Concerto-pour-la-main-morte parution 2013, 234 p.

J'essaye désespérément de faire baisser ma LAL ! Voici donc un livre qui y était noté après des avis positifs, notamment ceux de Noukette et Jérôme.

Dans un hameau perdu de Sibérie, à Mourava, débarque un jour un français et son piano. Il s'installe dans la bicoque de Vladimir qui lui n'a qu'un rêve : quitter Mourava.

Colin, ce pianiste, reste bloqué sur un concerto de Rachmaninov qu'il doit jouer à Paris dans quelques semaines. Sans explication, sa main gauche se coince et refuse de lui obéir. Venir en Sibérie, c'est une fuite en avant, comme si affronter son piano cloîtré dans une cabane aux confins du monde lui permettrait de briser le verrou qui détruit sa main. Mais malheureusement, même dans "les plis les moins fréquentés des cartes, sous l'amas encore de tant et tant de neige que le monde semblait oblitéré - dans ce néant, donc, persistait la conscience et sévissaient ses démons".

C'est grâce à la rencontre avec un étrange ermite adepte de l'hypnose que Colin va pouvoir comprendre d'où vient son mal et accepter sa vie.

Un livre qui nous emporte aux confins de la Sibérie, dans un hameau où les conditions sont rudes, où l'alcool permet de tenir face au froid et à l'ennui, où les personnages sont hauts en couleur comme Sveta la vieille aveugle qui connaît les plantes qui soignent, Vladimir qui ne boit pas et passe son temps à nettoyer les environs du village, ou Serguï qui se noie dans l'alcool qu'il fabrique lui-même.

Il y a aussi la musique, la sonorité du piano que les habitants vont découvrir et qui va leur ouvrir des nouveaux horizons.

Et puis il y a les rencontres, celle de Colin avec Vladimir, mais aussi celle avec le vieil ermite.

Une belle découverte que ce livre qui sort des sentiers battus.