les rivières

Une rencontre au salon du livre de Binic, une tentatrice ... il ne m'en fallait pas plus pour acheter ce livre.

Marie est une jeune femme volontaire qui est serveuse dans un café du Havre. Elle s'occupe quatre heures par jour de son père qui souffre d'hypocondrie maladive et elle n'a pas de nouvelle de sa soeur aînée qui a quitté le domicile très jeune, peu de temps après le décès de leur mère. Indépendante, elle rêve cependant du grand amour et y croit quand elle rencontre Alexandre, un jeune homme de bonne famille un peu bohème qui rêve de devenir cinéaste. Mais le conte de fée va se terminer au tribunal exacerbant le sentiment d'inferiorité de Marie. Son caractère volontaire, les rencontres et l'écoute vont cependant l'amener sur le chemin de la résilience.

C'est un roman qui fait du bien avec une écriture poétique et sensible. Pourtant je suis restée un peu en dehors de l'histoire. Je ne sais pas expliquer pourquoi mais je n'attendais pas avec impatience de reprendre mon livre. Malgré tout, en y repensant, j'ai aimé l'histoire et c'est un livre qui me restera en mémoire. Une lecture en demi-teinte que j'ai du mal à exprimer.

Extrait : "Avec Alexandre, Marie a l’impression que des mondes inexplorés se cachent derrière les virages, des supergalaxies au-dessus des nuages. Alexandre, c’est la perspective d’un ailleurs. Cette vibration sensuelle et romantique est inédite dans sa courte vie, mais elle la reconnaît malgré tout. Elle naît d’une mémoire enfouie, collective, saturée de romances ou d’images de conte de fées injectées par intraveineuses. La jeune femme n’est pourtant pas de ces filles à jupes courtes et tee-shirts déchirés qu’on trouve à l’arrière des théâtres les jours de concert. Elle ne s’est jamais rêvée en robe de mariée avec une vedette à son bras; elle a trop à faire pour sauver sa peau. Avoir un toit, de quoi manger, organiser son quotidien."