le blog des fanas de livres

Une famille passionnée par la lecture et qui veut vous faire partager ses découvertes

15 novembre 2009

les "abandonnés" du mois

Les gens, de Labro Philippe

Et bien je ne sais même pas comment vous présenter ce livre tellement il m’a ennuyé !!! Je n’ai même pas d’idées précises du thème principal !!

En vite fait, trois personnes qui ont eu chacune des failles dans leur vie, vont se retrouver….

Bon, je ne vais pas m’appesantir. J’ai trouvé que le plan était lourd : premier chapitre = premier personnage, deuxième chapitre = deuxième personnage … puis petit à petit (mais trop lentement), les trois personnages se retrouvent. En plus il n’y a qu’un seul des personnages qui m’a intéressé..

Pas une lecture pour moi….

Nous autres de Stéphane Audeguy

Voilà deux jours qu’il m’est « tombé des mains », et je ne sais plus de quoi il parle ! preuve qu’il ne m’a pas touché !

Pierre doit aller au Kenya à la suite du décès de son père qu’il n’a vu qu’une fois dans sa vie. De là …

Bon, allez, demain, je vous mets un coup de coeur....

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13 novembre 2009

BW, de Lydie Salvayre

bw parution 08lydie/2009 - 205 p.bernard_wallet

Le 15 mai 2008, le compagnon de Lydie Salvayre, Bernard Wallet (jamais nommé), éditeur, fait un décollement de rétine qui va l'obliger, après une opération, à rester dans le noir complet, immobile pendant 3 semaines. Il ne peut rien faire d'autre que parler. Petit à petit, il va se dévoiler, s'interroger sur sa vie, notamment sur son métier d'éditeur, et la dichotomie qu'il y a entre sa passion des livres et son côté commercial. Au bout de sa réflexion, il décide de quitter le monde de l'édition car il a l'impression de se perdre dans les concessions.

Lydie Salvayre décide alors d'écrire sur cet homme qui décide de quitter une situation confortable mais qui le rend malheureux. Ce n'est pas la première fois qu'il tourne le dos à sa vie. L'auteure revient alors sur l'enfance de BW. IL cherche à quitter une vie médiocre à Clermont Ferrand et part faire le tour du monde. C'est un jeune homme en colère, colère qui va le poursuivre toute sa vie. En revenant, il va devenir journaliste dans un petit journal, champion de France de 800 m, commercial chez Gallimard en Belgique, en Suisse et au Liban ou il va faire l'expérience de la guerre. Toujours révolté, il a un faible pour l'insolence littéraire et a besoin qu'un livre "le brûle". Il va passer au Seuil avant de monter sa société d'édition "Verticales" (Jeter dans la mare un pavé qui n'amasse pas mousse). Mais il a l'impression que les aspects financiers prennent de plus en plus le pas sur la littérature et décide de tout quitter. 

C'est un livre complètement atypique, que j'ai d'ailleurs mis dans la catégorie "incatégoriable", car ce n'est ni un roman, ni un récit, ni une biographie, mais un mélange de tout ça (d'ailleurs, je vois que sur la photo de la couverture il y a noté sous le titre "roman", or cette notion n'est pas imprimé sur mon livre!).

C'est un dialogue entre l'auteure et son compagnon, rythmé par les opérations à l'oeil, le moral de BW....

Très difficile d'en faire une critique construite. Au début, je m'attendais à un roman, et j'ai été désarçonnée et perdue. Puis j'ai compris ce langage à deux. Il y a de très belle pages sur l'édition, la littérature et j'ai été emportée. Je finis sur une note positive, même si j'ai failli le lâcher au début. Contente d'avoir poursuivi ce livre et d'avoir suivi la vie de cet homme aux milles vies, qui a du mal à accepter les codes et qui a fui plus d'une fois pour éviter d'être dans la compromission.

Extrait : "J'ai l'impression que tu ... dis-je pour l'amener à une forme de dialogue plus socratique.

Que quoi ?

Que tu

Que quoi que tu? Tu vas finir par m'énerver à force ! s'échauffe BW qui se met à arpenter le salon. Que nous, et je dis bien nous, que nous devrons dans un avenir plus ou moins proche nous préparer à faire le deuil, si déchirant soit-il, de la littérature (car BW est ainsi fait qu'il ne peut s'empêcher de conjecturer sur l'avenir, et il en souffre, et les autres s'en agacent et s'appliquent à fermer leurs oreilles à ses funestes prédictions).

Personnellement, dit-il tout en feu, j'ai fait ce deuil. Parfaitement. Ou du moins, je le crois. Je n'essaie plus d'en reculer la date. Car c'est, selon moi, le commencement de la fin. Sache pourtant que penser la fin de la littérature c'est penser ma propre fin, ni plus, ni moins."

Merci à l'opération masse critique de Babelio logoet aux éditions du Seuil pour cet envoi et cette découverte.

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11 novembre 2009

deux tags d'un coût !

Premier tag, tombé avant les vacances de la Toussaint : la couleur !

C'est Khatel qui m'a attribué le rouge (ce qui tombe bien, c'est une couleur qui est très présente chez moi).

Les règles de ce tag sont :

Il faut taguer en couleur. Chaque participant doit rester dans la couleur qui lui a été attribuée.
Mettre un lien sur votre blog vers celui de votre gentil(l)e tagueu(r)se.
Chercher, trouver, photographier 7 choses que vous possédez chez vous, sur votre blog ou vos photos de vacances et qui ont cette couleur ...
Publier ces photos (montage ou pas) sur votre blog.
Choisir à votre tour 7 victimes et les taguer.

Voilà le résultat  :

rouge

Deuxième tag de la part de Leiloona, qui, l'ai de rien, à profité de mes vacances pour me tagguer ... "C'était possible, bah alors ..."

1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)
Euh... mort ou vivant ? pas lui, pas lui, non, pas elle... bah, peut-être mon fils vu qu'il veut devenir écrivain !

daniel_craig_972) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)
Un livre, on peut le retrouver, mais Daniel Craig torse nu dans sa chambre.... il ne faut pas louper l'occasion ! Je masse, je masse !

3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment queterre ce soit Orgueil et Préjugés ?)
L'imagerie de la terre, de Fleurus : ça part du big bang pour arriver à la terre en péril... un sacré résumé en 132 p....

4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
Un hamac ou un transat, mi ombre, mi soleil, un thé glacé à proximité, la tête bien calée... Mmmmmm...

5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?
Bah non, les gentils sont gentils parce qu'il y a des méchants, et si on enlève un personnage, le livre devient bancal.....

6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Euh, non. Il a fallu que je les lise tous pour partager avec mes enfants..Mais 7 tomes, c'est bien !

7) Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?
Le livre que j'ai le plus cherché et attendu, c'est une vieille édition du "Petit Lord Fontleroy" (cf photo rouge)qui appartenait à mes arrières grands-parents, et qui a "disparu" lors de l'héritage...mais ma maman a mis tous les libraires de Paris sur le coût (j'exagère à peine) et je l'ai eu l'année dernière dans mon soulier de Noël

8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour")
Anouilh, pour lui parler de son Antigone.

9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.
Une pièce rien qu'à moi, avec les murs couverts de rayonnages, une cheminée, des sièges confortables (vous avez noté le pluriel, je partage !), et une vue sur la mer.

10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?
Une lourde encyclopédie en plein dans la tête....

Et bien voilà.. j'ai (enfin) répondu à mes deux tags.. Qui veut prendre la suite ?

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09 novembre 2009

L’homme qui m’aimait tout bas, de Fottorino Eric

l_homme parution septembre 2009, 147 p

J’avais hâte de lire ce livre. L’histoire m’interpellait : un homme qui se suicide dans sa soixante-dix ème année, sans raison apparente, son fils adoptif qui lui rend hommage.

Le livre est très bien écrit, on ressent dans chaque page l’amour d’Eric Fottorino pour ce père qui lui a donné un nom à l’âge de 9 ans. La possibilité de dire « papa », le partage de la passion du vélo, la transmission d’une histoire. Il reste cependant assez vague sur sa vie familiale, ne se remémorant que des souvenirs ou il est seul avec son père.

Malgré cette émotion et cet amour, je n’ai pas réussi à rentrer complètement dans l’histoire. Je me sentais détachée, lointaine, et même si je comprenais les joies de ces deux là, il me manquait un « je ne sais quoi » pour vraiment les percevoir.

On sent qu’Eric Fottorino avait besoin de ce livre pour arriver à faire son deuil de ce père qui a décidé d’en finir de façon assez brutal. Besoin de se justifier, de savoir ce qu’il aurait pu faire pour éviter cette fin malheureuse. Besoin aussi de faire connaître ce père.

Pour moi, c’est une lecture en demi-teinte.

Anne a eu une lecture proche de la mienne, ce fut par contre un coup de coeur pour Sylire. Antigone a été gênée par un côté "voyeuriste" ...

Extrait : « Tu m’aimais tout bas, sans effusion, comme on murmure pour ne pas troubler l’ordre des choses. Tu m’aimais tout bas, sans le dire, sans éprouver le besoin d’élever la voix. C’était si fort – la force de l’évidence – que tu ne l’aurais pas crié sur les toits. Il fallait une indiscrétion de voisin, de cousin, pour que j’apprenne combien tu étais fier, heureux, de ce rejeton épais comme une arbalète qui disputait au plus costaud des titres de champion à la gomme. Je me console ainsi : tu es parti tôt, mais tu as eu le temps d’être fier de moi, de nous tes fils. François balle au pied, Jean à la guitare basse, et le drôle de rejeton que j’étais, armé de son vélo-stylo. »

Challenge rentrée littéraire 2/7

Posté par Gambadou à 08:44 - roman français - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2009

Je suis ta nuit, de Le Borgne Loïc

je_suis parution 03/2008


Lu dans le cadre du prix ados 2009-2010

 

Pour amateur de thriller angoissant et glauque (ce qui n’est pas vraiment mon cas !)

 

Je dois présenter aux ados de 4ème et 3ème dix livres du prix ados (prix organisé en Ille et Vilaine : le choix de ces dix titres étant réalisés par des ados). Nous nous sommes répartis avec une collègue la lecture de cinq livres chacun, au hasard, et je me trouve assez étonnée de la noirceur des livres sélectionnés.

 

 Dans celui-ci, nous nous trouvons dans un petit village de Bretagne, dans les années 80. Six amis inséparables forment une bande de joyeux drilles. Mais tout va basculer lors de la découverte d’un cadavre horriblement mutilé (sexe, doigts et langue tranchés). C’est le début d’une descente aux enfers ou corbeaux, cafards, doberman, force maléfique et morts vont se succéder…

En plus du thème que je n’ai pas apprécié, je n’ai pas non plus été enthousiasmé par l’écriture que j’ai trouvé assez enfantine, et n’allant pas avec les atrocités décrites. En fait, j’avais l’impression de lire un « clan des six» revisité en livre d’horreur ! J’avoue quand même que, malgré le début long, j’ai ensuite été prise par l’histoire assez haletante.

 

Bref, un livre dur ou, en plus, la clef du mal va se trouver mêlé à une histoire d’inceste, un suicide d’ado…. Du coup, je suis assez ennuyé de le passer à des 4ème…. même si, bien sûr, je vais les prévenir avant…

 

Demiderus (qui est en 4ème) l’a lu, voici son avis ! : C’est « trop » bien mais c’est vraiment « trop » horrible ! Il y a pas mal de scènes « gores » et la fin est assez « hard » et très triste. Je ne recommande pas ce livre aux âmes sensibles.

 

Extrait : « Je respirais de plus en plus fort. J’avais envie de courir, mais Alric ne semblait pas avoir remarqué les bruits suspects. Si je me mettais à galoper, j’avais peur que la chose ne m’imite. Cette chose serait plus rapide que nous, ça ne faisait aucun doute. Les chiens méchants, les fauves et les loups-garous sont toujours plus rapides que leurs proies. Peut-être pourrais-je parvenir à m’enfuir – je n’étais pas mauvais en athlétisme-, mais les jambes d’Alric étaient trop petites.

La chose approchait. Criiic criiic criiic.

Le rideau noir est revenu. D’un coup, comme la première fois. Quelqu’un avait tiré ce rideau, et il ne laissait rien passer. Plus rien. Plus d’ombres, plus de lueurs. L’obscurité totale.

Je ne pouvais plus m’arrêter. La chose n’attendait que cela.

- Pierre! a crié Alric.-

Cric cric cric cric.

- Pierre, je vois plus rien !

Il s’est mis à crier. »

Posté par Gambadou à 05:43 - adolescent (14 à 17 ans) - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

L'écume des jours, de Vian Boris

ecume 

Lu dans le cadre du Blogoclub

C'était une lecture obligatoire de seconde ou première... et je n'avais pas du tout apprécié... alors je me suis dis que cette  fois......

Et bien une deuxième lecture bien plus plaisante que la première, je n’avais sans doute pas l’âge pour prendre le recul nécessaire, et pour l’apprécier.

Colin et Chloé vivent dans un monde ou la réalité et la fiction s’emmêlent. Cet univers est très cohérent et en même temps complètement imaginaire. Ainsi, plus Colin se retrouve sans argent, plus son appartement diminue. Plus Chloé est malade, plus l’appartement devient sombre. Les personnages sont très attachants, très purs, mais rattrapés par la réalité et la dureté du monde.

J’ai été envoûtée par le langage très imagé et tous les symboles qui y sont liés. Merci au blogoclub de m’avoir poussé à reprendre Boris Vian. J’ai maintenant très envie de lire « j’irai cracher sur vos tombes »…

Extrait : « En passant dans le couloir, Nicolas s’arrêta. Les soleils entraient décidément mal. Les carreaux de céramique jaune paraissaient ternis et voilés d’une légère brume, et les rayons, au lieu de rebondir en gouttelettes métalliques, s’écrasaient sur le sol pour s’étaler en flaques minces et paresseuses. Les murs pommelés de soleil, ne brillaient plus uniformément comme avant.

Les souris ne paraissaient pas spécialement gênées par ce changement, sauf la grise à moustache noires dont l’air profondément ennuyé frappait dès l’abord. Nicolas supposa qu’elle regrettait l’arrêt inopiné du voyage et les relations qu’elle avait pu se faire en route.

-         Tu n’es pas contente ? demanda-t-il ?

La souris eu un geste de dégoût et montra les murs.

-         Oui, dit Nicolas. C’est pas ça. Avant, ça allait mieux. Je ne sais pas ce qu’il y a…

La souris parut réfléchir un instant, puis hocha la tête et ouvrit les bras d’un air incompréhensif.

-         Moi non plus, dit Nicolas, je ne comprends pas. Même quand on frotte, ça ne change

rien. C’est probablement l’atmosphère qui devient corrosive… »

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23 octobre 2009

Vacances


Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps,

prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps."

Françoise Sagan

C'est mon objectif des vacances de la Toussaint...

A bientôt

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21 octobre 2009

Les orphelins de Naja, de Le Gendre Nathalie

   les_orphelins_de_naja parution 01/2008 - 202 p

Lu dans le cadre du prix ados 2009-2010

Un rappel des faits s'impose : il y a environ un an, trois mois avant la parution programmée du roman, Nathalie Le Gendre et Denis Guiot (fondateur et directeur de la collection Autres Mondes chez Mango Jeunesse) apprenaient avec stupéfaction que la maison mère Fleurus interdisait l'édition de l'ouvrage, celui-ci abordant le problème de la pédophilie au sein de l'Église . Quelques pétitions et retouches plus tard, le roman fut édité (avec la mention, à partir de 14 ans).

Il a plu aux adolescents puisqu'il fait partie de la sélection du prix ados, sélection réalisée par des jeunes.

Mais la censure n'est jamais loin... et voilà que ma collègue de CDI (je suis dans un collège privé), m'indique qu'elle ne proposera pas le livre.... Stupéfaction de ma part... je me rends compte qu'elle n'est pas seule dans ce cas, et que des chefs d'établissement ont déjà demandé aux documentalistes de ne pas mettre ce livre à disposition des ados, mettant en avant la violence du livre... Nous avons même reçu un courrier du diocèse nous indiquant qu'il y avait des scènes de viols qui n'étaient pas pour des 4ème... !

Je me décide donc à le lire, pour me faire mon propre avis...

Nous sommes au XXIIIème siècle. Pour débarrasser la Terre des enfants défavorisés qui pullulent,  l'Organisation Mondiale pour la Protection de l'Enfance décide de les envoyer sur une lointaine planète, Naja, dirigée par l'Armée et l'Église. Hélas, des réseaux pédophiles se montent sur cette planète. Kihsana, une adolescente de 17 ans, a pour mission d'infiltrer les réseaux ...

Je ne suis pas très "SF" mais j'avoue que ce livre m'a bien plu. Il est entraînant et on a vraiment envie de savoir la fin. L'écriture est assez simplette, l'intrigue légèrement cousu de fil blanc, mais on se laisse prendre et j'étais contente de retrouver mon livre. Je l'ai d'ailleurs lu d'une traite.

En tout cas, je n'y ai rien trouvé qui justifie une censure. Les actes de pédophilie sont présents, mais à lire entre les lignes, rien n'est décrit précisément. En fait, je comprends que ce qui gène les écoles privées, c'est le fait que c'est un évêque qui est à la tête du réseau pédophile. Comme me dit une des professeurs de français de mon établissement "ce sont des choses qui ont existé, on ne peut pas tout censurer, au contraire, autant en parler". Un débat est donc en cours au sein de mon établissement, à suivre.....

D'autant que si on le censure, on peut être sûr qu'il va être plébiscité !!!

Un bon livre de SF donc, assez captivant mais rien d'exceptionnel non plus....

Clarabel l'a trouvé "fort" (elle compare l'héroïne Kishana, à une Nikita en plus soft, la même comparaison m'est venu à l'esprit)..

Extrait : " L'homme d'Église ponctua sa phrase en se rapprochant encore plus de Jack, jusqu'à le prendre dans ses bras. Il déposa un baiser sur son front. D'un regard affolé, le jeune garçon se détourna pour chercher Carlotta des yeux. Assise sur les genoux d'un homme, la jeune fille, tétanisée, écoutait les paroles que celui-ci lui glissait à l'oreille tandis que, de ses mains, il frôlait ses bras dénudés jusqu'à la naissance de sa gorge.

La lumière s'adoucit petit à petit jusqu'à plonger la pièce dans une pénombre romantique. C'est à ce moment que Jack comprit ce que sa conscience avait jusqu'ici refusé d'admettre. et il était trop tard pour réagir. Quand bien même, qu'auraient-ils pu faire? Trois gamins contre cinq adultes."

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19 octobre 2009

Quelque chose en lui de Bartleby, de Delerm Philippe

quelque_chose_parution 05/2009 - 149 p

Arnold est un homme qui aime s'effacer, regarder, être spectateur. Il fait le vide. Il savoure les voyages dans son fauteuil en se délectant de livres. Il aime sa solitude et ses errances dans Paris. Ses collègues le trouvent sans attrait, banal, moyen... et cela lui convient.

Un jour, il achète un calepin noir pour y noter ses pensées et il décide de les retranscrire dans un blog : "antiaction". Mais afficher son envie de s'effacer, n'est ce pas la renier ?

De très bons moments dans ce petit livre, et d'autres beaucoup plus longuet. En fait je ne suis pas vraiment rentré dedans. A chaque fois que je le reprenais je me demandais de quoi il parlait !!! et pourtant il m'a plu... mais je n'en garderai pas grand chose !!! Bon, vous l'avez vu, difficile de faire une critique construite !

Mirontaine a bien aimé.

Extrait : "Dans la découverte de ces épanchements parfois bien embarrassants, Monsieur Spitzweg étaya le désir qui naissait en lui d'un blog léger, baladeur, à la surface des choses, sans philosophie i morale - celui qu'il eût aimé lire, assurément. C'était désespérant de voir comment les gens pensaient se dire en déballant à l'infinie des tartines de psychologie, en déplorant le tour défavorable du destin, en se situant dans une histoire.

Arnold ne pénétrait pas ses existences qui ne donnaient rien à voir, à humer, à regarder. Un temps déçu, il se sentit encourager à rédiger un blog sans requête, sans exhibitionnisme, sans affectivité exacerbée. sans partage ? La question méritait d'être posée. le blog de Monsieur Spitzweig commençait ainsi :

"Il pleut. Les enfants ont quitté le square Carpeaux. Accoudé au balcon, j'ai allumé un petit cigare. Difficile d'éprouver le même plaisir que la boite est balafré de ce rectangle noir et blanc : fumer tue".

Posté par Gambadou à 06:21 - roman français - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2009

Coraline, de Gaiman Neil

coraline parution 08/2003 - 152 p - traduit de l'anglais

Coraline vient d'emménager dans une nouvelle maison. Elle s'ennuie. En voulant jouer les exploratrices, elle découvre une porte condamnée. Condamnée, mais pourtant ...

Ce livre est horrible, mais dès la première page, vous avez envie de le continuer et de le finir. Ce n'est pas très bien écrit, mais impossible de s'arrêter. Frissons garantis, à ne pas lire le soir !

D'après ce que j'ai entendue dire, un film est sortit et sera bientôt vendu en DVD....

Extrait : "Rien. Rien que la vieille porte qui donnait sur le mur de briques. Coraline était sûre que sa mère l'avait refermée. Pourtant, elle était entrouverte. A peine entrebâillée. Elle s'approcha. Mais il n'y avait que le mur de briques rouges."

Posté par Souki à 06:53 - jeunesse (7 à 12 ans) - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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