le blog des fanas de livres

19 avril 2018

Libertango, de Frédérique Deghelt

libertango

Luis Nilta-Bergo est né avec un handicap : un main et un pied gauche qui fonctionne mal. Boiteux, ses parents lui répètent qu'il est bon à rien, sa soeur aînée le rejette, il n'y a que sa petite soeur pour l'aimer. Le tournant de sa vie va se passer dans les année 60 alors qu'il a vingt ans. Sur les quais de la Seine, il va rencontrer un musicien qui va l'inviter dans son univers. Or Luis est passionné de musique. Squattant les cours du Conservatoire, il va petit à petit se faire une place dans ce monde musical en tant que chef d'orchestre. Quand il dirige, il transcende son handicap. C'est un chef adulé, rigoureux et capable de faire passer émotion et amour de la musique à tout l'orchestre.

Luis est âgé de quatre-vingt ans quand Léa, documentariste, lui demande l'autorisation d'écrire une biographie en réalisant des interviews. Alors qu'il a toujours refusé ce genre de proposition, il accepte de rencontrer Léa et va se dévoiler : son enfance, son handicap et son désir de normalité, ses amours, son métier de chef d'orchestre, toutes ses rencontres avec des maestro comme Sergiu Celibidache ou des musiciens comme Mstislav Rostropovitch, et surtout son rapport à la musique. Il chercher à vivre la liberté de la musique, à casser les codes en offrant de la musique à tous et non à un monde élitiste. Il a ainsi, avec sa femme, fondé l'Orchestre du Monde afin de jouer dans les régions ravagées par un désastre, pour redonner espoir à la population, rappeler à ceux qui sont dans la peine que la musique peut les guérir de l'angoisse.

Le récit fluctue entre interviews, journal de Luis et un point de vue narratif omniscient. Ce qui est très intéressant, c'est que même si Luis Nilta-Bergo est un personnage imaginaire, il va rencontrer de très nombreux musiciens, chefs d'orchestre ... qui ont réellement existé. 

Des très belles pages sur la musique ouverte à tous, mais aussi sur la normalité. Même si il y a parfois des longueurs, j'ai appris beaucoup de chose et il me restera un très bon souvenir de ce livre.

Extraits : 

"Quand je dirigeais, je n'étais pas un chef tel que le langage impropre l'affirmait, j'étais un frêle esquif emmitouflé dans des accords, à la recherche d'une soif qu'on peut étancher. J'étais le réveil brutal d'une mélancolie assoupie, j'étais l'intuition du monde, la vivacité d'une beauté sans limites, je vibrais à l'unisson d'une délicatesse douloureuse, je m'autorisais la soumission à l'harmonie qui préside à nos minuscules chaos."

"Oui, elle était bien à ce niveau-là cette exigence : arriver à faire cheminer conjointement cent quarante musiciens qui s'entendent, afin d'offrir une jouissance commune. Faire passer le son, l'accompagner dans ses enlacements, donner les clés sans en avoir l'air, faire soulever des vagues de frissons, là dans les bois, puis dans les cordes, comme si un petit animal malicieux nous faisait visiter l'oeuvre de l'intérieur et pour ça, il n'y avait pas de mots, tout passait dans le corps et venait d'un souffle universel, de cette tentative d'apprivoiser le temps, d'y insuffler le début de tout mouvement relié à sa fin."

"La musique ne condamne pas, ne compare pas, n'émet pas de jugement. Elle est dans les choses telles qu'elles sont. Hors de la pensée. C'est ce qui la rend si précieuse, si implacable et si réparatrice. C'est d'ailleurs ce pour quoi certains voudraient la conditionner, la dompter, voir l'interdire et faire taire ce qu'ils croient y percevoir. Mais ce serait l'aveu même de leurs crimes. Ils voudraient détruire ce qu'ils croient qu'elle raconte, ce qui les rend furieux. Alors qu'on est si bien en son sein, dans ce refuge plein d'amour. On ne peut rien exiger de la musique car elle est totale liberté."

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16 avril 2018

Nos âmes la nuit, de Kent Haruf

nos ames la nuit

Un livre qui était noté depuis très longtemps sur ma LAL.

Addie, 75 ans, veuve, demande à son voisin, veuf aussi, de venir passer les nuits avec elle. Pas de notion de sexualité, juste des moments de partage pour éviter la solitude. Et l'amour prend racine entre ces deux veuvages, bravant les quand dira t'on. La majorité des "anciens" les comprenne, c'est plus dur pour les enfants qui voient d'un mauvais oeil ce rapprochement.

Un livre sur l'amour, sur la tendresse. Mais un livre aussi sur les commérages et la jalousie qui peuvent ravager une ville de province. Comme c'est difficile d'accepter les relations entre deux personnes âgées. 

Une belle leçon de vie pleine de délicatesse. Un livre sur l'écoute et la tendresse. Très agréable.

Il est sorti au cinéma avec Jane Fonda et Robert Redford. Très envie de le voir.

Extrait :

"Mais, papa, ce n’est pas bien. Je ne savais même pas que tu t’intéressais à Addie Moore. Ni même que tu la connaissais tant que ça.
En effet. Je la connaissais à peine. Mais c’est justement ce qui est amusant. Apprendre à bien connaître quelqu’un à un âge aussi avancé. Découvrir qu’on aime bien cette personne et s’apercevoir qu’on n’est pas complètement desséché en fin de compte.
Ça semble surtout gênant.
Pour qui ? Pas pour moi.
Mais les gens sont au courant.
Bien sûr que oui. Et je m’en fiche pas mal."

 

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11 avril 2018

Culottées 1 et 2, de Pénélope Bagieu

culottées

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Deux bandes dessinées qu'une amie de mon groupe de lecture a reçu à Noël sous forme de coffret et qu'elle nous prête. J'ai mis un peu de temps à les lire parce que je ne suis pas très attirée par les dessins de Pénélope Bagieu, et parce que j'avais peur que ce soit un peu trop "féministe" pour moi (entendez par là le côté revendicatif parfois violent).

Et bien pas du tout !

On va suivre sur deux ou trois double pages la vie de trente femmes qui ont décidé de vivre leur vie, sans tenir compte des diktats de la société, de la politique ou des convenances.

Certaines ont réalisé des exploits, d'autres étaient aventurières, certaines ont fait plier les politiques, mais la plupart étaient juste des femmes qui se sont battues pour leur liberté et qui sont aujourd'hui oubliées, mais grâce à elles le féminisme a pu avancer.

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Le ton reste léger et pas du tout vindicatif, mêmes si certaines de ces femmes ont payé leur combat de leur vie (je pense notamment aux soeurs Mirabal en République Dominicaine).

Deux bandes dessinées documentaires qui nous permettent de faire un tour du monde et des époques, en suivant la détermination de ces femmes, le tout avec un fond humoristique, tant par l'ilustration que par le texte, ce qui permet de dédramatiser les situations.

Une belle découverte.

Vous pouvez retrouver toutes les BD de la semaine chez Stéphie.

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07 avril 2018

Et tu n'es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens

et tu n'es pas revenu


Marceline à 16 ans en 44 quand elle est déportée à Auschwitz pendant que son père est envoyé en face, à Birkenau. Tenir, survivre et espérer qu'il en est de même pour son père.

De retour au Lutetia, il n'est pas là. Remplumée elle retrouve sa mère, ses quatre frères et sœurs dans le sud, mais l'absence de son père est criante. D'autant plus que les autres n'ont pas vécus la déportation. "Personne ne voulait de mes souvenirs. Nous n'avions pas les mêmes, nous aurions dû les additionner, mais ils nous ont éloignés. ". Il faut oublier, te marier, continuer à vivre et ne plus ressasser lui dit sa mère, mais comment oublier les odeurs, la violence, les images. Et alors que la survie dans le camps était un devoir, la vie de liberté qui suit après n'a plus de goût, au point de vouloir l'arrêter. "La guerre terminée nous rongeait tous de l'intérieur". Et c'est tout une famille qui dépérit.

Marceline va s'engager dans les combats d'indépendance : Algérie, Vietnam avec la volonté de changer les rapports entre les hommes.

Une longue lettre à son père dont elle ne s'est jamais remise de la disparition. Une lettre sur la vie après. Les choix et les combats, le désespoir et la vie malgré tout.

A l'heure de la résurgence d'acte antisémite, c'est un récit court qui permet de ne pas oublier, une douleur intacte après toutes ces années.

Extraits : "Survivre vous rend  insupportable les larmes des autres. On pourrait s'y noyer."

"Il m'a fallu bien des rencontres pour m'accommoder à l'existence, à moi-même. Et du temps pour aimer."

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04 avril 2018

Le nouveau nom de Elena Ferrante

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J'avais bien aimé le premier tome de la saga "l'amie prodigieuse" d'Elena Ferrante, et comme cela fait un certain temps que je l'avais lu, j'étais contente qu'il y ait un récapitulatif du premier tome au début du second opus !

PAL

On retrouve donc la solaire Lola, jeune femme colérique et capricieuse, s'apercevant le soir de son mariage qu'elle s'est trompée. Là voilà enfermée dans un rôle de femme au foyer qui ne lui convient pas.

Lila, vibrante, entière et passionnée.

Et sa meilleure amie, Elena qui souffre d'une infériorité congénitale, continue à travailler et à avancer dans ses études vers l'émancipation culturelle. Elena qui ne sait plus où se situer entre sa famille quasi-analphabète et sa condition d'étudiante, qui pense sans cesse à Lila, qui voudrait l'aider, lui faire reprendre ses études, mais qui cherche en même temps à s'en éloigner pour gagner en liberté.

Et leur amitié va se poursuivre, avec des hauts et des bas, des rencontres solaires, dérangeantes ou consolatrices. L'amour va avoir une place importante dans ce volume.

On suit aussi avec intérêt la société italienne des années 60, les conditions de la femme des classes populaires napolitaines, la camorra très présente.

Une superbe force de narration, une histoire entraînante, des personnages attachants, un tourbillon romanesque qui m'a emporté.

objecti pal

Un mois qui commence donc par un livre qui était depuis très longtemps sur ma PAl et qui fait donc partie du challenge "Objectif PAL". Je ne vais pas attendre autant pour la suite, je me lance tout de suite dans le tome 3 ! 

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01 avril 2018

La vitesse de l'obscurité de Elizabeth Moon

obscurité

2005

Lou est un adulte autiste qui a réussi à s'intégrer dans la société grâce notamment à des programmes de stimulus des données sensorielles et d'éducation du langage assistée par ordinateur dont il a bénéficié dans sa jeunesse. Cela n'est plus de mise, les enfants détectés autistes in utero ou juste à la naissance subissant un traitement génétique permettant de les rendre "normaux". Lou fait donc parti des derniers autistes. Il est engagé par une société pharmaceutique qui a monté une section composée uniquement d'autistes ayant un sens aigu des mathématiques et des agencements complexes de structure. Afin de travailler dans de bonnes conditions, cette section bénéficie d'avantages comme une salle de gymnastique, un parking dédié ... or le nouveau directeur souhaite réaliser des économies et enlever leurs avantages aux autistes, sauf si ils acceptent de participer à un test sur un traitement expérimental pour guérir l'autisme chez l'adulte.

J'ai beaucoup aimé les 3/4 du livre qui, à travers Lou, montre très bien les interactions entre les personnes "normales" et les autistes. La façon pour eux de percevoir les choses, les difficultés de compréhension. Lou est très attachant. Il ne conçoit pas le mal, a un besoin de routine, cherche toujours à comprendre les autres, à analyser leurs réactions. Il y a des très beaux passages sur la normalité attendue dans le monde, sur l'acceptation de la différence, la souffrance du handicap, les personnes qui aident, celles qui rejettent, mais aussi les capacités d'analyse hors normes de certains autistes.

Par contre je n'ai pas aimé la fin. J'ai ressenti un certain malaise devant un aspect quasiment eugénique. Sans vous en dévoiler plus, j'ai eu l'impression que l'auteure, elle même mère d'un enfant autiste, souhaiterait un futur sans cet handicap. Mais faut-il accepter un monde normalisé, sans aspérité, ou peut-on essayer de travailler plutôt sur le fait de mieux intégrer les personnes handicapés ? Le handicap peut-il être un apport pour la société sans que le handicapé souffre ? L'aider à être ce qu'il est au lieu de vouloir le changer ?

Vaste sujet !

Voilà un livre qui m'a fait réflechir et qui me restera en mémoire. Et comme le 2 avril est la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, ce livre répond tout à fait à la nécessité d'ouvrir les yeux, loin des clichés.

Extraits : "Je regarde tout autour de mon appartement et je réfléchis à mes propres réactions, à mon besoin de routine, à ma fascination pour les phénomènes répétitifs. Tout le monde à besoin de régularité. Tout le monde aime, jusqu'à un certain degrè, les schémas qui se répètent, les successions de motifs identiques. Je sais cela depuis des années mais, aujourd'hui, je le comprends mieux. Nous, les autistes , nous sommes situés à l'extremité de l'arc qui symbolise le comportement humain avec ses préférences, mais nous sommes reliés à lui."

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31 mars 2018

Moi par mois, mars

Reveil avec un peu de neige, les élèves doivent être fous que ce soit pendant les vacances - rien à louper ! / fou-rire devant les filles qui me font un "unboxing" youtube d'une cup menstruelle ! On ne s'attend pas à ça quand on devient maman ;-) / départ pour les Canaries avec fille n°3 - essai d'une liseuse prêtée par la bibliothèque, mais quand même deux pavés dans la valise, on ne se refait pas  / 6 jours de farniente, soleil, bronzette, visites et une île beaucoup plus belle et intéressante que je ne le pensais. Des vacances réussies / monter un meuble soi-même, c'est fou cette dernière vis qui reste toujours quand tout est fini / semaine littéraire avec un comité lecture pour définir les livres choisis pour un prix ados l'année prochaine, un comité lecture du CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) et un groupe de lecture de copines  ... ça sent la rentrée / IRM de contrôle d'un méningiome bénin, tout va bien, mais confirmation d'une sinusite maxillaire qui ne veut pas partir / ah bah maintenant voilà que j'ai l'oreille bouchée, pfff / "Amour et Psyché" au théâtre, dynamique et enthousiasmant / une journée littéraire au festival rue des livres avec les bloggeurs-ses de l'Ouest et d'ailleurs. Toujours aussi agréable ces retrouvailles, mais toujours trop court / finir le mois avec encore une journée de salon littéraire, à Binic cette fois-ci avec Sylire, et un super cadeau de sa part et de celle de Fransoaz--merci / 

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28 mars 2018

Love story à l'iranienne, de Jane Deuxard et Deloupy

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Une BD qui m'a interpellée par son titre et sa couverture et qui ne m'a pas déçue.

Un couple de journalistes part en Iran afin d'interviewer des hommes et des femmes sur le thème de la politique et de l'amour. Comment, dans ce pays fermé les couples arrivent à flirter, à s'aimer librement ? Quelles sont leurs attentes ? Comment s'affranchir du poids de la tradition ?

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Autant de témoignages d'une jeunesse iranienne qui a peu la parole.

Un éclairage politique et social sous forme d'une BD reportage.

Un ton juste pour évoquer les mariages arrangés, le port du voile, la répression, le divorce, le patriarcat, les études ou le féminisme.

Un très bel album.

Vous retrouvez toutes les BD de la semaine chez Mo.

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24 mars 2018

Festival rue des livres

 

festival rue des livres

Hier, samedi 24 mars, avait lieu le festival rue des livres de Rennes. De manière maintenant assez traditionnelle, nous nous retrouvons entre bloggeurs ou amoureux des livres. Il y avait Sylire, Fransoaz, Claire, , Enna, Sandrine, Antigone, Canel, Kittywake et Iris. Nous avons croisé dans les allées Hilde qui travaille actuellement dans une librairie, Xian Moriarty qui était bénévole  et Yaneck.

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Retrouvaille à midi, direction une pizzeria du coin pour entamer les papotages. Plaisir de se retrouver "en vrai".

 

 

Pour se remettre dans une ambiance littéraire, nous avons été écouter Isabelle Monin qui nous a parlé de son livre les gens dans l'enveloppe, avant de faire un tour des stands.

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Puis rencontre avec Claire Berest qui a présenté son livre Gabriële (co-écrit avec sa soeur). Un interview original puisque l'auteure réagissait à des mots sélectionnés dans son roman. J'avais acheté le livre juste avant, entraînée par Sylire, et nous avions eu un échange chaleureux. Hâte de lire ce portrait de femme avec ses zones d'ombres et de lumières.

J'ai craqué aussi pour le dernier violon de Menuhin de Xavier-Marie Bonnot avec qui j'ai eu aussi une discussion très agréable.

Une belle journée sous le signe de la littérature, qui est passée trop vite. Géraldine et Yvon, vous nous avez manqué.

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22 mars 2018

Avoir un corps, de Brigitte Giraud

avoir un corps  COEUR 3

PAL

Un livre que j'avais acheté lors d'un salon et fait dédicacer, et qui m'attendait bien sagement sur ma PAL (Sylire, je crois que tu es ma tentatrice sur ce coup là).

Un roman assez étonnant qui reprend le rapport aux corps d'une femme, de son enfance à la quarantaine.

Il y a d'abord la petite enfance ou le corps n'est perceptible qu'à travers la douleur d'une maladie, d'une coupure. Puis vient la gymnastique, le corps qui répond aux sollicitations ,  les bleus, l'équilibre, la puissance. Envie de l'assumer, de l'habiller, de rester le deux pieds sur terre, ancrée. Et puis le corps qui se modifie, les garçons qui apparaissent, l'envie, les chagrins d'amour ... et la rencontre avec le garçon.

Des courts paragraphes que l'on lit en apnée. Je me suis retrouvée dans ce corps de petite fille un peu garçon manqué qui devient jeune fille puis femme et mère sans trop s'en rendre compte. L'écriture est celle du quotidien, fluide et délicate. Beaucoup de sentiments et d'émotions à travers les lignes et les questionnements.

Un coup de cœur.

Et un lecture qui fait partie de l'objectif PAL.

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