victor hugo vient de mourir parution 08/2015 - 256 p.

Étant une inconditionnelle de Victor Hugo, j'avais repéré ce titre à sa sortie... et je l'ai trouvé à la bibliothèque alors que ma PAL débordait (mais alors qu'est ce que je faisais dans une bibliothèque me diriez vous ? - j'accompagnais ma fille, Na ! ;-))

On y suit les derniers moments de Victor Hugo, les dépêches données par les médecins plusieurs fois par jour, les petits enfants qu'il a élevé, sa belle-fille et son gendre qui l'entourent, et bien sûr la réaction du peuple. Les badauds sont si nombreux autour de la maison que la police est obligé de mettre en place un service d'ordre. Vient ensuite les palabres plus politiques : doit-il être enterré près de ses enfants ou au Panthéon ? (qui est alors Sainte-Geneviève et qu'il faut désacraliser). Les funérailles d'Etat prennent le dessus avec tout le lot des décisions politiques : parcours qui évite les quartiers populaires, obsèques le lundi pour que les ouvriers ne puissent y assister, drapeau rouge interdit ... Des funérailles grandioses où les différents partis / activistes doivent s'inscrire pour avoir une place dans la procession.

Un livre captivant et bien écrit qui nous fait revivre de manière romancée un pan de l'hsitoire. Un bel hommage à Victor Hugo et une découverte de l'ampleur de l'émotion qui s'est emparée de Paris à sa mort.

Extrait : "Il faut à Lockroy plus de temps que d'ordinaire pour rentrer chez lui. Bien des voitures font le détour pour passer, même sans s'arrêter, devant la maison mortuaire,et là, la foule à pied, de plus en plus dense, ralentit tout, elle dessine une longue file qui attend pour laisser un message sur les deux registres posés devant la porte. Lockroy se fraie un chemin. Avant de franchir le seuil, il jette un oeil sur une des pages ouvertes, il sourit, Fouquier, chiffonnier avenue de Messine, arrive juste après les signatures de l'ambassadeur du Japon et de plusieurs sénateurs, les ouvriers et les officiels se mélangent dans les registres, mais seuls les premiers font la queue."