le-best-seller-de-la-rentree-litteraire parution 09/2014 - 225 p

Après ma dernière lecture un peu difficile, j'avais besoin d'un break un peu plus humoristique. Je me suis donc plongée dans ce livre de la rentrée, édité par une nouvelle petite maison qui m'a gracieusement envoyé l'ouvrage : Andersen éditions.

Plusieurs sujets sont abordés : comment écrire un best-seller,  la signature du contrat chez l'éditeur, les salons littéraires, les liseuses, les critiques littéraires ou les fans. Et puis des chapitres parfois un peu plus éloigné du sujet comme le fait de trouver une compagne qui accepte un écrivain ou plus loufoque comme celui ayant trait au syndrome de la page blanche avec l'auteur qui cherche un gourdin pour pourchasser l'inspiration ! 

C'est enlevé, assez drôle, dynamique. Cela permet de voir cette rentrée littéraire par l'autre bout de la lorgnette !

Une bonne parenthèse d'humour.

Extrait : "- Comment expliquez-vous que mon livre ne se vende pas chez vous ?

- Très simple : parce que ce n'est pas un best seller !

- Vous mettez la charrue avant les boeufs, là : on ne naît pas best-seller, on le devient.

Il leva les yeux vers moi en secouant la tête - ses cheveux collés par le sébum ne bougèrent pas d'un iota - en esquissant un sourire attendri.

- Je vous trouve bien naïf, tout spécialiste de littérature que vous prétendez-être ! Les auteurs qui visent le succès appliquent une recette en conséquence, que croyez-vous ? "

"Mais je songeai à mon calvaire, à notre chemin de croix à nous les écrivains, à ce que nous subissons quasi quotidiennement - en vrac et sans être exhaustif : l'angoisse de la page blanche qui s'étend inexorablement aux pages jaunes, puis aux pages roses, puis aux draps en couleur du lit conjugal ; l'envahissante correspondance avec les éditeurs qui nous harcèlent de lettres de refus ; les correctrices des maisons d'édition qui, pour des raisons de pure rentabilité, préfèrent nous corriger au fouet plutôt qu'au stylo rouge ; le temps infini qu'on perd à ranger méticuleusement le courrier de nos fans dans le conteneur à déchets recyclables ; le pouvoir d'achat qui diminue et nos propres phrases qu'on jalouse quand elles font fortunes ; sans oublier les émissions littéraires de Daniel Picouly."