Les fantômes de l’Hotel Jerome de John Irving
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J’aime beaucoup cet auteur que j’ai découvert il y a une trentaine d’années avec “Le monde selon Garp”. Ce fut une révélation. Son écriture, son côté déjanté, l’atmosphère de ses livres… et donc, quand il en sort un nouveau, je suis à l'affût.
Mais là, la magie n’a pas opéré.
D’abord, le format : un pavé de près de 3kg qu’il n’est pas possible de lire allongée dans son lit (or c’est dans cette position que je lis le soir).
Ensuite le thème. Adam, écrivain vieillissant, revient sur sa vie. Sa naissance dans les années 40 d’une mère célibataire, la découverte des pratiques de sa mère et son beau-père, son épanouissement sexuel, ses amitiés …
Est ce que je deviens une vieille outrée ? Il n’y est quasiment question que de sexe. Alors oui, c’est un thème récurrent chez Irving, mais dans ce roman, on atteint un paroxysme ! Entre les couples lesbiens, le transexuel, la femme qui a des problèmes de sphincter, celle qui est atteinte d’hémorragie, celui qui se fait une torsion du sexe … les rapports sexuels “classiques” sont inexistants, par contre c’est la foire au premières fois ratées et aux attirances spéciales.
Je n’ai donc pas réussi à rentrer dans ce pavé que j’ai fini par parcourir rapidement (je ne sais toujours pas arrêter un livre).
Le côté déconcertant de l’auteur est annihilé par un discours verbeux qui noie le tout.
La seule chose qui m’a intéressé c’est le contexte historique, notamment avec l’ère Reagan et l’arrivée du sida et bien sûr le message de tolérance que ce roman porte.
Tant pis, je réessayerai au prochain.
Extrait : “J’avais trente-neuf ans à la fin du mois de janvier 1981, quand Ronald Reagan devint le quarantième président des Etats-Unis. Dans ma vie, les personnes les plus aimantes et les plus aimées étaient deux couples de lesbiennes et mon beau-père, une femme transgenre. Je sortais toujours avec Wilson, qui, toujours dépressive et très grande, ne s’était pas blessée en se lavant les cheveux et ne m’avait jamais tordu le pénis.”