le blog des fanas de livres

19 février 2017

Pause

Une petite pause pour les vacances

le temps d'aller faire un tour à Paris et Lisbonne.

Je vous retrouve le 1er mars pour le blogoclub

en compagnie d'Emmanuel Carrère.

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17 février 2017

Le Dernier Jour d'un condamné, de Hugo Victor

dernier jour d'un condamné première parution 1829

Depuis combien de temps est-il sur ma PAL celui-là ? Je n'ose compter ! 

Et hop, un livre de l'objectif PAL ! Et quelle lecture !

Victor Hugo a vingt-sept ans quand il écrit ce livre, partant d'un principe simple "Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu'il ne faut pas tuer. Et comment enseignez vous qu'il ne faut pas tuer ? En tuant" (discours du 15/09/1848). Toute sa vie il portera le flambeau de l'abolition de la peine de mort. Robert Badinter lui-même dit qu'il a été marqué par les discours de Victor Hugo.

Dans ce récit, un jeune homme dont on ne connaît pas le crime, nous livre les six semaines précédant l'échafaud. Ses espoirs, ses peurs, ses émotions et sa colère.

Six semaines à espérer une grâce, à refuser l'ineluctable tout en s'y préparant, à voir la population s'exalter devant cette barbarie.

Un livre comme un cri. 

Extrait : "Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. 

Eh ! qu'est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour ? Qu'est-ce-que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite ? Qu'est-ce-que cette échelle de torture qui aboutit à l'échafaud ?

Apparemment ce n'est pas là souffrir."

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14 février 2017

Le parfum de l'hellébore, de Bonidan Cathy

Un livre noté grâce aux blogs, et proposé lors de la dernière édition Masse Critique de Babelio. Je me suis précipitée, et j'ai bien fait !

parfum de l'hellébore

Deux parties très différentes dans ce livre, même si le thème reste le même : 

- La vie en 1956 dans le centre Falret, à Paris. Cet hôpital psychiatrique novateur accueille des jeunes entre 13 et 20 ans présentant divers troubles comme l'autisme, l'anorexie, la dépression ... On y entre à travers les yeux de Béatrice, jeune anorexique qui écrit son journal, et Anne, jeune fille qui travaille dans le centre et écrit régulièrement à sa meilleure amie, étudiante en psychologie, pour lui raconter son quotidien et le traitement des patients. Elle se focalise surtout sur Béatrice mais aussi sur Gilles, un jeune autiste qui semble inaccessible.

- De nos jours, les recherches de Sophie, étudiante en sociologie et psychologie, qui écrit une thèse sur "l'évolution des conditions de vie dans les hôpitaux psychiatriques parisiens de l'après-guerre à la fin des années soixante." Grâce à ses investigations, elle va retrouver le journal de Béatrice et les lettres d'Anne et ainsi pouvoir suivre leur vie et l'évolution des patients.

Résumé comme ça, je me rends compte que ça ne donne pas très envie ! Et pourtant c'est un livre que je n'ai pas lâché pour de multiples raisons : plein d'émotions sans être mièvre, beaucoup d'humanité,  l'intérêt du suivi des avancées dans les thérapies, l'enquête qui nous tient en haleine pour connaître le devenir des patients, l'écriture fluide.

Bref, un très bon premier roman que je recommande vivement.

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11 février 2017

Le dernier amour d'Attila Kiss, de Kerninon Julia

Un livre noté suite à des beaux posts sur la blogosphère et notamment le coup de coeur tendre d'Antigone, et trouvé à la bibliothèque.

Attila Kiss est un homme hongrois d'une cinquantaine d'années qui a fui : sa femme déprimée, son beau père truand, sa maîtresse et ses trois filles. Le voilà à Budapest, Budapest_Parlament_Buildingpeintre amateur le jour, trieur de poussins dans une usine la nuit. - Solitaire - . Mais voilà qu'il croise Theodora, une jeune femme, riche héritière vienne

   

 

 

 

 

 

 

amour

viennoise pleine de vie, qui lui tombe dans les bras.

Tout les sépare : la différence d'âge, l'aversion de Attila contre l'Autriche, le milieu social, la peur d'Attila de s'engager. Alors faut-il vivre cette amour ou le fuir ?

Un livre sur l'amour, la confiance en l'autre et en soi. Un livre tout en finesse, mais il ne m'a pas énormément marqué. Malgré le bon moment de lecture, il ne me restera pas en mémoire.

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08 février 2017

Exauce-nous, de Bihel & Makyo

Une bande dessinée notée et lue grâce à la blogosphère. Merci !

Léo est un simple d'esprit qui fait le ménage dans un théâtre, prend immuablement un lait tiède tous les soirs avec une bande d'amis dans un café et pose la même question à tous les gens qu'il rencontre " tu l'as pas vue ...celle que je cherche ?".

Franck est scénariste en mal d'inspiration, et décide d'écrire sur Léonard. Pour cela, il va faire des recherches sur sa vie, sa famille ... et celle qu'il cherche. Ce qu'il va découvrir va chambouler sa vie, et celles de ses amis.

Les dessins à l'aquarelle m'ont fait penser à ceux de Hermann (Jeremiah, Comanche ..). La même douceur dans les traits avec néanmoins une belle énergie, des couleurs ocres et bleutées, beaucoup d'émotion dans les regards.

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Une bande dessinée sur l'amitié qui unit toute la bande mais aussi sur la naïveté d'un simple d'esprit qui peut apporter un regard neuf, une simplicité empathique, qui ne juge pas et se laisse vivre, sans pourquoi. Et parfois il peut apporter plus ...

J'ai beaucoup aimé cette histoire, cette amitié, cette liberté, et le côté fantastique qui prend le relais. Il y a juste l'histoire du fils de l'ancien clown qui vient s'insérer et dont je n'ai pas bien saisi l'intérêt...

Bref, une belle lecture.

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06 février 2017

L'absente, de Duroy Lionel

J'avais lu il y a quelques temps "le chagrin" où l'auteur revient sur ses nombreux frères et soeurs, son père incapable et sa mère hystérique. Déjà le ressentiment de l'auteur vis à vis des autres m'avait un brin perturbé. Mais on m'a dit que dans "l'absente", il réhabilitait sa mère, alors ...

l'absente

Après un divorce, Augustin se voit obligé de vendre la maison familiale. Un peu perdu, le voilà sur la route, sa voiture pleine de souvenirs. A travers son errance, entre Bretagne et Verdun pour finalement finir dans le fief familial à Bordeaux, il va revenir sur sa famille et notamment sa mère, une femme haïe qu'il va apprendre à comprendre. 

J'ai cru que j'allais arrêter dès les premiers chapitres. Tant d'égocentrisme, c'est lourd ! Augustin ne parle que de lui, de ses petits malheurs, ne pense pas aux autres qui essayent de le joindre, de prendre des nouvelles, et parle d'eux comme étant "cette conne", "pauvre tarte", "pauvre nouille", "andouille" ...

Il ne se remet pas du tout en question, critique à tout va ... bref, il m'a un petit peu beaucoup énervée ...

Et puis ... je me suis laissée prendre par l'histoire. Parce que l'écriture est fluide, parce que le destin de ses parents est un peu hors du commun. J'avais envie de reprendre mon livre, de connaître la suite. Ah, il m'a bien eu !!!! 

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03 février 2017

L'art d'écouter les battements de coeur, de Sendker Jan-Philipp

battement coeur

Un livre noté sur ma LAL (que j'essaye désespérément de faire diminuer ! )

Julia vit à New-York. Elle a un frère et une mère, mais son père, un brillant avocat d'origine Birmane, a disparu du jour au lendemain juste après avoir fêté le diplôme de droit de Julia. Sa trace se perd à Bangkok.

Quatre ans après cette séparation, sa mère lui envoi des affaires ayant appartenu à son père, dont une lettre d'amour qu'il n'a jamais envoyé à une certaine Mi-Mi, en Birmanie.

Sur un coup de tête Julia prend le premier vol pour le petit village de Birmanie noté sur l'enveloppe. Elle va y apprendre qui est son père.

Beaucoup d'humanité et de sérénité, une écriture simple, un brin d'exotisme et surtout un immense amour. Que demander de plus ?

 

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01 février 2017

La veillée, de Carton Valérie

Glané sur les blogs, trouvé à la bibliothèque.

Ça parle de quoi ?


la veillée 2

 

la veillée

Sébastien, la quarantaine, habite en Italie avec sa femme et ses enfants. Apprenant que son père va mal, il revient en France, hélas trop tard. Il se retrouve à la veillée avec sa meilleure amie, Marie, qu'il n'a pas vu depuis longtemps. Lors de cette longue nuit, ils vont pouvoir se soutenir et discuter de leurs souvenirs, leurs regrets. Mais quand un vieil ami du défunt se présente au milieu de la nuit pour leur parler d'une facette inattendue du père, ils perdent leurs repères et leurs certitudes.

J'ai aimé l'amitié qui transparaît dans les échanges et les réflexions sur la vie, la mort, la liberté, l'amitié et les choix de vie.

J'ai moins aimé les tergiversations sur comment faire une veillée, et la fin que j'ai trouvé un peu rapide.

En bref, une lecture agréable mais qui ne me restera pas en mémoire.

 

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31 janvier 2017

Moi par mois, janvier

Je n'ai eu la fève ni à la galette des rois familiale ni à celle du bureau, mais je ne regrette pas au vu des fèves proposées : un monsieur glouton et un mignon ! très bof / four-rire en créant avec les filles des pots pour mettre nos "petits bonheurs" de l'année- elles sont à fond / permis pour fille n°2 / promenade de 6km dans le froid avec fille n°2, des beaux échanges / encore fous-rires avec les trois loulous en jouant au jeu de société "concept". Qu'est ce que ça fait comme bien ! / mes soeurs m'ont offert un super cadeau de Noël qui était sur ma liste : deux heures avec une "conseillère en image & personal shopper" pour savoir quelles couleurs et formes me vont. De quoi rebooster ma garde-robe ! (vive les soldes) / un spectacle de danse contemporaine avec fille n°3 / vibrer avec Roger Federer à la finale de Melbourne puis avec les "experts", quelle journée sportive !!!!

 

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nos pots à "petits bonheurs"

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28 janvier 2017

Cent sept ans, de Lebreton Marie-Aimée

Et parce qu'il n'est jamais trop tard, voilà ma lecture d'objectif PAL du mois de Janvier.

J'ai acheté ce livre l'année dernière, suite à un coup de coeur de la blogosphère, mais je ne sais plus qui ! Crisitie ? Clara ?

cent sept ans

Nine est une enfant métisse née pendant la guerre d'Algérie. Son père a été tué et sa mère, Madame Plume, décide de rentrer en France. Elles s'installent dans une ville du Nord. Madame Plume ne parle pas à Nine de ce pays lointain ni de ce père mort avant sa naissance. Trop douloureux pour elle. Mais Nine a besoin de savoir, besoin de comprendre. 

Une écriture très poétique qui demande un peu de concentration au début mais qui est magnifique ensuite. Un petit livre (128 p) fort et émouvant. De la tendresse, de la poésie, de l'amour, la quête d'une identité enfouie dans la mémoire d'une mère mutique. Pas de pathos mais une petite parenthèse de justesse.

Extraits : 

« Je suis née au creux des montagnes, là où le ciel change de couleur dans la courbure du vent. Derrière le vent, en contrebas de la colline, se dressait le minaret du village. À heures régulières, la voix du muezzin annonçait le nom des dernières victimes tombées sous les bombes. Étrangers à eux-mêmes, au milieu d'un champ de ruines, les coeurs trop lourds s'efforçaient de se décharger de l'horreur. Hier, des enfants étaient nés sans mère, d'autres tiraient désespérément sur le cordon, à contretemps des projectiles. Voilà qui aurait dû suffire à nous rendre fous ! »

"C'était une fin d'après-midi ordinaire. La lumière se diffusait comme du lait. Pourrait-on faire passer toute la beauté du monde dans la simplicité des jours sans histoire ?"

"Là-bas , il y avait des maisons à l'ombre des jujubiers. Dans l'escarpement de la montagne, la pierre rougeâtre pliait sous la chaleur. Au-dessus des maisons, il y avait des toits et encore par-dessus, arraché à l'imprévu, il y avait le vent du large qui soufflait sur les âmes en bousculade. Et puis, plus haut, encore plus haut, il y avait la main de la mère qui tenait celle de Nine".

"La lune ouvrait la voie. La terre tout juste sortie du sommeil débordait de tendresse. [...] Couchée le long des braises, dans la pose élaborée de l'animal qui sourit au serpent, elle cherchait à reconstituer une stèle au coeur de ce néant."

Edition Buchet-Chastel - 04/2014 - 125 p.

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