soudain parution 06/2006 - 118 p - traduit de l'hébreu

C'est un conte, une petite parenthèse de fantastique qui traite, entre les lignes, de la tolérance et de l'acceptation des personnes "différentes".

Dans une vallée perdue, un village, des enfants, des adultes, mais aucun animal. Ils ont tous disparus, des années auparavant, une nuit d'hiver. Les adultes n'aiment pas en parler, ils disent que c'est Nehi, le démon de la montagne, qui les a capturé, mais ils disent aussi que c'est une fable, que les animaux n'ont jamais existés... Comment croire ces adultes qui se dérobent aux questions des enfants et se terrent chez eux dès la nuit tombée? Matti et Maya, deux enfants, veulent savoir. Ils vont s'enfoncer dans la forêt profonde pour essayer de percer le mystère des animaux disparus.

Une lecture très agréable mais que je n'ai pas trouvé très profonde (peut-être, au contraire, que c'est trop profond pour moi et que je n'ai pas compris ?). J'ai aussi trouvé un peu énervant un mini résumé à chaque début de chapitre... mais bon, on s'attache aux personnages, et c'est assez charmant.

Si j'ai lu ce livre, c'est qu'il était noté dans ma LAL, si il était noté, c'est que quelqu'un m'avait donné envie de le lire.. mais qui ? Pas Lou, qui a trouvé l'oeuvre un peu creuse, alors ????

Extrait : "Qui croirait qu'ils avaient aperçu un petit poisson vivant dans le torrent? Sans parler des aboiements qu'ils leur avait semblé entendre au loin ? On se moquerait d'eux. Parfois, le matin, dans la cour de l'école, un élève jurait à ses camarades avoir entendu quelque chose qui rappelait un pépiement. Ou un bourdonnement. Les autres refusaient d'avaler ses histoires, ils le ridiculisaient et le taquinaient. "Tu as intérêt à la fermer, et plus vite que ça lui disaient-ils, sinon tu vas finir comme Nimi le poulain".

La dérision est peut-être un rempart contre la solitude. En effet,les moqueurs veulent un public, et celui qui en est la victime est toujours seul."