Traverser les montagnes, et venir naître ici de Marie Pavlenko
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Deux femmes vivent, de manière très différente, une rupture brutale dans leur vie :
- Astrid, la quarantaine, décide d’aller vivre dans un coin perdu du Mercantour pour fuir un drame qui a ravagé sa vie.
- Soraya, 17 ans, a quitté son pays ravagé par la guerre. Séparée de ses parents, enceinte, elle se retrouve sur la route de l’exil avec sa tante, perdue.
Ces deux femmes vont se rencontrer, se soutenir dans leur détresse et ainsi reprendre goût à la vie.
Je n’ai pas réussi à entrer complètement dans ce roman. Plusieurs points m’ont paru trop “gros” : que les deux femmes se retrouvent et s'épaulent, que le méchant soit un agriculteur chasseur grognon et le gentil un jeune étudiant aimable… Tout ça est un peu caricatural, et ne m’a pas permis de ressentir de l’empathie pour les personnages.
Un roman sur le deuil, l’exil, l’amitié et la résilience que je n’ai pas vraiment réussi à apprécier.
A mon dernier groupe de copines lectrices, l'une d'entre elle nous l'a présenté en tant que coup de cœur, et il a une note de 4,3 sur Babelio. Comme quoi, les goûts et les couleurs ...
Extrait : “Soraya halète de colère, mais Astrid se cache le visage dans les mains. Une salve de sanglots la secoue. À cette seconde, Soraya comprend à quel point cette femme lui échappe. À quel point elle porte un fardeau. Peut-être aussi lourd que le sien. Soraya est une victime, chassée de chez elle, elle a perdu ses parents, a été humiliée, torturée, elle a eu faim, honte, peur. Mais elle n'est pas la seule. D'autre, ailleurs, traverse l'enfer, et l'enfer invente toutes les histoires. “