Avant de sombrer, de Cyril Carrère
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J'ai eu la chance d'être sélectionné lors de l'opération masse critique "mauvais genres" pour recevoir ce livre. Ce n'est pas mon genre littéraire préféré, mais j'aime aussi sortir de ma zone de confort.
Jérôme Cazenave se réveille dans une chambre d'hôpital, persuadé d'avoir eu un accident de voiture alors qu'il rentrait chez lui sous la pluie, pressé de rentrer chez lui, sa femme dépressive semblant sur le point d'en finir avec la vie.
Mais après discussion, il apprend qu'il était auparavant policier, et que son traumatisme crânien vient d'une agression en prison ou il est actuellement détenu pour la mort de sa femme.
L'avocat de Jérôme et une ancienne collaboratrice psychologue se battent pour que son procès soit révisé. Car il y a beaucoup de zones d'ombres autour de Jérôme et de la mort de sa femme : la dépression de celle-ci à la suite d'un essai médical, un ancien dossier clôturé un peu vite, une fille qui s'est éloigné et vivote dans le milieu de la drogue.
La tension est maintenue tout au long du livre et on se laisse happer par les révélations, l'enquête, les retournements de situation.
Pour ce qui est du style, on passe du passé de Jérôme et de sa vie avant la mort de sa femme, à l'investigation actuelle avec fluidité. Les chapitres sont courts et dynamiques.
Par contre j'ai trouvé l'intrigue compliquée, des déductions qui manquaient de liaison et un dénouement trop rapide et peu crédible. Je me suis même dit que je n'avais pas tout compris et certains points restent un peu nébuleux.
Une lecture en demi-teinte, mais c'est peut-être parce que ce n'est pas mon genre littéraire de prédilection.
Extrait :
« Dressé sur son lit d'hôpital, le visage crispé par la rage. Jérôme était secoué de sanglots.
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Vous vous foutez de moi ? Jamais je ne lèverais la main sur une femme, encore moins sur la mienne ! Alors lui tirer dessus !
Gaillard se mit à déambuler au pied du lit médicalisé, les mains devant lui, comme s'il tenait un ballon invisible.
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C'est exactement ce que vous avez soutenu à l'époque. Vous avez aussi expliqué que c'était en lien avec l'enquête que vous meniez. Qu'on cherchait à vous empêcher de nuire. J'ai fait de mon mieux pour vous défendre, mais certains éléments sont accablants, comme la présence de vos empreintes sur l'arme du crime. »