Jacaranda de Gaël Faye
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Après avoir relu Petit Pays en Bande Dessinée, j’avais très envie de découvrir ce nouveau roman de Gaël Faye
Milan est un enfant métis qui est né en 1982 et qui a grandi en France. Son père est blanc et français, sa mère noire et rwandaise. Autant il voit ses grands-parents paternels, autant il ne connaît rien de la famille de sa mère qui refuse de parler de sa vie avant son exil en 1973.
Il va se rendre au Rwanda avec sa mère pour la première fois en 1998 et découvrir une partie de sa famille maternelle, tout en n’ayant toujours aucune information sur le pourquoi de l’exil de sa mère.
En arrivant au Rwanda, il va prendre conscience des séquelles psychologiques des survivants, et de la difficulté de réconcilier des habitants qui se sont entretués.
Je n’ai pas été emporté par ce livre qui est pourtant intéressant… La première moitié qui se passe essentiellement en France m'a paru un peu longue et terne avec une écriture simple mais qui manque de fougue. Les personnages secondaires sont nombreux, sur une longue période, ce qui ne permet pas vraiment d’approfondir leurs personnalités. Et enfin, je n’ai pas ressenti d’empathie pour Milan qui est assez mou et laisse la vie se passer.
Je retiendrai de ce roman l’historique très intéressant du pays (mais présenté d’un seul bloc lors d’un exposé amené un peu malhabilement) et la douleur des rescapés ou des descendants.
Extraits :
“- Tu y crois ?
- A la réconciliation et au pardon ? Non … Je suis une survivante. J’ai vu comment ces gens se sont comportés. Mais les procès sont absolument nécessaires pour les générations d’après. Pour Stella et toi. Grâce à ce que l’on fait aujourd’hui, vous arriverez à cohabiter avec leurs enfants. C’est mon espoir.”
“- Tu avances sur ton mémoire ?
- Pas vraiment. Je n’ai pas eu la force d’assister à d’autres procès. Les récits sont insoutenables. Je comprends maintenant pourquoi on dit qu’un génocide est indicible.
- Tu sais, l’indicible ce n’est pas la violence du génocide, c’est la force des survivants à poursuivre leur existence malgré tout.”