tu t'appelais Maria Schneider

L'auteure revient sur la vie de sa cousine, Maria Schneider, une actrice qui a connu la gloire et la déchéance quasiment simultanément. C'était une jeune femme fragile, marquée par une enfance compliquée entre une mère peu aimante et un père qui ne l'a pas reconnue. A 16 ans, elle va aller sonner chez ce père célèbre et c'est lui qui va lui faire connaître le monde du cinéma, mais aussi celui de la drogue et des excès. A 19 ans, encore candide mais déjà usée, elle va avoir le premier rôle avec Marlon Brando dans le film « Dernier Tango à Paris ». Une scène de sodomie particulièrement osée et violente va finir de la détruire. Elle tournera encore dans de nombreux films mais les fêtes, les drogues et l'alcool auront raison d'elle.

L'auteure, plus jeune, est admirative de cette cousine connue qui vient régulièrement squatter le canapé de l'appartement où elle vit avec son frère et ses parents. C'est un lieu de réunions communistes, de rencontres baba-cools mais pour Maria, un lieu de repos où elle peut reprendre ses esprits.

Les chapitres sont très courts et suivent plus la pensée de l'auteur qu'un ordre chronologique. En parallèle de la vie de Maria, l'auteure revient aussi sur sa propre vie et ses souvenirs. Ceux-ci sont très vivants contrairement aux moments où elle évoque sa cousine à qui elle parle en utilisant un « tu » qui nous distancie de l'histoire.

Un bel hommage émouvant mais que j'ai trouvé peu vivant. D'autre part, les « règlements de compte » vis à vis de la famille paternelle de Maria ou de certains réalisateurs m'ont gêné. Ce n'est pas un livre que je retiendrai très longtemps.