La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi
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Un roman qui se passe en Afghanistan sur deux périodes à un siècle d'écart.
Tout d'abord au début du XXe siècle et ensuite en 2007. Deux destins de femmes dans un pays où leurs droits ont du mal à être reconnus.
Au début du XXe siècle, c'est l'histoire de Shekiba, une jeune femme qui vit dans un petit village reculé et qui va voir sa famille décimée par le choléra. Seule, défigurée, elle va être donnée par sa famille en tant que femme à tout faire, puis en tant que gardienne du harem du roi, Elle va ainsi connaître la vie à Kaboul avant de vivre une vie de femme mariée. Elle va surtout être présente lors du discours du nouveau roi Amanullah qui donne beaucoup plus de droits aux femmes, qui veut développer leur éducation et déclare que le tchador n'est pas imposé par l'islam. On espère alors une ouverture.
Et pourtant un siècle plus tard, il n'en est rien.
Nous sommes en 2007, les talibans font la loi, les maîtres de guerre ont des grands pouvoirs dans chaque région, et Rahima se retrouve mariée à 13 ans avec l'un d'eux.
Sous l'emprise de son mari, quasiment esclave, elle va cependant pouvoir aller à Kaboul, et se rendre compte de la grande différence qu'il peut y avoir entre la vie en ville et la vie à la campagne, mais surtout la vie des Européennes par rapport à la vie des Afghanes.
C'est fou de voir qu'en un siècle d'écart, il n'y a eu aucune avancée pour les femmes et même un recul certain. Depuis l'écriture de ce livre qui date de 2015, les droits des femmes ont encore diminué en Afghanistan alors qu'il y avait un certain espoir au début du XXe siècle avec l'arrivée d'un roi plus ouvert au droit des femmes.
L'écriture est fluide. On passe d'une époque à l'autre mais le titre du chapitre nous indique bien à quel siècle nous sommes.
Une lecture intéressante même si ce n’est pas de la grande littérature. Cela m'a donné envie d'en savoir plus sur l'histoire de l'Afghanistan entre 1920 (réformes en faveur des femmes) et le retour des talibans en 1996.