dernier jour d'un condamné première parution 1829

Depuis combien de temps est-il sur ma PAL celui-là ? Je n'ose compter ! 

Et hop, un livre de l'objectif PAL ! Et quelle lecture !

Victor Hugo a vingt-sept ans quand il écrit ce livre, partant d'un principe simple "Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu'il ne faut pas tuer. Et comment enseignez vous qu'il ne faut pas tuer ? En tuant" (discours du 15/09/1848). Toute sa vie il portera le flambeau de l'abolition de la peine de mort. Robert Badinter lui-même dit qu'il a été marqué par les discours de Victor Hugo.

Dans ce récit, un jeune homme dont on ne connaît pas le crime, nous livre les six semaines précédant l'échafaud. Ses espoirs, ses peurs, ses émotions et sa colère.

Six semaines à espérer une grâce, à refuser l'ineluctable tout en s'y préparant, à voir la population s'exalter devant cette barbarie.

Un livre comme un cri. 

Extrait : "Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. 

Eh ! qu'est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour ? Qu'est-ce-que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite ? Qu'est-ce-que cette échelle de torture qui aboutit à l'échafaud ?

Apparemment ce n'est pas là souffrir."