L'étoile brisée de Nadeije Laneyrue-Dagen
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Un pavé pour près d'un demi-siècle d'histoire, entre 1490 et 1525.
Impossible à résumer tant ce roman est foisonnant. Il y est question de la découverte de l'Amérique, du développement du commerce international, des avancées de la médecine, de la réforme protestante, des querelles et rapprochements entre la France, l'Italie et l'Espagne, d'esclavage et de pogroms contre les juifs.
Tout commence à la fin du XVème siècle quand des parents demandent à leurs deux fils juifs de fuir leur village Espagnol où un massacre risque d'arriver. Un seul mot d'ordre : oubliez que vous êtes juifs, vivez votre vie loin de la religion. Les deux jeunes garçons vont prendre des voies différentes et vont tous les deux sillonner l'Europe et faire de nombreuses rencontres.
Une fresque historique que l'on suit à travers plusieurs familles.
L'autrice est professeure d'histoire de l'art, et on sent toutes les connaissances qu'elle a de cette période de la renaissance et de ses nombreux détails.
Malheureusement, tous les sujets sont enchevêtrés et j'ai été un peu perdue. Il y a même tellement de va et vient que l'autrice résume parfois des points qui ont déjà été abordés précédemment.
J'aurais aimé qu'il y ait un fil conducteur avec un personnage qui prenne plus d'importance et qui tienne le récit.
J'ai donc lu la fin en diagonale, car je me suis néanmoins attachée à certains personnages (notamment Silvana) et je voulais connaître leurs destinées.
Un récit magnifiquement documenté, mais trop compliqué et lent pour moi.
Extrait : « Le volume, de petite taille, était rédigé en latin. Intitulé Cosmgraphiae Introduction, Introduction à la cosmographie, il montrait le monde en cartes en se bornant aux littoraux pour les régions peu connues. Surtout, il contenait le récit d'un certain Albericus Vespuccius. L'homme était né en Italie, avait traversé l'Océan et il avait atteint ces rivages de l'ouest, dont la découverte agitait l'Europe depuis plus de vingt ans. Pour Solfa, qui avait vécu éloigné de la mer, une telle relation était spéculativement passionnante : les terres habitées, que Ptolémée limitait à l'Europe, l'Afrique et l'Asie, se trouvaient complétées par un quatrième continent. Pour Joachim, le récit du voyage avait une saveur concrète. Si loin des côtes espagnoles où il était né et après tant d'années, il retrouvait en lisant les impressions de son enfance. Lui qui croyait avoir oublié, il se remémorait l'odeur forte du varech quand la mer découvrait les rochers, le choc des masses d'eau lorsque, adolescent, il bravait les vagues sur la plage de San Martín, la brûlure du soleil, et le sel formant une pellicule qui tirait sur la peau et qu'il aimait lécher quand il sortait de l'eau. »