Le grand tout, de O.Mak-Bouchard
Qu'il est difficile à résumer ce livre tellement il est foisonnant !
J'ai beaucoup aimé l'écriture, j'ai été bien dedans, j’étais contente de le retrouver, mais j'ai trouvé qu'il abordait tellement d'histoires différentes que finalement on s'y perd un peu.
Un bibliothécaire de Berkeley, veuf, loue une chambre de sa maison à une jeune fille, June. Ils vont très vite bien s'entendre.
A la mort de la grand-mère de June, c'est lui qui va s'occuper de vendre les biens qui lui appartenaient. Cette grand-mère était d'origine japonaise et avait connu son mari, un soldat américain, à la fin de la seconde guerre mondiale. Elle a donc pas mal de souvenirs provenant du Japon, et notamment un sabre qu'il pense de peu d'importance et qui s'avère être en fait très précieux.
À cela va s'ajouter une amitié avec un homme qui se prend pour Jack London, le projet de June d'interpréter les rêves, un voyage initiatique, le covid, un grand tremblement de terre à San Francisco…
Je sors de ce livre contente de l'avoir lu en ayant passé vraiment un bon moment. Mais je ne pense pas qu'il me restera longtemps en mémoire parce qu'il y a trop de points de vue intéressants qui s’entrecroisent.
Extrait:« J'ai souri. Les Américains et leurs entreprises, c'est quand même quelque chose. Ils en sont très fiers, ils les placent au même rang que les institutions culturelles ou les monuments historiques. Voir au-dessus. Vous demandez à un anglais les trésors de son île, il vous répondra la royauté, le thé, le British Museum, il vous dira ce qu'il voudra, mais il ne vous citera pas Rolls-Royce ou la City. Pour moi, Facebook est justement l'antithèse du rêve américain, une invention hors de contrôle qui a ouvert la porte de la maison-blanche à Mickey Crump et détruit pour moitié le pays.”