Jours de sable de Aimée de Jongh
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De 1929 à 1939, une zone située dans les grandes plaines des Etats-Unis a connu une sécheresse record. Cette condition météorologique associée à une augmentation de l'agriculture et la disparition de l'herbe a créé le dust bowl, des tempêtes de poussière et de sable dévastatrices.
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En 1937, John Clark, un jeune photographe, est envoyé par la FSA (Farm Security Administration) en reportage dans les terres arides d'Oklahoma, afin de témoigner de la pauvreté de ses habitants.
Il se heurte tout d'abord à la méfiance des résidents, avant de réussir à gagner leur confiance. Il vit avec eux ces fameuses tempêtes qui rendent le ciel noir et empêche de sortir, la poussière s'infiltrant dans les maisons et les poumons.
Un témoignage très bien mené avec ce personnage fictif qui met en avant ce pan de l'histoire que l'on retrouve dans les raisins de la colère de Steinbeck (que je suis allé acheter).
Les traits sont simples et le découpage, entre vignettes et pleines pages, donne de l'importance à l'illustration (il y a d'ailleurs toute une réflexion sur le poids d'une image plus évocatrice qu'un long discours).
Les couleurs, les visages des enfants couverts parfois d'un masque, la fatigue des parents et cette poussière qui recouvre tout sont très bien retranscris.
A la fin de l'ouvrage, des explications documentaires ainsi que des photos d'époque permettent d'encore mieux appréhender la rudesse de cette époque.
J'ai beaucoup aimé
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