le blog des fanas de livres

03 mars 2021

Carnet de bord du 24 février au 02 mars 2021

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Celle que je suis de Anne Loyer

celle que je suis

Anoki est une jeune fille de 16 ans qui vit dans une famille plutôt moderne avec ses parents, son grand frère, la femme de celui-ci et sa petite soeur dans une maison en Inde. Un autre frère aîné fait ses études à Paris. Brillante à l'école, elle rêve de devenir journaliste. Sur le plan privé, Anoki tombe amoureuse de Bir, jeune étudiant en lettres. Tout pourrait donc se passer sous les meilleurs auspices.

Le premier grain de sable qui vient enrayer la belle mécanique familiale, c'est le père qui déchire le diplôme d'infirmière de sa belle-fille arguant que les femmes sont faites pour rester au foyer et qu'il n'ai pas question qu'elle exerce un métier (voir extrait).

Le deuxième grain de sable vient du rejet de son père et de son frère du métier de journaliste et la volonté de ses parents de la marier à un bon parti. Anoki comprend alors que cette famille moderne est en fait pétrie de traditions et que son rêve d'indépendance et de journalisme va être très difficile à mener.

Un livre qui nous parle du poids des traditions, de l'inégalité hommes-femmes en Inde, du mariage forcée / arrangée et de féminisme.

L'écriture est fluide et dynamique. On s'attache à Anoki mais aussi aux personnages secondaires comme la belle-soeur, Chatura, triste au point d'envisager le suicide, ou Kiran, le frère parti étudier en France et qui permet, à travers ses lettres, d'ouvrir les yeux d'Anoki sur les droits des femmes dans d'autres pays.

Un roman très intéressant, à faire lire aux adolescents. Le seul bémol vient de la couverture beaucoup trop "girly" pour faire lire ce livre à des garçons, ce qui est dommage.

Extrait : "« Chatura n’est pas une infirmière. Ce qu’elle est, c’est la femme de mon fils. Ce qu’elle est, c’est ma belle-fille. Ce qu’elle doit être, c’est une bonne épouse. Où elle doit être, c’est à la maison. Le mariage est une institution sacrée. Et ce diplôme n’y changera rien. ce diplôme n’est rien.
Et d’un geste vif, il l’a déchiré, déchiqueté, émietté… jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. »

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Deux coréennes de Juhyun Park et Seh-Lynn

deux coréennes

Récit de Juhyun Park, coréenne du Nord vivant actuellement à Manchester, recueilli par Seh-Lynn, une coréenne du Sud vivant à Londres.

C'est lors d'un colloque d'Amnesty Internationale que les deux Coréennes se sont rencontrées, l'une en tant que témoin, l'autre en tant qu'interprète (elle remplaçait une de ses amies, elle est auteure de métier). Une amitié s'est nouée entre les deux et quand Juhyun Park a décidé d'écrire son histoire afin de témoigner et de militer pour les droits de l'homme en Corée du Nord, c'est tout naturellement vers Seh-Lynn qu'elle s'est tournée.

Nous suivons la vie quotidienne d'une famille ordinaire qui réside à Ranam, près de Chongjin, une ville industrielle située sur la côte est de la Corée du Nord. Le père est chauffeur de tracteur excavateur et membre du parti, la mère est femme au foyer "ajumma" et les trois enfants, deux filles et un fils, vont à l'école et sont adhérents à l'Association des Jeunes Pionniers. Juhyun, née en 1968, est la deuxième de la fratrie. Même si son enfance est pauvre et si elle souffre souvent de la faim, elle est insouciante et fière de son pays grâce à la propagande totalitaire qui lave les cerveaux.  "Les chants de solidarité, les efforts collectifs, les encouragements des camarades : c'était là l'univers de mon enfance où nous nous sentions indispensables et importants." 

Jours de distribution des rations, travail à la ferme coopérative, concert de chorale lors des événements nationaux que sont les anniversaires de Kil Il-sung ou Kim Jong-il, portrait du dictateur dans chaque appartement, nettoyage du linge au ruisseau, apprentissage du maniement du pistolet ... tout cela fait partie du quotidien.

Le premier questionnement de Juhyun sur le bienfait du Parti se fait quand elle n'obtient pas l'université qu'elle souhaite en raison de la classe sociale inférieure de sa mère. Juhyun parvient cependant, grâce au marché noir de sa mère, à devenir enseignante, ce qu'elle souhaitait. En 1990, la voilà donc en poste quand une gigantesque famine décime les coréens. Les ennemis (Occident et Corée du Sud) sont accusés d'avoir livré de l'engrais empoisonné ce qui aurait détruit les rizières et d'avoir des espions qui manipulent l'économie. Les distributions de rations sont interrompus, les enfants et adultes meurent de faim. 

C'est à ce moment là que le petit frère de Juhyun, parti trois ans auparavant faire son service (qui dure dix ans) refait surface en ayant déserté.

Une seule solution s'offre alors à la famille : fuir en Chine.

S'en suit la description glaçante des conditions de vie des femmes nord-coréennes vendues à des hommes chinois. Sans papier, coincée dans sa "belle-famille", esclave sans nom, séparée de sa famille, Juhyun va montrer une grande force de caractère pour arriver à s'en sortir.

 

Tout est décrit calmement, les faits avant les émotions, d'une voix sensible. C'est un récit très fluide et facile à lire même si certains passages font froid dans le dos.

Des chapitres entrecoupent le récit, ceux des rencontres entre les deux co-auteures du livre. ce qui nous permet de souffler.

"- Tu les as trouvé comment les premiers Sud-Coréens que tu as rencontrés en Angleterre ?

- J'ai été très surprise quand ils m'ont dit qu'ils pouvaient aller visiter des pays librement, qu'ils pouvaient aller vivre n'importe où ! En revanche, je n'ai pas réussi à me sentir proche d'eux tout de suite ; j'avais encore trop de haine en moi, haine que j'étais censé ressentir pour eux ... ce n'est pas facile de s'en défaire. En fait, pour tout te dire, je crois que tu es la première Sud-Coréenne à qui je fais confiance."

"Ne sommes-nous, après tout, rien d'autre que le produit de différences artificiellement créées ?"

 

Un témoignage très intéressant sur la vie quotidienne en Corée du Nord mais aussi une belle leçon de vie et de volonté portée par une écriture toute en retenue.

Extrait : "Mon oncle était mort de faim, mon père agonisait et moi, je vivais comme un rat à creuser la terre pour nous trouver quelque chose à manger.

Comme une machine qui sort programmée de l'usine et qui à du mal à se "déprogrammer" je m'écoutais dire : C'est la faute de l'Occident ! C'est lui qui nous impose des sanctions ! Nous sommes un Etat socialiste, personne ne devrait mourir de faim !

Le ventre creux faisait ainsi sortir le loup des bois : le lavage de cerveau faisait à nouveau son travail malgré tout le mal que je me donnais à le combattre. Quelle arme puissante pour une population qui, par nécessité d'assurer son existence, devait se raccrocher à quelque chose pour justifier son sort."

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24 février 2021

Carnet de bord, du 17 au 23 février 2021

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Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin

ce qu'il faut de nuit   coeur

Premier coup de coeur de 2021 pour un roman - Les lycéens ont bien choisi leur prix Femina.

Nous sommes en Lorraine. Un homme élève seul ses deux garçons, surnommés Fus et Gillou, depuis la mort de sa femme "la moman" d'un cancer. Il travaille en tant qu'agent de maintenance à la SNCF. Une vie calme et simple émaillée par les parties de foot de Fus du dimanche et les réunions à la section du parti socialiste.

Les enfants grandissent, Fus part en section technologique puis en IUT alors que Gillou cartonne dans ses études. Le père a plus d'affinité avec Fus mais il voit celui-ci s'éloigner et prendre un chemin politique radicalement différent en suivant le FN. Le père et le fils n'arrive plus à communiquer, c'est l'incompréhension, la rupture, jusqu'au drame.

C'est un roman bouleversant, tout en retenue. Car dans cette famille on parle peu, l'amour paternel et fraternel se devine dans les petits riens quotidiens, un amour profond et vrai.

Et puis on passe à la détresse, aux non-dits, à la tension qui monte, à la vie qui chavire. Là aussi la sincérité est de mise. La douleur est touchante parce qu'authentique. On souffre avec eux, on espère, on est ému par les chemins pris par chacun.

Les dernières pages sont bouleversantes.  

J'ai été touchée et émue par ce père qui essaye de conduire ses fils vers la vie adulte et qui se heurte à leurs choix. C'est un trio bancal qui avance coûte que coûte dans cette région qui se dépeuple. Le père, narrateur, nous livre cette tentative de construction de la cellule familiale avec pudeur.

 

Un roman intimiste et fort, d'une grande retenue.

 

Extraits : « Ils étaient beaux mes deux fils, assis à cette table de camping, Fus déjà grand et sec, Gillou encore rond, une bonne bouille qui prenait son temps pour grandir. Ils étaient assis dos à la Moselle, et j'avais sous mes yeux la plus belle vue du monde ».

"Jeremy m'avait de nouveau parlé de Paris. Les jeunes qu'il avait rencontrés étaient remontés comme des pendules, bourrés d'ambition et de certitudes. Il ne s'en plaignait pas, au contraire. Il m'avait dit : "C'est ce qui nous manque ici. Des gens, à commencer par les profs, qui nous poussent au cul. Qui nous envoient à Paris, qui ne se contentent pas trop facilement de nos maigres succès. On ne vaut pas moins que ceux que j'ai croisés, juste on n'y croit pas assez. On ne sait même pas que tout cela existe." Je ne savais pas s'il me disait ça pour Gillou. Si on avait laissé passer le train pour Fus, il n'était peut-être pas trop tard pour lui. Il fallait juste trouver le moment."

 

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Trajectoire de femme, de Erin Williams

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Sous titre : journal illustré d'un combat.

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Ce roman graphique est une autobiographie, celle d'Erin Williams, jeune femme américaine qui a sombré dans l'alcoolisme assez jeune et qui est devenue un objet sexuel avant de devenir sobre et de reprendre sa vie en main.

On suit Erin sur une journée de sa vie, son réveil puis son trajet en train. C'est lors de ce trajet qu'elle croise des personnes, leurs regards. Elle remonte alors en arrière et se souvient de toutes les relations sexuelles qu'elle a eu avec des inconnus, comme ces hommes qui attendent le train, juste parce qu'elle voulait s'oublier dans l'alcool et se sentir transparente.

On ne sait pas (et c'est le seul bémol que j'ai trouvé à ce roman graphique très fort) à quelle occasion Erin est devenu alcoolique, mais visiblement c'était très jeune. Son premier rapport a eu lieu alors qu'elle était ivre morte un été sur une plage. C'était un viol mais il lui a fallu beaucoup de temps pour accepter ce terme, pensant au départ que c'était parce qu'elle était alcoolisée que c'était sa faute.

A la suite de cette relation, Erin est tombée dans un tourbillon de relations malsaines. Pour survivre, elle a appris à se dissocier de son corps "boire et disparaître, l'illusion du choix" "ma première relation sexuelle a été si horrible que je me saoule avant chaque relation intime".

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S'en suivent des pages sur ses rencontres, ses ébats, son sentiment de honte, sa déchéance.

Il a fallu une rencontre amoureuse puis un désir d'enfant pour qu'Erin se lance dans une démarche d'abstinence et de renaissance. 

La fin du roman graphique nous parle de ce moment plus léger, la reprise des études, l'arrivée du bébé ( le rapport au corps) et surtout l'acceptation d'avoir été abusée.

Illustratrice, elle décide de faire ce livre pour témoigner de sa souffrance et dénoncer la honte qui l'emprisonnait.

Les dessins un peu maladroits, en noir et blanc avec quelques aplats de couleurs ne m'ont pas attirée au début, mais ils correspondent tout à fait à l'histoire. L'aspect graphique heurté permet lui aussi de faire passer un message.

Un roman graphique très fort.

"Pas la peine de nous demander si nous voulons être désirées - Bien sûr que oui !

Le désir que nous suscitons est l'illusion du pouvoir.

Quand John m'a amenée dans ce jardin, j'étais flattée d'être choisie.

On nous répète tous les jours, encore et encore, qu'on ment, qu'on dramatise, trop émotives, trop agressives, nous sommes des putes qui recherchent l'attention. Nous avons toujours une idée derrière la tête.

Nous, les femmes, doutons de la réalité de nos propres expériences.

La culture qui nous définit s'accroche à la notion de consentement, alors que tous les autres abus de pouvoir sont toujours en place.

Ce sont nos histoires contre les leurs.

Notre traumatisme devient notre honte.

La honte est un instrument d'oppression."

Retrouvez toutes les BD de la semaine chez Noukette.

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17 février 2021

Carnet de bord, du 10 au 16 février 2021

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Le poids des secrets de Aki Shimazaki

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Cette oeuvre est composée de cinq petits livres réunis dans un coffret : 

Mitsuba (2006)

Zakuro (2008)

Tonbo (2010)

Tsukushi (2012)

Yamabuki  (2013)

Cinq histoires qui peuvent se lire séparément mais qui ont en commun des personnages liés par le poids des secrets. 

Nous sommes au Japon après la seconde guerre mondiale, à Tokyo et Nagasaki.

Takashi Aoki et Nobu sont amis et travaillent chez Goshima, grande entreprise nippone. Ils ont tous les deux comme point commun la perte de leur père par suicide.

Takashi est amoureux d'une jeune femme, Yuko Tanase, qui est promis à un autre.

Nobu ne veut pas négliger sa famille et du coup l'intégration au sein de Goshima est difficile.

Tsuyoshi Toda, plus âgé, travaille lui aussi dans cette société et a lui aussi perdu son père, mais lui c'était lors de sa déportation en Sibérie après la seconde guerre mondiale. Il est marié depuis de longues années, sans enfant.

Dans un ouvrage nous allons suivre Takashi, dans un autre Tsuyoshi, puis Nobu, Yuko et enfin la femme de Tsuyoshi.

Par petite touche, on en apprend un peu plus sur la vie de tous ces personnages, leurs secrets amoureux et de lignées. Tout s'imbrique et les différentes histoires donnent sens à l'ensemble, le tout avec pudeur et douceur.

L'écriture est simple et délicate, envoûtante et déchirante. Les personnages sont attachants et leurs sentiments très bien décrits.

Un voyage dépaysant et lumineux avec un arrière goût emprunt d'un brin d'amertume.

Une parenthèse de délicatesse.

Extrait : "C'étaient les camélias qui fleurissent en hiver. Dans la campagne près de Tokyo, quand il neigeait, je trouvais les fleurs dans le bois de bambous. Le blanc de la neige, le vert des feuilles de bambous et le rouge des camélias.
C'était une beauté sereine et solitaire."

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Ces jours qui disparaissent de Timothé le Boucher

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Waouh, une BD qui donne une claque !

Lubin est un jeune homme un peu bordélique qui essaye de percer en tant qu'acrobate. Il fait partie d'une troupe avec trois autres artistes et ami(e)s. Pour gagner sa vie, il est caissier dans un supermarché.

Au lendemain d'une chute lors d'une représentation, il s'aperçoit qu'il a "sauté" une journée. Il pense avoir dormi. Mais le phénomène se reproduit un jour sur deux. Et il se rend compte que, contrairement à ce qu'il croyait, pendant cette journée "off" il ne dort pas mais il devient un autre. Un Lubin qui n'a pas de souvenir et qui est son opposé : ordonné, organisé et souhaitant travailler en tant que web designer.

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A l'aide de capsule vidéo il va communiquer avec son "autre". Ils vont apprendre à se connaître et essayer de cohabiter, mais leurs caractères sont si différents qu'ils ont du mal à s'entendre.

Sous la contrainte de son amie qui n'arrive pas à gérer la situation, il va prendre rendez-vous chez un psychiatre pour gérer ce trouble de personnalités multiples. Abandonnant rapidement, il va vivre un jour sur deux. Mais tout devient plus compliqué quand son "autre" prend petit à petit le dessus. Les fréquences de retour à la vie du premier Lubin se font de plus en plus éloignées, de quoi rendre le lecteur captif et stressé.

Plusieurs lectures peuvent être faites de cette BD : récit fantastique ou réalité psychologique ? J'ai lu le livre avec l'approche psychiatrique sur le trouble dissociatif de l'identité (TDI - trouble mental sérieux, qui affecte certaines fonctions du cerveau comme notamment la mémoire, l’identité ou même la perception de l’environnement - source observatoire-santé.fr)

On navigue entre espoir et souffrance, aliénation et raison. Les personnages secondaires sont touchants de par leur attachement à Lubin et leur tiraillement entre leur envie de l'aider et leur propre vie à construire. Le scénario est original et le suspens présent en continu avec une atmosphère qui s'assombrit au fil des pages.

Les traits épurés sont réalistes et s'adaptent bien à l'histoire.

Une réussite.

Avis de fille n°3 : J'ai trouvé le sujet de cette BD super intéressant. J'ai découvert le TDI grâce à cette BD et je me me suis renseignée. J'ai eu du mal au début avec les dessins que je trouvaient trop simples mais je m'y suis habituée facilement. J'ai eu aussi un problème avec la couverture qui reflète plus un aspect fantastique et d'aventure que ce que j'y ai découvert. Une très belle BD qui reste en mémoire.

Retrouvez toutes les BD de la semaine chez Moka

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Anne-Marie la Beauté de Yasmina Reza

Anne Marie la beauté

Pièce de théâtre.

C'est un monologue, une réponse à des questions d'un interviewer qui est parfois monsieur, parfois mademoiselle et parfois madame.

Anne-Marie Mille est une ancienne actrice qui nous parle de sa vie et de sa rencontre avec Giselle Fayolle, une autre actrice qui a connu plus de succès qu'elle même. Ces souvenirs permettent de faire revivre l'époque des petites compagnies de théâtre puis les débuts du cinéma. Quotidien, famille et grands textes du théâtre se côtoient

C'est caustique avec une verve dynamique et parfois mélancolique mais même si j'ai passé un bon moment de lecture il me reste une impression d'incompréhension ou de trop peu.

Une petite bulle ironique et mélancolique qui malheureusement ne me restera pas en mémoire.

Extrait : "Avec les hommes vous savez mademoiselle , la beauté exterieure c'est bien, mais la beauté intérieure c'est jamais bon.

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