l'obomsawin

Lu dans le cadre de Québec en novembre organisé par Karine et Yueyin dans la rubrique : "un livre d'un auteur canadien mais pas québécois."

J'aime beaucoup l'accent québecois qui me fait voyager sans bouger de chez moi, et je cherchais ce que je pourrais lire pour le mois quebecois, quand Sylire m'a convaincue de lire ce livre, qui est en écoute gratuite sur le site de radio canada. Elle a eu un coup de coeur et était en lecture commune avec Enna qui l'a aussi beaucoup aimé.

Me voici donc dans ma voiture, pendant mes trajets pour aller bosser, bercée par la voix et l'accent chantant du lecteur, Richard Léger.

Nous sommes à Sioux Junction, un village ouvrier de l'Ontario qui est maintenant déserté. C'est dans ce village que va avoir lieu le procès de Tom Obomsawin, un gars du pays devenu peintre connu, qui est revenu dans la maison familiale et qui y a mis le feu. 

Ce procès va permettre de faire revivre un peu le village. L'hôtel est plein (3 chambres), les journalistes effectuent des reportages... et un homme fait le portrait de Tom Obomsawin. Questionnement sur ses origines, sa notoriété et sa vie tumultueuse de peintre amérindien ; réflexion sur la langue utilisée, anglais, français ou amalgame des deux ; controverse sur l'art ; présentation du village, de sa création à sa désaffection. Cette biographie permet aussi de faire une galerie de portraits hauts en couleur des habitants de Sioux Junction.

J'ai aimé la couleur local de ce roman, les expressions typiques accentuées par l'accent du lecteur, le froid de l'hiver, la glace de l'étang, la réserve indienne. J'ai aimé aussi les réflexions sous jacentes sur la langue, l'art, la réussite, l'intégration des amérindiens.

Par contre, j'ai trouvé que le début du roman était très long. Toute la mise en place sur la création du village m'a ennuyée, du coup il a fallu que je m'accroche pour arriver au moment plus intéressant du procès et du regain de vie dans Sioux Junction.

Une lecture que j'ai aimé pour le côté naturel et autochtone mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.