Darwyne de Colin Niel
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Darwyne est un jeune garçon qui vit, avec sa mère et les beaux-pères qui se succèdent, dans un bidonville. Leur case se situe un peu à l'écart, le long de la jungle amazonienne.
Légèrement handicapé physiquement avec des pieds déformés, très sensible, ayant un lien fort avec la forêt, Darwyne est un garçon à part, qui voue un culte à sa mère malgré les sévices reçus.
Quand Mathurine, éducatrice de la protection de l'enfance, rencontre la mère et l'enfant à la suite d'un signalement, elle sent qu'une chose cloche.
Un roman d'ambiance avec des liens qui vont se tisser petit à petit entre l'enfant et l'éducatrice, avec un troisième personnage important : la forêt amazonienne.
Ce n'est pas à proprement parler un roman policier, même si il a reçu le grand prix de littérature policière 2023, mais plutôt un roman noir de suspense.
J'ai aimé la façon dont les émotions de Darwyne et Mathurine sont transcrites. Il y a une atmosphère étrange dans tout le roman, un aura mystérieux de cette forêt qui apporte une pointe de fantastique.
Une lecture prenante.
Extrait : « Dès le début, quand elle le lui a présenté, il l’a trouvé bizarre. Ce n’est pas tant ses pieds en dedans et sa manière de marcher, non, c’est autre chose. Il a l’air un peu crétin, en fait. Et sale, aussi, malgré les bains que lui impose sa mère. Toujours à traîner dans la terre, à fouiller je ne sais quoi dans les racines de cette vieille souche qu’il faudra un jour évacuer du terrain. À observer les volatiles qui viennent se poser sur les piquets du fil à linge, à faire des petits bruits pour essayer de les imiter. À tailler ses machins avec le couteau de la cuisine pendant des heures, franchement, ce ne sont pas des occupations pour un enfant de son âge. »