toute la lumière parution 05/2015 - 609 p.

Un livre fleuve qui fait le buzz en Bretagne, puisqu'il se passe en grande partie à Saint-Malo. Deux personnages principaux attachants, des personnages secondaires tout aussi émouvants. Un mystère et une poursuite. Tout les ingrédients sont présents et j'avoue que j'ai été embarquée dans cette histoire et je me suis régalée.

Marie-Laure vit avec son père à Paris. Elle a perdu la vue à l'âge de huit ans. Son père est serrurier au musée d'Histoire Naturelle de Paris, il l'enmène avec lui tous les jours, lui apprend le braille et à être indépendante. Pour cela, il lui fabrique une maquette très précise du quartier, avec les bouches d'égouts et tous les détails qui peuvent lui permettre de se repérer.

Werner est un jeune orphelin allemand qui vit avec sa soeur dans un foyer tenu par une française, dans une ville minière d'Allemagne. Il est passionné par les mathématiques et les transmissions radio. Il rêve de faire des études pour surtout ne pas finir mineur. 

La seconde guerre mondiale va venir changer leurs destins.

Marie-Laure et son père vont se retrouver sur les routes de l'exil, quittant Paris pour Saint-Malo où un oncle vit, oncle qui ne sort plus de chez lui depuis qu'il est revenu de la première guerre. Dans leurs maigres bagages, un diamant (ou une réplique ?) qu'il faut sauver du pillage allemand. Autour de ce diamant, une croyance : celui qui le détient sera immortel, mais son entourage sera anéanti.

Werner va être repéré et envoyé dans une école de cadet nazi où il parfait ses connaissances en transmissions électromagnétiques. Même si il est heureux de faire des études, il prend conscience, petit à petit, de la cruauté du régime envers les faibles.

Peut-on prendre son destin en main ? Vaste question qui sera débattue en filigrane tout au long du livre.

Deux petits bémols toutefois : d'abord des petits longueurs au milieu (mais pas au point d'avoir envie d'arrêter), et une construction qui m'a parfois déroutée. On commence par la journée du 7 août 44 qui a vu la destruction de Saint-Malo, puis on repart en 1934, ainsi de suite jusqu'à ce que les deux époques se retrouvent. 

Un livre qui j'ai lu d'une traite avec un grand plaisir.

Un grand merci aux Éditions Albin Michel pour cette découverte.