le_dernier_frere parution 08 / 2007 - 210 p - Prix lecteurs FNAC

Que dire ? L'histoire est émouvante. Elle se passe à l'Ile Maurice en 1945 : on y retrouve deux enfants perdus. L'un, juif, orphelin, vit dans une prison dans l'attente d'aller en terre promise. L'autre, Mauricien, pauvre, battu par son père mais aimé farouchement par sa mère, a perdu ses deux frères. Ensemble, ils vont essayer de se construire une histoire, un avenir...

Belle amitié racontée par un des protagonistes soixante ans après les faits, superbe histoire ou l'on apprend que des juifs ont été déportés par les britanniques à l'Ile Maurice, et ou deux enfants vont essayer de braver l'Histoire et leurs destins.

Pourtant, j'ai plusieurs fois été arrêtée par le style, l'écriture, que j'ai trouvé trop simpliste. Bien sûr c'est un enfant de 10 ans qui parle mais il y a des fautes, des lourdeurs... De plus, j'ai été un peu déçue de ne pas en apprendre un peu plus sur cette histoire de déportés à l'Ile Maurice.

Bref, un bon roman mais qui m'a laissé un arrière goût de "trop peu". J'en aurai voulu plus dans un langage plus riche.

Extrait : "Quand je serai mort et que mon fils videra ma maison, il trouvera sur mon armoire une petite valise bourrée de gommes que j'ai amassées durant toute ma vie. Je ne pouvais m'en empêcher, à chaque voyage dans l'île ou à l'étranger, j'achetais des gommes de tailles et de couleurs différentes. Mon fils n'y comprendra rien, il y verra une lubie de vieux. Peut-être devrais-je lui expliquer que c'était ma façon à moi de tromper l'usure du temps, de regarder la mort et d'entretenir l'illusion que l'on peut tout effacer pour mieux recommencer."

Les critiques enthousiastes de Clochette, Cathe, Malice et un peu plus mitigé de Clarabel