Idiss

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J'ai très envie de lire le livre que Robert Badinter a consacré à sa grand-mère, et c'est finalement le format BD que j'ai eu en premier entre les mains. 

Compte tenu du voyage que j'ai fait pendant les vacances dans des villes de l'Est touchées par l'histoire des juifs, cette lecture m'est apparue tout à fait de circonstance.

Le récit reprend le parcours d'Idiss, jeune femme vivant dans les années 1890 dans un village juif d'Europe centrale (actuellement situé en Moldavie). Mère de deux garçons, son mari est parti combattre pour le tsar. Absent pendant près de cinq ans, il revient à la maison avec la passion du jeu. Son travail de tailleur a du mal à suffire pour faire vivre la famille qui s'est agrandie avec la naissance d'une petite fille en 1899.

Au début des pogroms contre les juifs, les deux aînés qui sont maintenant majeurs, décident de partir pour la France. Idiss, son mari et sa fille restent. Mais les dettes de jeu et les persécutions s'accumulent les poussant eux aussi à partir. Ils vont, à la suite d'un long périple, retrouver en 1912 les deux fils aînés qui ont créé à Paris un atelier de confection.

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Idiss est perdue dans cette grande ville, elle qui ne sait ni lire, ni écrire et ne parle que yiddish. Elle va cependant être le pilier familial, jusqu'à ce que l'histoire désigne à nouveau les juifs comme des êtres à éliminer.

Autant j'ai apprécié l'histoire, autant j'ai eu du mal avec les dessins crayonnés. Je sais que cette BD est plutôt destinée aux jeunes, mais le fait que le trait soit assez enfantin ne m'a pas convaincu. De plus, on se perd parfois entre les personnages car, à part Idiss, aucune autre personne de la famille n'a vraiment d'épaisseur. Pour finir, certaines pages présentent beaucoup de textes.

Cela reste cependant un récit à lire, que ce soit pour que la dérive antisémtie ne s'amplifie pas, ou pour montrer le courage nécessaire à l'exil lié à une persécution, quelle qu'elle soit.

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