puisque rien ne dure  parution 08/2006 - 127 p.

Un roman qui était dans ma LAL, mais en le lisant je me suis rendu compte que je l'avais déjà lu il y a 10 ans, et oublié !

Ce petit roman est tout en émotion. Quinze ans après la disparition de leur fille de 8 ans et leur séparation, Vincent et Geneviève se retrouvent. Chacun a eu sa façon de  réagir face à cette disparition : lui en fuyant, en essayant d’oublier ; elle en vivant seule avec ses souvenirs.

Geneviève va bientôt mourir, elle a appelé Vincent à son chevet. Ils partageront une nuit, main dans la main, et essaieront de revivre ne serait-ce qu'un instant furtif du bonheur qu’ils ont partagé jadis. Cette nuit sera aussi une libération qui s'apparente à une guérison, une réconciliation, une acceptation.

On ne tombe jamais dans la mièvrerie. Laurence Tardieu a su nous révéler les sentiments des deux protagonistes avec tact et sensibilité.

Très beau livre touchant et fort.

Extrait : « Je voudrais ne pas avoir de souvenirs. Je voudrais que mon corps, mon cerveau, n’aient rien conservé du passé. Que je sois dans le présent, seulement dans le présent. Je serais en chemin vers une femme inconnue […] Parce qu’on n’oublie rien, je le sais ce soir. On n’oublie rien. Quand bien même on s’est efforcé du contraire : le passé vit en nous. Masse informe tapie au plus profond de soi, qu’on pourrait croire endormie mais qui veille… »