peine perdue parution 08/2014 - 413 p.

J'ai mis un certain temps avant de l'emprunter dans mon cercle de lecture à cause de la dépression latente qu'il y a dans tous les livres d'Oliver Adam. J'avais besoin de choses plus gaies, plus légères. Mais le soleil revenant, j'ai enfin osé le lire.

Pas loin du coup de coeur pour ce livre même si l'auteur est toujours aussi plombant !

Une petite station balnéaire de la Côte d'Azur à la fin de l'hiver. Les touristes ont déserté les plages et les cafés, la vie et la routine reprend pour les autochtones. Antoine est un jeune trentenaire qui vivote de petits boulots. Alors qu'il est en train de repeindre des mobil-homes juste avant une tempête, il se fait sauvagement agressé et est laissé pour mort.

Chaque chapitre reprenant l'avant et l'après de l'évènement sont décrit par une personne différente, plus ou moins proche d'Antoine et/ou plus ou moins touché par la tempête. De sa femme ou son père à une habitante de la station en passant par l'ami ou l'infirmière. Comme c'est une petite ville, tout le monde se connaît plus ou moins, et les recoupements se font pour enfin comprendre ce qui a pu se passer.

Ce que j'ai aimé c'est que tous les personnages ont une histoire, un vrai poids, une présence. On est pris dans un tourbillon de sentiments, d'émotions, de questionnements sur la vie, de solitude dans la multitude. C'est un roman choral plein d'intensité, de colère et de peur.

Un roman sombre qui sert le coeur, mais une superbe écriture.