Je-vous-écris-dans-le-noir

Coup de coeur pour Sylire avec qui nous en avions discuté, du coup j'avais très envie de le lire et je l'ai trouvé au pied du sapin de Noël.

Avant de lire ce livre, je ne connaissais pas l'histoire de Pauline Dubuisson, condamnée à perpétuité en 1953 pour l'assassinat avec préméditation de son ancien-fiancé. Elle a alors vingt-quatre ans et était en étude de médecine.

Après neuf ans passé en prison, Pauline fut graciée. Elle s'installe alors avec sa mère et essaye de construire sa vie en recommençant ses études. Mais son affaire la poursuit, surtout quand Clouzot sort en 1962 un film sur son procès (film ou Brigitte Bardot joue son rôle). Elle décide alors de s'exiler au Maroc. Mais peut-on effacer tout un pan de sa vie en changeant de pays et de nom ?

Pauline Dubuisson a écrit des carnets qui ont disparu. Jean-Luc Seigne les imagines, les réécrits. On a l'impression d'entendre la voix de la jeune femme, ses questionnements, ses explications, ses doutes. Une sorte de confession qui permet de mieux la comprendre et de ne pas s'arrêter au geste car « L'histoire de Pauline, comme toutes les histoires, ne peut donc pas se raconter uniquement sur les faits, elle doit s'établir sur les silences de sa vie... ».

A travers ce récit à la première personne, l'auteur nous interroge sur le pardon, la justice ou la mort. Malgré tout je n'ai pas réussi à ressentir vraiment de l'empathie pour Pauline, je suis resté à distance, la trouvant finalement assez froide.

Mais cela m'a donné envie de lire un autre livre sur cette affaire : "la petite femelle" de Philippe Jaenada, qui peut apporter un autre éclairage à cette histoire (mais Sylire, ce n'est pas lui que l'on avait rencontré et qui avait descendu en flèche Jean-Luc Seigle ? Si c'est le cas j'ai moins envie de le lire ! ).