Une amie de la famille, de Jean-Marie Laclavetine
L'auteur revient sur la mort de sa sœur, 50 années auparavant, emportée par une vague alors qu'elle se promenait avec son fiancé, lui-même et un autre de ses frères, au pied du phare de Bayonne.
C'est sa fille qui lui a demandé des renseignements sur cette tante trop tôt partie, dont personne dans la famille ne parle.
Il va alors rassembler ses souvenirs, interroger ses frères, enquêter pour retrouver le fiancé et la meilleure amie et faire renaître cette sœur aînée que finalement il connaissait bien peu.
J'ai un peu de mal avec ces romans où l'auteur fait sa psychothérapie. C'est bien écrit, émouvant, mais ça ne m'a personnellement pas apporté grand-chose.
Extrait:« Ce qui est certain, c'est qu'un livre nous a réuni, celui qui est en train de s'achever ici. Il suffit de peu de choses. Un rêve récurrent, la vision obsédante d'un fantôme en robe blanche, le désir soudain de sortir du silence amniotique, quelques mots qui filent des doigts sur un clavier, une nuit, et chercher l'issue. La littérature a peut-être du moins ce pouvoir de réunir ce qui se disperse, d'assembler ce qui s'éparpille au vent des destinées singulières, de coudre ensemble les lambeaux que la mémoire accroche dans les recoins de nos consciences.»