le blog des fanas de livres

05 décembre 2016

Repose-toi sur moi, de Joncourt Serge

repose toi sur moi parution 08/2016 - 426 p.

Une déception pour ce livre qui m'avait été pourtant chaudement recommandé par des amies. J'avais vu aussi des bons avis sur la blogosphère.

Ludovic vit depuis quelques années à Paris. Il a quitté la ferme familiale dans le sud après la mort de sa femme. Baraqué, il se sert de sa stature dans son travail de recouvrement de dettes. Il vit seul dans un petit appartement situé au fond d'une cour, et à part une vieille voisine qu'il aide et quelques collègues, il ne voit pas grand monde.

Aurore est parisienne. Mariée à Richard depuis huit ans, un riche américain, elle a deux enfants. Styliste, elle a monté sa société avec un ami, mais les résultats sont dans le rouge depuis quelques mois suite à des problèmes de livraison et de conception des modèles. Elle se bat pour que sa société garde la fabrication en France avec des petites quantités de qualité, alors que son associé rêve de développement. 

Ces deux là ne se ressemblent pas, et pourtant ils vivent dans le même immeuble, l'une dans un grand appartement en duplex, l'autre dans le bâtiment en fond de cour. 

L'un est impulsif et a le coeur sur la main. L'autre court après sa vie.

Je reconnais un véritable talent pour décrire l'atmosphère et les sentiments. J'ai aimé le personnage de Ludovic, ce grand escogriffe tendre malmené par la vie.

Ce qui m'a déplu et qui m'a gâché le livre, c'est le personnage d'Aurore. Comment une femme qui a monté sa marque, qui a donc un jour dû prendre des décisions, peut-elle être aussi molle ? Je vois bien qu'elle est au bord du burn-out, qu'elle remet toute sa vie à plat, mais attendre, toujours attendre sans rien décider ... Du coup j'ai trouvé toute la partie "affaire" bien longue et les personnages des impitoyables hommes d'affaire caricaturaux ne m'ont pas aidé.

De plus l'histoire d'amour et un peu (beaucoup) convenu.

Une déception donc.

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02 décembre 2016

Baumes, de Goby Valentine

baumes parution 2014 - objectif PAL

Après l'avoir rencontré au salon du livre de Binic, avoir échangé avec elle et l'avoir écouté lors d'une table ronde ... avec en plus Sylire qui me disait que c'était un coup de coeur... j'ai acheté ce petit livre édité dans la collection "essences" d'Actes Sud. C'est une collection qui regroupe, du récit au poème, de l'essai à la fiction, des oeuvres littéraires ayant pour thème le parfum.

Valentine Goby a grandi à Grasse dans une famille de parfumeur. Son père était souvent absent puisqu'il parcourait la planète à la recherche de plantes, de fleurs et de nouvelles senteurs. Les enfants étaient donc souvent seuls avec leur mère. C'était un temps de calme et de douceur. Mais quand le père revenait, tout changeait avec une rigueur, une sévérité mais aussi une odeur très forte d'essence pure qui venait de l'usine. "ll a passé huit heures dans l'usine, l'odeur des cuves est devenu son odeur, il ne la perçoit pas. J'entre dans l'odeur, je reçois le baiser de mon père en apnée. Je m'assois et aussitôt je bloque le fond de mon palais pour ne pas manger l'odeur ; en vain.

Pour faire sa vie et trouver son indépendance, l'auteure va se tourner vers la littérature et l'écriture. 

Un livre où se mélange l'amour et la détestation d'un père. Les sensations, notamment olfactives, sont extrêmement bien décrites. Un petit livre qui reprend les rapports père-fille et qui décrit le parcours réparateur de leurs relations.

Extraits : "Il est ahurissant ce retour vers l'enfance, vers la toute-puissance paternelle, qui dicte, inconscient de l'humiliation qu'il inflige, et l'air que tu respires, et l'odeur qui doit émaner de toi."

"Je veux écrire chaque émotion avec la précision d'une formule olfactive. La disséquer composante après composante, conduire le lecteur de l'une à l'autre, et ainsi jusqu'à épuisement de l'ensemble des éléments du bouquet pour qu'à la fin ce soit le lecteur qui fasse la somme, qui nomme, qui conclue au chagrin, à la tendresse ou à l'angoisse, que je ne nommerai pas moi-même. [...]Je rêve d'un roman qui serait déduction pure."

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01 décembre 2016

Moi par mois, novembre

un mois qui débute avec une soirée jazz, Sarah McKenzie en concert, ça redonne la pêche / un dimanche après-midi à Becherel "la cité du livre en Bretagne" et rencontre avec Jean-Louis Pesch, qui a repris "Sylvain et Sylvette" en 1956. Un homme de 88 ans au dynamisme et à la passion débordante / conférences et rencontres sur la lecture et la dyslexie - ou comment prendre en compte ce public différent pour qu'ils ne haïssent pas les livres / marche urbaine avec tout un groupe - 6km et découverte d'un quartier / j'ai gagné le livre "une vie" de Maupassant chez Leiloona . Je suis contennnnnnte ! / dimanche tranquille entre promenade de quelques km avec soleil qui passe entre les feuillages, un geai pas moqueur, un écureuil qui saute de branche en branche - et un concert de l'orchestre harmonique de Rennes / semaine de folie entre deux conseils de classe, un rdv chez l'ophtalmo, deux jours de formation (l'une sur la réforme, l'autre sur les intelligences multiples), une soirée cinéma (Inferno) et les tâches habituelles (sport, course, conduite). Cela explique aussi que je sois moins présente sur les blogs ! 

 

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30 novembre 2016

Buster Brown, de Outcault Richard Felton - La BD du mercredi

buster brown parution 1973, 

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Dans mon jeune temps, quand j'allais en vacances chez mes arrières-grands-parents, je lisais avec délectation les anciennes BD ou romans graphiques qui remplissaient les chambres : semaine de Suzette, Gédéon, Savant Cosinus et Buster Brown.

Ce petit garçon a été inventé en 1902. Il s'agit d'un jeune américain fortuné qui vit seul avec ses parents et son chien Tiger. A chaque page une histoire (elles étaient publiées dans le New York Times) un peu comme Calvin et Hobbes.

Buster a une tête d'ange mais il fait une bêtise à la seconde et fait tourner en bourrique ses parents. Ca se termine invariablement par une bonne fessée (à l'époque pas encore interdit) et une morale où Buster promet d'être plus sage et de ne plus jamais faire de bêtises.

J'ai retrouvé cette BD à la bibliothèque (réédition de 1973) et j'ai relu avec plaisir les mésaventures de ce jeune garçon plein d'idées et de fougues.

 

 

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25 novembre 2016

Juste avant l'oubli, de Zeniter Alice

juste avant l'oubli parution 08/2015 - 286 p.

Un livre noté sur ma LAL à la suite des bonnes critiques glanées sur les blogs.

Franck, infirmier, vit depuis plusieurs années avec Emilie, professeur de français. Mais Emilie ne se sent pas bien dans ce métier. A plus de trente ans, elle décide de reprendre ses études pour écrire une thèse sur un auteur écossais, Galdwin Donnell, décédé mystérieusement. Cet auteur habitait une petite île perdue en Ecosse. Emilie va aller y vivre, laissant Franck et son désir de fonder une famille. 

Trois mois après son départ, Franck va la rejoindre alors que les "Journées d'études internationales sur Galdwin Donnell" ont lieu sur l'île, regroupant vingt-cinq personnes sur dix jours.

Les jours se suivent pour Franck qui se sent déplacé au sein de cette assemblée passionnée et qui ne trouve comme oreille attentive que le gardien de l'île, un homme bourrue et taciturne un peu trop portée sur la bouteille. Petit à petit, l'auteur prend de plus en plus de place dans la vie du couple, allant jusqu'à changer leur vie.

Autant j'ai apprécié les passages sur le changement psychologique des personnages, la tension qui prend corps, autant j'ai trouvé très longues les pages qui reprennent les interventions des conférenciers sur l'auteur Galdwinn Donnell. Il y a plusieurs pages que j'ai tournées très rapidement ...

Quelques longueurs donc, mais un drame psychologique bien mené.

Extrait "Mais la présence de Donnell devenait insupportable surtout lorsque Franck et Emilie se disputaient. Elle grandissait d'un coup. L'esprit de l'auteur qu'Emilie ne pouvait s'empêcher de convoquer - par sa dévotion constante, son intérêt infaillible - s'étendait dans chaque fissure ouverte par leurs désaccords jusqu'à ce que Franck est l'impression que sa présence énorme le chassait du lit".

 

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23 novembre 2016

Merci, de Zidrou et Monin ~ La Bd du mercredi

merci parution 10/2014 - 64 p.

merci re

Participation à la BD du mercredi. Une première pour moi ! Non pas que je ne lise pas de BD (il doit y en avoir près de 600 à la maison !), mais je ne pense pas spécialement à faire les posts le mercredi. Je vais maintenant essayer d'y penser !

Merci est une adolescente gothique qui vit dans une petite ville de près de 10.000 habitants, et qui accumule les "bêtises" : tag, feu de poubelle ...

Au lieu de lui donner une amende, le juge décide qu'elle devra passer 150h au sein du conseil municipal afin de développer un projet durable en faveur des adolescents de la ville. Il veut ainsi qu'elle prenne des décisions et sa vie en main au lieu de rabâcher des "navékapa".

On suit donc la jeune fille dans cet apprentissage.

J'ai tout aimé dans cette BD, les dessins, les couleurs (de Monin) mais aussi le message véhiculé (de Zidrou) : un autre regard d'ado sur la politique, les difficultés de mettre en place une activité, un juge humain plus que prohibitif. 

Un scénario touchant et plein d'humour, sans doute un peu trop "facile" mais en tout cas très agréable à lire.

 

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20 novembre 2016

Pas trop saignant, de Siaudeau Guillaume

pas trop saignant parution juin 2016 - 131 p.

Il était sur ma LAL suite à des critiques positives lues sur les blogs... et justement sur l'étagère des nouveautés à la bibliothèque ! 

Joe est employé aux abattoirs, mais ce métier le mine : cauchemars, cris des animaux omniprésents et besoin de recevoir toutes les semaines une dose de médicaments et d'antianxiolytiques par perfusion.

Un jour Joe décide de réagir : il "kidnappe" 6 vaches prêtent pour l'abattoir, emmène aussi dans la bétaillère un petit voisin que sa famille d'accueil maltraite, et les voilà partis à la recherche d'un pré reculé où les vaches pourront finir leur vie tranquillement et où l'enfant pourra avoir des vacances loin de la violence.

Bien sûr, la police n'apprécie pas ce genre d'escapade, et le voilà recherché pour vol et enlèvement d'enfant.

On suit Joe, ses angoisses et ses rêves, ses espoirs, ses errances. On souhaite que Joe s'en sorte même si l'on sait qu'il est coupable. Joe qui ne rentre pas dans le cadre, qui est peut-être un peu fou mais lucide aussi. Joe si attachant.

Un roman court plein de poésie, de tendresse et de tension. Un auteur que je vais suivre.

Extrait : "Ici chaque chose apparaît plus simple. On parle souvent du retour à la réalité mais jamais du retour au rêve. La vie chez robert est de cette trempe-là. Il suffit de s’attarder un instant sur ses doigts pour comprendre qu’ils ont passé plus de temps à donner qu’à prendre. On voit bien que ce sont des années de partage qui ont creusé et abîmé ses mains. Que ses rides ne sont pas là par hasard. Que ce ne sont pas des questions qui les ont dessinées mais le mauvais sang qu’il s’est fait pour les autres."

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17 novembre 2016

Les désorientés, de Maalouf Amin

les desorientés parution 09/2012 - 519 p. - Existe en poche

Alors, depuis le temps qu'il était sur ma PAL celui-là ! Il ne pouvait que faire partie du challenge objectif PAL de Antigone et Anne Desmots et des notes

Même si ce n'est pas une autobiographie, je pense qu'il y a beaucoup de la vie et de l'enfance de l'auteur dans ce livre.

On y suit Adam qui vit depuis plus de vingt ans en France après avoir fui son pays. Ce pays, il ne le nomme jamais, même si l'on sait que c'est un pays du bassin levantin dans lequel des conflits ont eu lieu. Il est chercheur-professeur d'histoire à Paris, quand il reçoit un appel de Mourad, un ancien ami qui est sur le point de mourir et qui voudrait s'entretenir avec lui avant la fin. Même si il n'a pas parlé à cet ami depuis de très longues années à la suite d'une brouille sur la façon dont celui-ci s'était conduit pendant le conflit, Adam décide de prendre le premier avion pour son pays natal.

A son arrivée, il apprend le décès de Mourad. Il décide cependant de rester quelques temps, et sur l'insistance de la veuve, de reprendre contact avec son groupe d'amis d'enfance afin d'organiser une réunion. Ils ont quasiment tous fui les combats, se réfugiant dans différents pays du monde. Ce retour au pays, des retrouvailles et cette prise de contact vont le bousculer.

Pendant les 16 jours de son passage, Adam va écrire dans un carnet tous les faits mais aussi toutes ses pensées. C'est donc sous la forme d'un journal que se passe une grande partie du livre.

Au cour de ce voyage, Adam va être confronté à l'amitié, à l'amour, aux idéaux, à la religion, aux décisions prises de rester ou de fuir, aux engagements, aux égarements, à la politique ...

J'ai beaucoup aimé la façon très fine dont l'auteur parle de ce pays, des conflits et de ses conséquences. Rien n'est dit, tout est expliqué entre les lignes autour des conversations, des rencontres, des chemins de vie.

Aucune prise de position en positif ou négatif sur le fait d'être resté ou d'avoir fui ou sur les différentes religions et factions. Rien qu'un état de ce qui existe, un rapport sur le parcours de chacun.

J'ai par contre trouvé qu'il y avait certaines longueurs, peut-être dues au côté "journal de bord" du roman qui laisse peu de place à l'émotion. Peut-être aussi à cause du caractère de Adam. Je l'ai trouvé mou, se laissant porter par les évènements, ne prenant pas de décisions :  "lâchement soulagé", "je me laisserai guider par la vie". Que cela m'énerve ces personnes qui se laissent aller ! 

Une lecture que j'ai donc apprécié, tout en la trouvant un peu longue.

Et voici ma PAL qui baisse d'un coup de plus de 500 pages ! 

Extrait : "Que ces personnes éparpillées par la guerre comme par les aléas de la vie, qui se trouvaient à présent sur quatre continents différents, qui évoluaient dans diverses sphères professionnelles, politiques ou spirituelles, et qui ne s'étaient plus réunies depuis un quart de siècle, se soient toutes montrées prêtes à converger ainsi, sur un signe de lui, vers cet hôtel de montagne - a posteriori, on peut trouver la choses compréhensible ; mais au moment de rédiger ses lettres, il ne s'y attendait pas.

Il faut croire qu'il y avait, chez eux tous, un puissant désir de renouer les fils avec leurs amis d'autrefois ; et aussi, bien sûr, à travers ces amis, avec leur vie d'avant. Avant la guerre, avant la dispersion, avant la décomposition de leur société levantine, avant la disparition des êtres qu'ils avaient aimés."

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14 novembre 2016

Babylone, de Reza Yasmina

babylone parution 08/2016 - 218 p.

Parce que j'aime bien cette auteure, parce qu'il tourne dans mon groupe de lecture, parce qu'il a eu le prix Renaudot.

Elisabeth est une femme d'une soixantaine d'année chercheuse en biologie, mariée à Pierre ils ont un fils adulte. Le couple vit dans un petit immeuble de banlieue parisienne. Au fil des rencontres dans les escaliers (elle pour garder la forme, lui parce qu'il est phobique des espaces clos) elle a noué une amitié tranquille et fidèle avec Jean-Lino Manoscrivi, le voisin du dessus. Lui vit avec son  amie, Lydie, une "thérapeute new-age" et parfois le petit-fils de celle-ci.

A l'occasion d'une "soirée de printemps" qu'elle fait chez elle, elle invite plusieurs amis et ce couple du dessus avec lesquels ils sont déjà sorti parfois. Soirée chaleureuse, débats, fumées et boissons, rires et chamailleries. Pourtant la nuit va être beaucoup plus agitée que prévue.

On suit les pensées d'Elisabeth, et comme toute pensée c'est souvent décousue. Elle revient sur cette soirée, sur la rencontre plus lointaine avec son voisin, sur leurs enfances, sur la mort de sa mère quelques semaines plus tôt,  ... et tout se mêle jusqu'à l'évènement de cette nuit de soirée.

L'humour avoisine le tragique, les scènes burlesques sont aussi poignantes. Une vie routinière où tout à coup il y la délectation d'avoir quelque chose à raconter.

Un huis-clos sarcastique et tendre. Malheureusement je ne suis rentrée dans le roman qu'à partir du début de la soirée (au bout d'un tiers du livre), avant c'est tellement désordonné que j'étais un peu perdue, ne sachant pas où on allait. Après j'ai retrouvé la plume de l'auteur de théâtre et ses remarques mi-acerbes, mi-drôles. La fin m'a aussi un peu laissé dans le flou.

Une mini-déception pour moi.

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12 novembre 2016

Le garçon qui courait plus vite que ses rêves, de Laird Elisabeth

le garçon qui courait plus vite que ses rêves parution 2016, 156 p.

Solomon vit une vie paisible avec ses parents, son grand-père et sa petite soeur dans une case en Éthiopie. Un jour, alors qu'il va avoir onze ans, son grand-père l'amène à Addis Abéba pour lui montrer quelque chose.

Ce voyage de quelques jours va changer la vie de Solomon, par les révélations, par les aléas, par des rencontres...

Sorte de roman initiatique où les épreuves vont faire grandir l'enfant, où l'amitié l'emporte sur la fourberie et où les rêves deviennent réalisables.

Une belle histoire de courage et de dépassement de soi.

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