Naufragés, un couple à la dérive dans le Pacifique, de Sophie Elmhirst
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L'histoire vraie de Maurice et Maralyn Bailey, un couple d'anglais qui a décidé, en 1972, de partir à l'aventure en bateau de Southampton à La Nouvelle Zélande.
Le couple a mis plusieurs années à se préparer, lisant des documentaires, des cartes de pilotage et des guides de navigation.
Maurice est solitaire, taciturne avec une tendance dépressive. Maralyn a un caractère plus optimiste et conquérant.
Le couple a tout vendu, tout laissé derrière lui pour construire leur bateau. Le début du voyage correspond à leurs attentes, mais au large des îles Galapagos, neuf mois après leur départ, la rencontre avec un cachalot va endommager leur bateau qui va couler.
Ils vont juste avoir le temps de récupérer dans leur canot de sauvetage et leur annexe, des boîtes de conserve, de l'eau et quelques ustensiles. N'ayant pas de radio, leur seul espoir est de se retrouver sur une voie maritime.
On va suivre alors toutes leurs dérives, leurs espoirs, leurs doutes, leurs peurs ou leurs abattements ainsi que leurs débrouillardises pour survivre de longs mois.
Leurs caractères sont très différents et ils vont arriver à se soutenir l'un l'autre en imaginant leur futur, un nouveau bateau, un autre départ.
Ils m'ont impressionnés par leur résilience.
Un roman qui se lit très facilement et dont l'histoire est assez incroyable. L'autrice s'est basée sur de nombreux écrits, notamment le journal de Maralyn, les nombreux articles parus lors de leur retour sur terre mais aussi le livre qu'ils ont écrit.
Amour, aventure, endurance et défi. Tout un programme !
Extrait : "Ils n'avaient ni émetteur radio ni moteur. Aucun moyen d'informer qui que ce soit de leur sort, ni d'aller où que ce soit. Leurs deux petites embarcations gonflables étaient impossibles à repérer sur cette vaste étendue d'eau. Comme une cargaison tombée de l'arrière d'un porte-conteneurs, personne ne s'apercevrait de leur disparition avant qu'ils ne s'échouent sur une côte, à des milliers de kilomètres.
Et dire que naviguer avait procuré à Maurice un sentiment de contrôle, d'autorité. Pendant des mois, il avait domestiqué les éléments, les avait utilisés comme carburant. Il avait filé sur les mers comme s'il en était le maître. Désormais, ils étaient à la merci des vents."
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