Complainte océanique, de Yolanda Gonzalez
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À cinq siècles d'écart, au Pays Basque, l’autrice met en parallèle deux événements (partiellement inventés) qui ont eu lieu, en lien avec les baleines.
En 2019, lors du sommet du G7 à Biarritz, une baleine s’échoue sur une plage. Malgré toutes les bonnes volontés, impossible de la sauver. Des militants écologistes vont faire un sitting autour de la dépouille pour alerter sur l’écologie.
5 siècles auparavant, les pêcheurs de Biarritz pratiquaient la chasse à la baleine, celles-ci étant très nombreuses dans le golfe de Gascogne. A bord de frêle chaloupe, les pêcheurs partaient à l’assaut de ce monstre marin, au risque de leurs vies. Quand la baleine était tuée, tout était utilisé : la graisse (huile de lampe), la chair, la langue (nourriture), les fanons (baleine de corset) …
Mais dès le 15e siècle, les baleines se raréfient dans le golfe de Gascogne, obligeant les pêcheurs à partir loin.
Un parallèle entre les deux époques, avec la baleine en lien. Une réflexion sur l’écologie, la surpêche et notre rapport à l’océan.
J’ai aimé le thème que j’ai trouvé intéressant et original, mais je n’ai pas adhéré à l’écriture. Des difficultés à comprendre les phrases, des longueurs, un côté onirique auquel je n’ai pas adhéré… J’ai fini le livre avec une lecture en diagonale.
Tant pis.
Extrait : “Le bruit mécanique des moteurs et les ultrasons meurtriers. S’ils continuent à approcher, ils les cerneront de leurs ondes, cela les rendra folles et elles précipiteront la fin. Rester immergées aussi longtemps que possible et ne pas perdre de vue la petite. Ne pas se laisser attraper. Toujours la même histoire. Ils ont toujours été à l’affût. À l'affût des petites, toujours. Il y a toujours eu des corps sans vie sur le sable. Nager dans le noir durant le noir pour éviter les lumières et les sons. Vers le sud. Traverser le désert liquide et la barrière, puis parvenir de l’autre côté, dans les eaux paradis de leurs ancêtres. Là où fut la vie. Et la mort. Surtout la mort. Elles le savent bien. Elles ne l’ont pas oublié.”