le blog des fanas de livres

26 septembre 2016

Plus haut que la mer, de Melandri Francesca

 

plus haut que la mer parution 01/2015 - 201 p. traduit de l'italien

Un livre qui était depuis longtemps sur ma PAL (elle baisse, elle baisse !)

Paolo et Luisa se rencontrent sur le ferry qui les amène sur une île où se trouve la prison de haute sécurité où sont enfermés, son mari pour Luisa et son fils pour Paolo.

Les prisonniers le sont tous deux pour des raisons très différentes et Luisa et Paolo n'ont pas connu la même vie. Mais leur statut de proche des prisonniers et la tempête qui va les obliger à rester une nuit sur l'île va les rapprocher. Ils vont enfin chacun pouvoir parler de cette douleur, ce poids qui les empêche de vivre pleinement.

Un roman subtil et tout en douceur malgré les épreuves que Paolo et Luisa vivent. Une écriture forte et touchante avec des personnages attachants.

Un roman court et intime qui va bien avec cette courte nuit. 

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22 septembre 2016

Le grand marin, de Poulain Catherine

le-grand-marin parution 02/2016 - 372 p.

Lili a fui la France pour se rendre en Alaska. On ne sait pas ce qu'elle a fui mais on se rend assez vite compte que, comme tous les hommes et les femmes qui vivent dans cette région lointaine, c'est une écorchée vive.

Inlassablement, elle va chercher du travail sur les bateaux qui partent à la pêche à la morue ou au flétan. Elle va connaître le froid, la peur, l'océan sauvage qui vous malmène, les blessures, la fatigue intense, le corps brisé. Sa volonté est farouche, intense et il en faut pour s'imposer dans ce monde d'hommes, surtout quand on est une "green" (novice). Petit à petit, sa force de caractère va toucher les marins et elle va réussir à se faire une place dans cet univers.

Quand ils sont en pêche, les marins sont sobres (pour la plupart !) mais une fois à terre, le salaire touché, les bars font le plein. Ils vont "repeindre la ville en rouge", expression qui signifie se saouler.  Certains passent aussi par la drogue. Lili les accompagne dans cette débauche d'alcool, traînant de bar en bar, ayant parfois du mal à revenir à sa couchette.

C'est âpre, c'est dur. Chacun se bat contre ses démons intérieurs et contre la nature, dépasse ses limites. Ce sont des vies solitaires qui se retrouvent pour un bout de chemin et se quittent ensuite, partant chacun pour de nouvelles aventures.

Mais dans cette vie du bout du monde rude et violente, il y a aussi de nombreux gestes de soutien. Lili est rarement en situation de danger quand elle est sur terre car les membres de son équipage ou les amis qu'elle s'est fait sur les pontons la protège. Ils vont l'épauler, l'aider, la défendre.

Un livre qui coupe le souffle et qui nous emmène dans le creux des vagues, le sel de la mer, l'amitié, l'amour, la solitude et le combat. Une écriture vive et dynamique.

J'ai aimé suivre ce cheminement, cette quête qui ressemble beaucoup à une fuite. Quelques petites longueurs quand Lili reste à terre, les allées et venues entre les bars et le bateau sont un peu répétitifs. Dommage aussi que le glossaire en fin d'ouvrage ne soit pas plus fournis : qu'en est-il des termes marins comme l'orin, le palangre ...

Une très bonne lecture ou l'on ressent toute la passion de l'auteur.

Extrait :

"-Alors t'as laissé ton pays pour venir pêcher l'aventure ...

- Je suis partie, c'est tout.

-Pfff ! Vous êtes des milliers comme ça, qui arrivez depuis plus d'un siècle. Les premiers c'étaient des féroces. Vous c'est pas pareil. Vous êtes venus chercher quelque chose qui est impossible à trouver. Une sécurité ? Enfin non même pas puisque c'est la mort que vous avez l'air de chercher, ou en tout cas vouloir rencontrer. Vous cherchez ... une certitude peut-être ... quelque chose qui serait assez fort pour combattre vos peurs.

Il boit au goulot de sa bouteille longuement, paupières mi-closes, la repose sur le comptoir, rouvre les yeux :

- Vous êtes comme tous ces soldats qui partent affronter le combat, comme si votre vie ne vous suffisait plus ... s'il fallait trouver une raison de mourir. Ou comme s'il vous fallait expier quelque chose."

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19 septembre 2016

La tente rouge, de Diamant Anita

tente-rouge traduit de l'anglais - paru en 2000 sous le titre "la fille de Jacob"

Pas une nouveauté mais le prêt d'une collègue.

1500 ans avant Jésus-Christ. Jacob, fils d'Isaac et petit-fils d'Abraham, s'est marié avec les quatre soeurs de son oncle. De ces unions, il a eu onze garçons, avant d'avoir enfin une fille : Dina. Jusqu'à son passage à l'âge adulte, celle-ci va grandir et vivre avec toute la tribu, entourée par ses "mères". 

Dina nous parle directement, comme si elle se confiait au lecteur. Elle nous dévoile la vie quotidienne, le tissage de la laine, les conflits et bonheurs de sa famille, mais surtout les moments passés avec toutes les femmes dans la tente rouge. C'est un endroit où les femmes se réunissent pendant 3 jours à chaque cycle. Elles y échangent les rites et les secrets de femme, loin du dieu unique de Jacob.

Alors que Dina n'est pas encore pubère, Jacob décide d'enmener toute sa famille sur la terre de ses ancêtres, terre qu'il avait quitté suite à un conflit avec son frère. C'est tout un périple avec la peur d'être mal reçu à l'arrivée. Mais ça sera finalement l'occasion de s'établir dans un vallée prospère.

Dina, qui veut devenir sage-femme comme sa tante, va rencontrer le fils du gouverneur de la ville voisine. Éperdument amoureuse, elle se donne à lui. Ses frères considèrent cela comme un viol et leur vengeance, terrible, modifiera à tout jamais le cours de la vie de Dina et des fils de Jacob.

J'ai aimé l'aspect historique et surtout la vie quotidienne de ses tribus dans les régions arides du Proche Orient entre la Transjordanie, la Judée ou la Turquie . J'ai aimé aussi l'histoire des religions, entre la famille des femmes qui croit à plusieurs divinités et la famille de Juda qui ne croit qu'en un Dieu et qui fait circoncire tous ses fils. Le rite du passage du statut de jeune femme à celui de femme, lors des premières menstrues, est étonnant et passionnant.

On ressent beaucoup d'empathie pour toutes ces femmes qui vouent leur vie à leur famille, avec le risque de mourir à chaque grossesse. Le métier de sage femme est très intéressant, car au cours de la vie de Dina, on voit déjà l'évolution qui s'est faite.

Un beau texte féminin avec des portraits de femmes fortes, qui sont gardiennes des traditions et à la sources de la vie.

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16 septembre 2016

Sortie de classes, de Torrès Laurent

sortie-classes sortie 1er septembre - rentrée littéraire

Étant moi-même enseignante en collège, j'ai demandé à Albin Michel cette nouveauté portant sur la vie d'un professeur de français dans un collège de banlieue.

Julien, ce professeur agrégé, issu de la bourgeoisie, a choisi d'enseigner en banlieue malgré les difficultés. Il s'interroge sur un de ses élèves, mutique. Cela lui rappelle un ami d'adolescence, un ami qui n'était pas "scolaire". Ce qui est étonnant, c'est qu'il est curieusement amnésique de ses années collégiennes, et c'est en retrouvant des anciens camarades que son passé ressurgit.

Une construction étonnante, les retour en arrière permettent de se poser des questions sur l'évolution de l'éducation, de l'enseignement, sur le poids de l'environnement familial ...

Un portrait moins désabusé que ce que j'attendais (ce qui me va très bien), même si on ne peut pas aider tous les élèves et si les élèves non scolaire se retrouvent écrasés par le système.

Un roman qui est plus tourné sur l'amitié  de Julien dans son adolescence que sur la réalité du collège actuellement. C'est fluide et agréable à lire, même si je n'en garderai pas un souvenir très longtemps.

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14 septembre 2016

Et mes yeux se sont fermés, de Bard Patrick

et-mes-yeux-se-sont-fermés1 parution 09/2016 - 

rentrée littéraire

Je suis assez dubitative sur ce livre qui parle de la radicalisation d'une adolescente qui va partir faire le djihad en Syrie mais qui va revenir.

Dans mon esprit, il s'agissait d'un roman pour ados qui montrait clairement les dérives de l'embrigadement. Or je trouve que la façon dont il est écrit (roman chorale) laisse peu de places à l'explication de la manipulation et fait la part belle à la conspiration elle-même. Du coup j'ai peur que les ados se précipitent sur l'idée que "l'Occident détruit le monde", que "les laboratoires pharmaceutiques font tester leurs médicaments sur les enfants des rues en Afrique", et que "l'Occident dissimule des messages à caractère sexuel dans les dessins animés" ...

De plus, si Maëlle/Ayat revient en France, ce n'est pas parce qu'elle s'est rendu compte de son erreur, mais parce que, enceinte, elle a eu peur des bombardements de la coalition... et même si elle est parfois déçue par ses conditions de vie en Syrie, elle veut partir pour élever son enfant "dans l'amour, le respect et la crainte du Très-Haut, loué soit son nom".

C'est donc un roman chorale où chacun revient sur la radicalisation de Maëlle. Chaque chapitre est écrit par une personne différente : Maëlle bien sûr mais aussi sa soeur Jeanne, sa mère, un professeur, son amoureux, une élève musulmane (la seule à avoir vu l'embrigadement), une fille avec qui elle est partie en Syrie ...

Cette suite de témoignages ne nous aide pas à avoir de l'empathie pour Maëlle. J'ai été dérangée par le fait que l'auteur explique très peu, juste à travers la soeur Jeanne, comment se protéger de la manipulation. J'ai été gênée par le témoignage de son amie partie avec elle en Syrie, qui habite dans une maison tout en marbre et qui traite Maëlle de traître. J'ai été choquée par le passage où Jeanne enfile le niqab de sa soeur et y trouve un certain réconfort ... Bref, par tous les aspects "positifs" de l'islam radical.

Un livre certainement intéressant mais à ne pas mettre entre toutes les mains, ou alors avec une belle discussion à la clef et des éléments concrets comme le site du gouvernement ou un site sur les hoax. Il peut vraiment prêter à confusion chez des ados en manque de repaire. 

"Extrait : "J'avais compris que l'islam authentique était la seule façon de sauver le monde, et j'étais bien décidée à participer à ce sauvetage. J'avais aussi compris que mes soeurs étaient ma vrai famille."


12 septembre 2016

C'est mon anniversai-ai-re ! Le jour que je préfè-è-re !

Le 12 septembre 2006, je me lançais dans l'aventure des blogs, ne sachant pas trop si cela continuerait longtemps et où cela me mènerait.

10 ans après, je ne blogue plus pareil, je suis plus sereine, plus mature aussi sans doute ! Je me fiche du nombre de visiteurs, de savoir où je me trouve dans les classements .. J'ai adopté la "low attitude", je ne suis pas stressée si je n'ai rien à mettre ... bref, je profite ! 

Mais surtout ce blog m'a permis de faire des supers rencontres, virtuelles ou réelles. C'est quelque chose que je n'imaginais pas quand je l'ai ouvert. Je fais des belles découvertes, je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule à être accros aux livres, j'ai pu partager ma passion et sentir à travers les échanges entre bloggeurs un réel soutien. Une sorte de réseau d'amitié assez étonnant.

Alors, même si parfois il y a des moments de doute,

je ne suis pas prête à lâcher ce blog

et le formidable entrain que vous m'apportez.

Merci !

anniv

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09 septembre 2016

Un paquebot dans les arbres, de Goby Valentine

un paquebot dans les arbres parution 08/2016 - 266 p.  Coup-de-coeur

rentrée littéraire

Quel bonheur cette lecture !

Mathilde revient sur les ruines du sanatorium où son père a vécu un long moment. Et lui revient alors en mémoire toute sa vie.

Nous sommes dans les années 50-60, Paulot et Odile tiennent le café d'une petite ville des alentours de Paris. Ils sont heureux et joyeux avec leurs trois enfants : Annie, Mathilde et Jacques. Mais à la suite d'un accident bénin qui a touché son poumon, Paulot contracte la tuberculose. Et c'est tout leur univers qui va s'effondrer. Les gens qui leur tournent le dos par peur de la contagion, la tenue du bar qui devient trop pénible, le prix des soins exorbitants quand on n'a pas la sécurité sociale en tant qu'indépendant, la famille qui vole en éclat ...

Mathilde, du haut de ses 16 ans, va alors prendre en charge sur ses épaules cette famille unie mais en détresse. Elle qui a toujours voulu que son père l'admire, elle qui a un caractère farouche et fort va tout faire pour ressouder cette famille en refusant la fatalité. Dur pour de si frêles épaules. Mais ce parcours va lui permettre de faire de belles rencontres, et petit à petit, elle va pourvoir s'accorder de vivre enfin pour elle.

L'histoire de ce sanatorium, ce paquebot dans les arbres, et l'histoire de Mathilde prise dans les affres de ce combat, sera aussi mis en parallèle avec l'histoire de la guerre d'Algérie, ses dérives et ses espoirs.

Un superbe livre, autant pour l'histoire qui revient sur ces "tubards" mis au ban de la société, que par l'ecriture magique de Valentine Goby. J'ai mis du temps à le lire parce que je revenais souvent sur des phrases, des paragraphes, tellement bien écrits qu'on a presque envie de les apprendre par coeur ! 

Un gros coup de coeur pour ce roman.

Extrait : "Odile montre les lettres de Jacques à Paulot, ils signent une réponse commune, puis Odile écrit à Mathilde pour lui rapporter ce qu'à écrit Jacques, puis Mathilde écrit à Jacques que sa mère a reçu sa lettre et à Annie que Jacques se porte bien. Dans les lettres ils parlent des lettres, ils pourraient aussi bien copier toute une page de phrases identiques, je t'écris, je pense à toi, je pense à toi puisque je t'écris, ne distinguant pas la cause de l'effet, ce qui compte c'est remplir le silence pour rétrécir l'espace."

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07 septembre 2016

Un enfant plein d'angoisse et très sage, de Hoffmann Stéphane

un enfant plein d'angoisse et très sage rentrée littéraire  parution 18/O8/2016 - 262 p.

Premier livre de la rentrée littéraire - Merci aux Editions Albin Michel.

Antoine est un jeune garçon de 14 ans qui s'élève tout seul. Sa mère, française, qu'il n'a pas vu depuis deux ans, est une "wonder woman" des affaires et n'a ni le temps ni l'envie de s'en occuper. Son père, anglais, l'a reconnu à la naissance mais n'a jamais cherché à le voir. Il grandit dans un pensionnat suisse et se retrouve à Chamonix, chez sa grand-mère maternelle, à chaque vacances.

- Parce que sa mère en a besoin pour arrondir un peu son image de femme de fer et montrer qu'elle est une bonne mère, une femme d'intérieur.

- Parce que son père, poussé par son avocat , se dit qu'il est peut-être temps de voir ce fils et de l'élever dans les bonnes traditions anglaises "l'appel du bar, des souliers, des automobiles, du tabac et des tailleurs".

- Voici Antoine pris entre deux feux. Et ce garçon si correct et lisse de l'exterieur, nous livre ses réflexions et ses attentes.

On suit non seulement les pensées d'Antoine, mais aussi celles de son père et de sa mère. Et on comprend comment, petit à petit, cette situation de quasi abandon à eu lieu. Finalement, il y a depuis plusieurs générations le même processus qui se reproduit, une difficulté à aimer ses enfants, et la volonté de ceux-ci de faire le mieux possible pour éblouir leurs parents.

L'auteur nous livre entre ces lignes une critique douce-amère de la société, du monde politique, de la famille et de ses névroses (même si celle-ci est assez loufoque).

C'est très ironique, plein d'humour mais quand même au fond assez tragique. 

Une lecture fluide et intéressante, décalée, mais qui ne me restera pas longtemps en mémoire.

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04 septembre 2016

1Q84, de Murakami Haruki

1Q84 parution 2011

Une trilogie qui était depuis très longtemps sur ma PAL et que j'avais amené pendant les vacances.

On y suit deux personnages en parallèle, jusqu'à ce que leurs chemins se recoupent : 

Tengo, jeune trentenaire, est professeur de mathématiques et apprenti écrivain. Il va accepter de réécrire un premier roman très intéressant mais mal écrit, afin qu'il puisse concourir à un prix des jeunes écrivains. Le "vrai" écrivain est une jeune fille de 17 ans, au passé trouble : ses parents font partie d'une association religieuse ( les Précurseurs) et n'ont pas donné signe de vie depuis sept ans. Fukaéri, la jeune fille, a fui la secte est s'est réfugiée chez un vieil ami de la famille. L'histoire qu'elle a écrit va devenir un best seller et va provoquer des remous, chez les Précurseurs mais aussi chez des "Little People", êtres fantastiques et étranges qui contrôlent les Précurseurs.

Aomamé est une jeune femme professeur de gymnastique. Elle s'est donné comme mission d'aider des femmes qui ont été maltraitées. Au cours de son parcours, elle va rencontrer une petite fille d'une dizaine d'années qui a été violée et qui faisait partie de la secte des Précurseurs. Cette petite fille, fortement perturbée, accuse les "Little People".

Un roman qui mêle fantastique et réel, dans une étrange année "1Q84" qui est en parallèle de l'année 1984.

J'ai beaucoup aimé le premier roman, qui place les personnages et l'intrigue dans une écriture subtile, j'ai apprécié le deuxième volume où l'histoire avance bien jusqu'à un final étonnant. Dans ces deux volumes, on est accompagné lors d'un chapitre par Tengo et dans un autre chapitre par Aomamé, de manière alternative.  Par contre j'ai trouvé beaucoup de longueurs dans le troisième volume, surtout quand il s'agit de décrire par le menu la vie d'un détective parti sur les traces de Tengo et Aomamé. 

J'avais pourtant envie de connaître la fin, du coup j'ai lu quelques pages en diagonales, et j'ai retrouvé dans les derniers chapitres la magie du début.

Un univers étonnant et déroutant comme seul cet auteur sait les créer avec comme thèmes principaux les sectes, les violences faites aux femmes et le renoncement. La frontière entre le fantastique et le réel est bien mince mais quelques longueurs dans le troisième volume gâche un peu la lecture.

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01 septembre 2016

Les yeux bandés, de Hustvedt Siri

les yeux bandés première édition 1993 - 280 p - traduit de l'américain

Lu dans le cadre du blogoclub de Sylire et Lisa.

Quelques livres de cette auteure ont tourné dans mon groupe de lecture, mais, à l'occasion de ce blogoclub, je me suis rendu compte que je n'en n'avais jamais lu ! Alors merci pour cette belle découverte.

Iris est une jeune femme étudiante en littérature à New-York dans les années 1980. On va la suivre lors de plusieurs pans de sa vie. Les trois premiers chapitres sont des histoires à part, pas spécialement dans l'ordre chronologique. Le dernier chapitre, le plus long, reprend la vie d'Iris sur plusieurs années et intègre les évènements qui se sont passés dans les premiers chapitres.

Ces différentes parties de sa vie vont nous permettre de dessiner un portrait psychologique assez précis de cette jeune fille, ses attentes, ses envies, ses peurs. Les rencontres qu'elle va faire (un photographe, un critique d'art, une amie ...) vont la transformer et lui poser des questions d'identité.

Certains parlent de "quatre nouvelles", moi je reprendrai plutôt l'idée de roman (ce qui est d'ailleurs noté sur la couverture) parce que le lien entre ces quatre chapitres est très fort.

Un roman ambiguë et hanté. Un roman fascinant et tourmenté tant par l'écriture que par l'histoire. Une belle découverte. J'attends les avis du blogoclub pour voir lequel je lirai par la suite.

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