Dors ton sommeil de brute de Carole Martinez
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Eva est neurologue, spécialiste du sommeil et des rêves. Elle n’a jamais vraiment voulu d’un enfant et si elle a accepté d’en porter un, c’est parce que son compagnon le souhaitait et qu’elle n'arrivait pas à le lui refuser.
Contre toute attente, elle va s’attacher viscéralement à cette petite fille.
Huit ans après la naissance, la voilà un peu perdue, seule avec sa fille, dans les marais de Camargue.
On va suivre le pourquoi de sa venue dans ce lieu isolé, sa relation avec le seul voisin aux alentours, mais surtout, on va découvrir un phénomène qui affole la planète. Tous les enfants du monde, à la même heure (donc en décalage par rapport à leur fuseau horaire), font un rêve commun qui va prendre vie dans la réalité.
J’ai beaucoup aimé le début de ma lecture, me retrouvant avec plaisir dans l’écriture ciselée de l’autrice, vibrant avec les protagonistes. Et puis je me suis lassée car j’ai trouvé assez redondant tous ces rêves et les péripéties qui en résultent.
Je n’avais plus trop envie de retrouver mon livre, et en même temps j’avais hâte de savoir le fin mot de l’histoire. Et là aussi j’ai été déçue, trouvant la fin trop rapide et ne donnant pas de réponse satisfaisante au pourquoi.
Une lecture mitigée donc.
Extraits :
"Je lui ai dit qu'elle était née un peu malgré moi et que, grâce à elle, j'avais compris ce que c'était qu'aimer. Quelle surprise! Elle m'avait mise au monde en naissant. Elle était à la fois mes racines et ma canopée, la source et l'embouchure, elle était le mouvement de toutes les rivières qui me parcouraient, elle m'offrait la beauté et la joie de vivre. Elle m'avait multipliée. Je l'aimais et je cherchais les mots pour me faire pardonner. Je voulais tant la prendre dans mes bras. Ils ne servaient à rien sans elle."
"Ses rêves étaient des jardins où elle m’invitait au réveil. Du temps où elle acceptait de me les raconter, je m’y promenais, touchée par la beauté des mondes seconds où mon enfant passait presque la moitié de son existence."