je_suis parution 03/2008


Lu dans le cadre du prix ados 2009-2010

 

Pour amateur de thriller angoissant et glauque (ce qui n’est pas vraiment mon cas !)

 

Je dois présenter aux ados de 4ème et 3ème dix livres du prix ados (prix organisé en Ille et Vilaine : le choix de ces dix titres étant réalisés par des ados). Nous nous sommes répartis avec une collègue la lecture de cinq livres chacun, au hasard, et je me trouve assez étonnée de la noirceur des livres sélectionnés.

 

 Dans celui-ci, nous nous trouvons dans un petit village de Bretagne, dans les années 80. Six amis inséparables forment une bande de joyeux drilles. Mais tout va basculer lors de la découverte d’un cadavre horriblement mutilé (sexe, doigts et langue tranchés). C’est le début d’une descente aux enfers ou corbeaux, cafards, doberman, force maléfique et morts vont se succéder…

En plus du thème que je n’ai pas apprécié, je n’ai pas non plus été enthousiasmé par l’écriture que j’ai trouvé assez enfantine, et n’allant pas avec les atrocités décrites. En fait, j’avais l’impression de lire un « clan des six» revisité en livre d’horreur ! J’avoue quand même que, malgré le début long, j’ai ensuite été prise par l’histoire assez haletante.

 

Bref, un livre dur ou, en plus, la clef du mal va se trouver mêlé à une histoire d’inceste, un suicide d’ado…. Du coup, je suis assez ennuyé de le passer à des 4ème…. même si, bien sûr, je vais les prévenir avant…

 

Demiderus (qui est en 4ème) l’a lu, voici son avis ! : C’est « trop » bien mais c’est vraiment « trop » horrible ! Il y a pas mal de scènes « gores » et la fin est assez « hard » et très triste. Je ne recommande pas ce livre aux âmes sensibles.

 

Extrait : « Je respirais de plus en plus fort. J’avais envie de courir, mais Alric ne semblait pas avoir remarqué les bruits suspects. Si je me mettais à galoper, j’avais peur que la chose ne m’imite. Cette chose serait plus rapide que nous, ça ne faisait aucun doute. Les chiens méchants, les fauves et les loups-garous sont toujours plus rapides que leurs proies. Peut-être pourrais-je parvenir à m’enfuir – je n’étais pas mauvais en athlétisme-, mais les jambes d’Alric étaient trop petites.

La chose approchait. Criiic criiic criiic.

Le rideau noir est revenu. D’un coup, comme la première fois. Quelqu’un avait tiré ce rideau, et il ne laissait rien passer. Plus rien. Plus d’ombres, plus de lueurs. L’obscurité totale.

Je ne pouvais plus m’arrêter. La chose n’attendait que cela.

- Pierre! a crié Alric.-

Cric cric cric cric.

- Pierre, je vois plus rien !

Il s’est mis à crier. »