératoire et par les longueurs de couloir, les visites, soins, souffrances, les rêves sous morphine, l'eloignement amoureux, les mots écrits pour parler, les multiples greffes pour retrouver la possibilité de manger, de parler et un visage humain, la rééducation maxilo-faciale, les efforts quotidien pour que le lendemain puisse être meilleur.

Il y a aussi la difficulté du retour, plus psychologique que physique, surtout quand prend fin la surveillance policière quotidienne.

Une vie hors du temps, en huis clos. L'auteur doit assimiler ses sensations, trouver la grammaire et les mots pour les décrire ce qui va lui permettre de sortir de son histoire pour en faire une fiction, et ainsi gagner un sentiment de liberté.

J'ai aimé l'écriture sensible sans excès d'émotivité et l'hommage qu'il rend à ses proches qui l'ont construit et aidé, comme sa grand mère qui avançait sans se plaindre ou son frère et ses parents omniprésents. Il y aussi les soignants, les infirmières, Chloė sa chirurgienne professionnelle et cultivée hyper investie.

Un livre que j'ai lu en audio en prévision de nombreux trajets à effectuer. Ce n'est pas mon type de lecture préféré, mais cela m'a permis de le lire par petits bouts, de manière morcelée, et du coup j'ai réussi à maintenir une distance face à l'horreur et la douleur, que je n'aurais peut-être pas eu en le lisant en une seule fois.

Un beau témoignage de reconstruction, honnête, mais beaucoup de digressions qui nous perde parfois un peu.

Extrait : "A partir du 7 janvier, ma vie ne m'a plus appartenu, je suis devenu  responsable de ceux qui, d'une façon ou d'une autre, m'aimaient. Mes blessures étaient aussi les leurs, mon épreuve était en indivision."

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12 septembre 2019

Bloganniversaire

Ça fait 13 ans que l'aventure a commencé !

Beaucoup de mouvements entre temps, nouveau boulot, changement de situation, les enfants qui prennent leurs envols...

et des très beaux échanges et rencontres.

 Je fais des break parfois, le plus souvent par manque de temps, mais j'aime toujours essayer de mettre des mots sur mes impressions, partager mon ressenti, et surtout découvrir plein d'idées de lecture sur vos blogs.

 

Alors, allez, c'est reparti pour un tour. moi qui suit devenue Gambadou il y a 13 ans !

ANNIV

 

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10 septembre 2019

Les Bourgeois, d'Alice Ferney

les bourgeois

Un livre qui était sur ma PAL depuis fort longtemps.

Alice Ferney va nos faire suivre la vie de la famille Bourgeois sur près d'un siècle, de la naissance du patriarche en 1919 jusqu'à nos jours.

Le patriarche, Henri, qui aura dix enfants. Un homme droit, catholique et aisé. Plus qu'une saga familiale, ce livre permet de suivre les évènements historiques qui ont parsemé ce siècle, avec les deux guerres mondiales, celles d'Indochine et d'Algérie, mais aussi l'arrivée des voitures ou du cinéma. Il y aura aussi les évolutions sociales, mais elles touchent peu cette famille un peu hors du temps. Les filles se marient en blanc dès que possible, les hommes travaillent dans l'armée, la médecine, le droit ou les affaires, les femmes sont à la maison et s'occupent de leurs nombreuses progénitures. Une famille prospère, autant dans le nombre d'enfants que dans ses biens, mais une famille qui ne cherche pas à montrer sa richesse, qui réussit de manière classique, sans ostensibilité.

Une lecture en demi-teinte : 

D'un côté j'ai été intéressée par l'évolution de cette famille nombreuses et surtout par l'analyse que l'auteure fait des différents faits historiques. Il est effectivement plus facile d'être non Pétainiste quand on connaît l'issue de la guerre. La famille d'Henri a toujours soutenu le maréchal, persuadée que l'armistice a permis d'éviter un massacre de la population. Comme beaucoup, ils ne savaient rien des rafles et camps de concentration. Idem pour la guerre d'Algérie. Certains fils étaient dans l'armée, ils ont vu l'horreur de la guerre mais aussi le terrorisme véhiculé par le FLN. Ces passages sont très intéressants. On s'attache aussi plus particulièrement à certains enfants, notamment Claude, le cancre de la fratrie, qui souffrira de ce statut.

De l'autre côté j'ai trouvé l'écriture longue comme si l'auteure s'écoutait écrire. J'avoue que j'ai fini le livre en diagonale et que j'ai sauté quelques pages. 

objectif pal

Extrait : "Où passent les moments ? Où a disparu celui-là ? Un demi-siècle l'a recouvert. Je pense à la traversée ahurissante des fils et filles d'Henri, nés entre deux guerres, grandis au-dessus de leurs morts, triomphants. Ils ont chevauché le temps sans renâcler. Ils ont écouté, obéi, appris, brigué, aimé, combattu, déploré, souffert, festoyé, chacun son tour et tous ensemble, à dix. Ils ont assumé leur éducation et leur avenir. Ils ont porté le lourd héritage. Qui habite aujourd'hui le boulevard Emile Augier ? L'air qui les a caressés vibre-t-il de quelque chose qui leur fut propre ? Quelle empreinte demeure dont la matérialité me rassérénerait ? Il faut nous rendre à l'évidence : le passé est derrière nos yeux, notre mémoire est nécessaire.»

En tout cas, j'ai fait baisser ma PAL ! 

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07 septembre 2019

Mais ne sombre pas, d'Aristide Barraud

 

mais ne sombre pas

J'ai hésité avant de lire ce livre qui a pour histoire centrale les attentats de Paris. Peur du voyeurisme, de la douleur, mais mes amies m'ont affirmé qu'il était positif ... alors.

Aristide Barraud et sa soeur étaient avec des amis devant le Petit Cambodge le 13 novembre 2015 au moment des attentats. Aristide  protège sa soeur et reçoit trois balles, une dans le poumon, une dans la cuisse et la dernière qui lui explose la cheville. Sa soeur, quand à elle, a reçu une balle dans le bras.

Aristide revient sur les jours, les mois et l'année qui ont suivi. La douleur, l'envie de retrouver le niveau de rugby qui était le sien en pro, les amis et la famille qui entourent et soutiennent, les premières sorties, les multiples opérations ...

Ce sont plein de pensées qui se succèdent sans lien chronologique précis, mais avec le fil rouge de la famille et de l'amitié. J'ai été étonné que le rugby soit décrit de manière assez négative, comme étant un sport très dangereux, alors que l'auteur était professionnel et que c'est l'envie de reprendre le sport qui lui a sorti la tête de l'eau. Il s'en est sorti aussi grâce à ses proches, ses amis, son absence de haine, l'écriture, la musique, l'Italie ..

Dans un de ses Tweet, l'auteur dit ""Mais ne sombre pas" n'est ni un témoignage des attentats, ni une autobiographie, ce sont mes chroniques". C'est peut être ce qui m'a gêné dans ma lecture, le fait qu'il n'y ait pas de liens parfois entre les différentes parties, comme si il nous livrait ses impressions au fur et à mesure.

Ça reste un livre plein d'espoir et d'humanité, mais trop "je fais ma psychothérapie" pour moi.

Extrait : "En vrai, on est tous en galère, on fait de notre mieux. On vit tous nos drames, y a pas de comparaison à faire dans le ressenti du malheur. Certains naissent avec leurs casseroles, d'autres les accrochent en route, on doit faire avec. Les traumatismes nous mettent à nu. Une fois, après la mort d'un proche que j'aimais profondément, je souffrais tellement que j'ai même souhaité ne jamais l'avoir connu.

Je veux rester ce mec aussi positif qu'une phrase sur les sachets de Yogo Tea. La vie trouve toujours un moyen de passer, comme l'eau dans une fissure de roche. C'est difficile d'être toujours parfait, on a le droit à l'erreur. Ne soyons pas esclaves de ce monde qui n'accepte pas la faiblesse. Ça nous évitera de sauter des toits, ça nous évitera de choisir la chute.

Si je peux, avec ces textes, rien qu'une seule fois aider une seule personne pour quoi que ce soit, je serais heureux. N'hésite pas à montrer tes cassures, mon pote."

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01 septembre 2019

Le roi Chocolat, de Thierry Montoriol

le roi chocolat

C'est une collègue qui m'a conseillé ce livre, pour l'histoire et l'écriture. Merci Stéphanie.

L'auteur revient sur le destin mouvementé et romancé de son arrière-grand-père, l'inventeur du Banania. Au départ journaliste mondain, il part en Amérique du Sud en 1910 couvrir l'ouverture d'un opéra à Buenos Aires. Son voyage va être très mouvementé, notamment avec la révolution mexicaine qui se prépare . Coincé dans un petite village, on va lui faire boire un breuvage requinquant à base de farine de banane, de céréales pilées, de cacao et de sucre. Rentré en France après moult péripéties, il décide pour l'anniversaire de son fils de recréer cette boisson. Devant l'engouement de ses proches, il se lance dans la production de ce breuvage qu'il appelle : Banania.

Pendant la première guerre mondiale, il va apporter des caisses de sa poudre aux soldats coincés dans les tranchées. C'est là qu'il aurait rencontré un tirailleur sénégalais qui se serait exclamé "Y'a bon !".

Très bon concepteur mais piètre gestionnaire, il va être aveuglé par sa nouvelle vie mondaine et se faire flouer par un associé.

Non seulement il y a plein d'aventures en Amérique du Sud, la rencontre avec des trafiquants d'arme, la rencontre avec des révolutionnaires et l'amour de trois indiennes ... mais il y a aussi toute la vie en Europe, la révolution industrielle, la vie mondaine, la montée de l'antisémitisme, les prémices de la guerre, la passion.

J'ai aimé aussi l'écriture de l'auteur, fine et légèrement désuète, assez descriptive.

Un parcours rocambolesque et romanesque. Une lecture vivifiante et intéressante.

Extrait : "...jamais il n'avait approché de si près un monde où la fortune sans racine et le luxe sans alibi s'harmonisaient avec un tel naturel. Jamais non plus il n'avait côtoyé un cercle aussi étroit où la frivolité était une nécessité, le cynisme une élégance et l'insouciance un rempart contre les laideurs de l'existence"

 

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31 août 2019

Moi par mois, été

Juillet 

surveillance de brevet, toujours sidérée de voir des élèves rendrent quasiment copie blanche et apprendre après qu'ils ont été reçus / séminaire sur le coatching et les parcours éducatifs, des idées de travail pour la rentrée / journée convivialité au château des Pères / derniers cartons, crevés mais prêts / déménagement, un sommier qui ne passe pas et quelques trous dans le murs, mais sinon tout va bien / stress / dîner de fin d'année des Kfetières, réconfort et amitiés / et maintenant, il faut vider les cartons / nettoyage de la maison quittée / 91% de reçus / signature de le vente et remise des clés / vacances familiale, repos, lecture, bronzette, quelques dossiers administratifs, château de sable et dessins de la reine des neiges ... profiter / bienvenue Alexandre / décider au dernier moment de sa destination d'août

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Août

bon anniversaire Jules / apéro face à la mer, on se voit juste une fois par an et on se retrouve comme si on s'était vu hier / départ pour la Sicile avec fille n°3, une semaine de soleil, farniente, découvertes et visites - top / on continue l'échappée mère-fille avec quelques jours sur la côte de granite rose - passage entre les gouttes, balade, créperie, rayon de soleil sur l'ile Renote / bon anniversaire Gaspard / une semaine à Paris - recherche d'un studio pour fille n°2 - pas facile / déambuler dans les jardins du Luxembourg avec une amie d'enfance que je vois tous les sept ans - bonheur / essayer de reprendre le blog en main / expo Toutankhamon - magique / Sacré-Coeur, Père Lachaise ... visiter entre deux visites / mission accomplie - ouf /  elle marche ! bravo Lisa / retrouver son chat et son poisson laissés en pension aux parents ( avec une nouvelle mode du chat, rapporter des souris vivantes dans la maison - oups) / Pourquoi Edouard ? / un robot de cuisine avec fonction cuisson - y'a plus qu'à / fourniture, rangement, dossiers - il est temps de s'y remettre / deux jours de pré-rentrée, c'est reparti avec un nouveau CDI à aménager - quel bazar, mais quelle luminosité !  / barbecue entre collègues, bonne humeur et connivence, c'est chouette une rentrée comme ça / 

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CDI

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30 juin 2019

Moi par mois, juin

voir fils n°1 partir en costume pour son premier jour de stage / soirée de remises du prix Elle à Paris, une journée marathon mais une soirée assez magique avec le tout Paris littéraire / ça y'est, j'ai les clés / tempête - devoir garder les élèves à l'intérieur pendant la récré - ça râle / difficile de se mettre à ranger le garage le jour des demi-finales et finale de Roland-Garros / apprendre une nouvelle perturbante en coupant le troène / journée au Futuroscope avec 93 élèves de sixième - très sympa mais crevant / une faute éliminatoire, tant pis / fils n°1 est pris au master 2 hyper sélectif qu'il souhaitait - Yippee / spectacle de danse de fille n°3 - des impros et plein de tableaux / 18 ans de fille n°3 - ouch, ça file / mettre le blog en pause, trop de choses à gérer et des livres qui me tombent des mains / et c'est parti pour le dernier bac de la famille / des aller-retour à Ik-a pour des rangements - maintenant il faut les monter / mettre des objets / mobiliers en vente et faire des aller-retour à la déchetterie, chez Emaüs, Envie35, le secours populaire et la belle déchette - essayer de donner ou recycler au lieu de jeter /  les dîners au resto de fin d'année s'enchaînent / soirée de fille n°3 pour son anniversaire, ça danse et ça chante malgré la chaleur - un bel au-revoir à la maison / déménagement du CDI pendant la canicule, c'est fait ! / recevoir 29 livres jeunesse à lire pour la rentrée afin de les présenter aux élèves lors de différents prix - les vacances seront studieuses / allez, c'est parti pour les cartons / 

Grand-Prix-des-Lectrices-ELLE-2019-les-photos-de-la-soiree

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16 juin 2019

En pause

Entre la préparation des cartons et le tri des affaires pour le déménagement,

le vente des objets que l'on ne prendra pas,

les dossiers administatifs d'électricité, eau, suivi de courrier, assurance, fibre, réinscription ...

le bac de fille n°3,

le logement de fille n°2 à trouver,

les opérations de fin d'année au collège,

le déménagement du CDI

et le quotidien à gérer,

je n'arrive plus à tenir le blog ...

A bientôt !

temps qui passe

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08 juin 2019

Farrago de Yann Appery

farrago

PAL

Depuis combien de temps était-il sur ma PAL celui-là ? Comment y est-il arrivé ? Mystère...

Homer vit dans un village paumé de Caroline du Nord, Farrago. Orphelin, ballotté entre plusieurs familles d'accueil, il est devenu le vagabond du village, qui fait des petits travaux et a développé une compétence particulière, celle de ne rien faire. Il a plusieurs amis : Duke qui vit sur la déchetterie, Elijah qui rêve de monter une forge, Fausto qui tient l'épicerie ou Ophélia qu'il va voir de temps en temps au bordel. Bien sûr il y a aussi le shérif qui lui court après de temps en temps pour des menus délits, le prêtre qui ne laisse pas la porte de son église ouverte la nuit ou le maire qui rêve de se faire réélire.

Nous allons suivre les pensées d'Homer, ses aventures, ses tribulations, ses rencontres, tout ceci formant une odyssée enlevée et foutraque.

Bien plus philosophique que ce que l'on pourrait croire, ce récit nous amène sur la pente de l'amour, de l'amitié, du pardon et de la naïveté.

Un roman que j'ai beaucoup aimé au début puis qui m'a lassé malgré les multiples rebondissements . J'ai lu la fin en diagonale.

Farrago a gagné le Prix Goncourt des lycéens en 2003. 

Et hop, sur mon objectif PAL ! 

Extrait : 

"- Il faut qu'il reste au moins un Noir pour que les Blancs sachent encore qu'ils sont blancs.

- Ca sera peut-être toi j'ai dit.

- Non merci. Ils seraient foutus de m'élire Président.

- Pourquoi veux-tu qu'ils fassent ça ?

- Parce que les Blancs aiment bien les Noirs au cas par cas. Un Noir, ça va. Deux Noirs, ils commencent déjà à s'inquiéter. Mais un seul Noir, ils aiment bien, comme ça ils peuvent à la fois se sentir blancs et se sentir honnêtes sans avoir peur qu'on leur pique leur place. Il suffit de voir au cinéma. A la Maison Blanche aussi ils doivent avoir leur Noir de service. Par contre, s'il ne reste plus qu'un seul Noir sur tout le territoire, il deviendra forcément Président du pays, puisqu'il ne peut y avoir qu'un Président.

- C'est juste, j'ai dit, tout en ayant l'impression d'avoir perdu le fil. Alors les Noirs ne seront à égalité avec les Blancs que le jour où tous les Noirs seront devenus blancs, sauf un, qu'on nommera Président.

- En attendant allume le réchaud.

- Sauf si tout le monde veut devenir noir comme le Président, j'ai dit, en craquant une allumette, tous les Blancs deviendront noirs, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un Blanc."

 

 

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