delicatesse parution juin 2009 - 200 p

Nathalie vit en complète symbiose avec son mari. Ils sont jeunes, beaux, heureux.... jusqu'à ce que François meurt écrasé par une voiture. Le roman parle donc de la reconstruction de soi après la mort. Peut-on continuer à vivre, à respirer, à travailler, et à aimer après un tel drame?

Le style narratif est assez étonnant : les chapitres de récit sont entrecoupés par des courts chapitres sur une définition, un signe astrologique, texto, prétexte, dialogue de film....

Malgré toutes les critiques positives que j'avais lu sur ce livre, malgré le style très agréable et le thème intéressant... je n'ai pas réussi à rentrer dans ce livre. Je n'ai pas été emportée ou émue et j'ai trouvé ma lecture bien lente.

Trop doucereux, trop délicat ? Une déception donc

Karine:) et Mirontaine ont passé un bon moment de lecture.

Extrait : "Pendant des semaines, elle avait eu cette attitude presque folle : nier la mort. Continuer d'imaginer le quotidien, comme si son mari était là. Elle était capable de laisser des mots à son attention sur la table du salon, le matin avant de partir se promener. Elle marchait pendant des heures, avec une seule envie : se perdre dans la foule. Il lui arrivait aussi d'entrer dans des églises, elle qui n'était pas croyante. Et qui était certaine de ne plus jamais y croire. Elle avait du mal à comprendre ceux qui se réfugient dans la religion, du mal à comprendre qu'on puisse avoir la foi après avoir vécu un drame. Pourtant, assise au milieu des chaises vides, en plein après-midi, elle était réconfortée par le lieu. C'était un apaisement infime, mais l'éclair d'un instant, oui, elle éprouvait la chaleur du Christ. Elle se mettait alors à genoux, et elle était comme une sainte avec le diable au coeur."