j_ai_nom_sans_bruit  parution 2004 - 200 p

Premier livre de cette auteur que je lis, et j'ai beaucoup aimé l'écriture franche et incisive.

Après le décès de son mari, Marie se retrouve abasourdie et n'arrive pas à gérer la situation. Elle va se retrouver à la rue, sa fille de 5 ans placée en institution. Après quelques mois à traîner dans les rues de Paris, ou elle découvre dans le regard des autres qu'elle n'est plus rien, elle part vivre à la campagne, dans une vieille maison de famille. Elle espère ainsi pouvoir se reconstruire... mais la dépression est plus importante qu'elle ne le croyait.

Un très beau livre sur l'exclusion, la perte d'un proche et de ce qui donne son sens à la vie.

Extrait : "J'avais beau me répéter que je faisais tout de même partie de la société, que j'en étais un des éléments, minuscule atome d'un gigantesque organisme, ce n'était plus tout à fait vrai. Bien sûr, j'existais, à la manière dont les arbres existent le long des avenues, les pigeons perchés sur les édifices, mais je ne comptais pas dans la conscience des autres. Je restais aux marges de leur appréhension, en deçà de ce qui constitue leur environnement proche, leur milieu. Le milieu, pour moi, avait complètement disparu."