Histoires-de-la-nuit_6721

La chronique de ce livre va être rapide car il m'est tombé des mains. La longueur des phrases, les répétitions, la lenteur de l'action ont eu raison de ma lecture. J'ai craqué vers la centième page, et comme j'ai voulu connaître la fin, j'ai parcouru en diagonale les cinq-cent pages restantes. Même en diagonale, j'ai trouvé ça long ! 

Dans un hameau isolé à une cinquantaine de kilomètres de la ville la plus proche, vivent un couple avec leur petite fille et une artiste peintre à la retraite.

Une vie retranchée. Lui est agriculteur, elle travaille dans une imprimerie. Leur couple vivote.

Et puis ... un après-midi, des inconnus pénètrent dans le hameau, cherchant visiblement à en découdre.

Extrait (pour montrer la longueur des phrases) : "Il la regarde dormir, elle porte juste un tee-shirt trop grand, gris, dans lequel son corps semble flotter, et pourtant ses seins apparaissent plus lourds que lorsqu’ils tiennent dans un soutien-gorge. Il les lorgne sans gêne, sans embarras, leur forme, les courbes, leur poids ; il aimerait les prendre dans ses mains, les soupeser, les caresser même si c’est seulement à travers le tissu, comme il reluque sans gêne non plus le décolleté trop plongeant et la peau dont quelques rides dessinent des lignes qu’il suit, et le cou, le visage de profil de sa femme, sa beauté qui s’ignore à l’heure où elle se repose, au moment où elle dort, lui laissant à lui seul le privilège non pas de la posséder mais de la contempler, s’étonnant encore de pouvoir jouir du privilège d’admirer cette femme et de la voir tournoyer autour de lui, vivre, rire et dormir ; et tant pis s’il y a toujours cette blessure qui se réveille à cette heure-ci, dont il arrive à tromper la douleur par l’acharnement au travail, par tous les soucis qui l’accablent et dans lesquels il veut bien se noyer pour oublier que sa femme, avec son souffle, sa bouche - ses lèvres -, la forme de son nez, les rides au coin des yeux et cette odeur qui n’est qu’à elle et dont la chambre, les draps, la maison elle-même semblent être comme une émanation, ne le laisse plus souvent la toucher, lui qui crève de la honte que ça lui donne de la désirer, sachant que, une fois par mois peut-être, elle laisse son corps trapu, de gras et de muscles lourds, rose et pâle, livide comme celui d’un cadavre, d’une peau rêche, odorante, aigre, son corps qu’il regarde avec dégoût, avec honte, se satisfaire en elle, le laissant s’ébattre comme il voit qu’elle le fait, en fermant les yeux et en retenant son souffle, il le sait - en attendant qu’il accomplisse sa besogne le plus vite possible, comme s’il fallait bien lui concéder au moins ça."