Le livre du feu, de Christy Lefteri
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Livre reçu dans le cadre d'une opération « masse critique » de Babelio.
Un feu criminel a ravagé des hectares de terre en Grèce.
Irini, enseignante de musique, son mari peintre et leur fille ont eu la chance de survivre mais leurs blessures physiques et mentales sont profondes.
Face à la désolation de leur terre, ils vont devoir trouver le courage d'avancer. Pour Irini, cela se fera par l'écriture de son journal qu'elle intitule « le livre du feu ».
Les chapitres sont alternés entre ce journal et le quotidien de la famille. A travers « le livre du feu », Irini revient sur ce qu'il s'est passé de manière chronologique, les heures de peur et de détresse avant d'être sauvés.
Dans les chapitres sur le quotidien, elle décrit l'apathie de son mari, la souffrance de sa fille mais aussi l'enquête qui a lieu à la suite de la mort de l'homme qui a mis le feu.
L'histoire sur la façon de tenter de continuer à vivre après une tel drame, le besoin de rechercher un responsable ou la vie qui reprend, est intéressante. Mais j'ai trouvé la construction un peu lourde. Cette double narration ralenti le rythme. Irini décrit les choses de manière assez froide et distante, cela nous coupe de l'affect et des sensations de la famille, Et dans le quotidien, on ne ressent pas vraiment le suspense de l'enquête.
J'ai donc trouvé dommage de ne pas éprouver dans ce récit l'intensité dramatique et bouleversante que je pensais y trouver. Du coup je suis restée un peu en dehors de l'histoire.
Extraits : « Le feu a brûlé nos âmes et nos cœurs. Il a réduit en cendres ceux que nous étions autrefois »
« Je ferme de nouveau les yeux. Je ne veux rien voir. Je veux me souvenir de cet arbre comme s'il était le monde tout entier. Comme si, derrière lui, il y a avait un paysage à l'aquarelle. La forêt morte n'existe pas. Cette forêt noircie n'est plus là qui m'entoure.
Mais une rafale amène à mes narines l'odeur de ses restes calcinés. »