babylone parution 08/2016 - 218 p.

Parce que j'aime bien cette auteure, parce qu'il tourne dans mon groupe de lecture, parce qu'il a eu le prix Renaudot.

Elisabeth est une femme d'une soixantaine d'année chercheuse en biologie, mariée à Pierre ils ont un fils adulte. Le couple vit dans un petit immeuble de banlieue parisienne. Au fil des rencontres dans les escaliers (elle pour garder la forme, lui parce qu'il est phobique des espaces clos) elle a noué une amitié tranquille et fidèle avec Jean-Lino Manoscrivi, le voisin du dessus. Lui vit avec son  amie, Lydie, une "thérapeute new-age" et parfois le petit-fils de celle-ci.

A l'occasion d'une "soirée de printemps" qu'elle fait chez elle, elle invite plusieurs amis et ce couple du dessus avec lesquels ils sont déjà sorti parfois. Soirée chaleureuse, débats, fumées et boissons, rires et chamailleries. Pourtant la nuit va être beaucoup plus agitée que prévue.

On suit les pensées d'Elisabeth, et comme toute pensée c'est souvent décousue. Elle revient sur cette soirée, sur la rencontre plus lointaine avec son voisin, sur leurs enfances, sur la mort de sa mère quelques semaines plus tôt,  ... et tout se mêle jusqu'à l'évènement de cette nuit de soirée.

L'humour avoisine le tragique, les scènes burlesques sont aussi poignantes. Une vie routinière où tout à coup il y la délectation d'avoir quelque chose à raconter.

Un huis-clos sarcastique et tendre. Malheureusement je ne suis rentrée dans le roman qu'à partir du début de la soirée (au bout d'un tiers du livre), avant c'est tellement désordonné que j'étais un peu perdue, ne sachant pas où on allait. Après j'ai retrouvé la plume de l'auteur de théâtre et ses remarques mi-acerbes, mi-drôles. La fin m'a aussi un peu laissé dans le flou.

Une mini-déception pour moi.