Propre de Alia Trabucco Zerán
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Une tragédie a eu lieu, une petite fille est morte et l’employée de maison Estela qui est enfermée en prison, va raconter l'histoire de ce drame.
L'histoire se passe au Chili et commence quand Estrela va être embauchée par une famille à Santiago, une famille assez aisée qui attend son premier enfant.
Elle va revenir sur les 7 années qu'elle a passées dans cette famille, s'occupant entièrement de la maison, de la petite fille aussi. Plus les années passent, plus la tension monte.
C’est un bon roman psychologique mais les nombreuses tergiversations dans le discours d’Estrela, rendent la lecture un peu trop lente pour que ce soit vraiment prenant. Dommage.
Extrait : "Les visages mentent, vous me suivez ? Les mains, en revanche, n’ont pas d’alternative. Les mains lisses de Madame, les ongles vernis, brillants. Pas une seule callosité, pas une seule ride, alors qu’elle avait quelques années de plus que moi. Les mains inquiètes de la petite, portées en permanence à sa bouche, ses dents trouvant les callosités, rongeant jusqu’au sang. Vérifiez, si vous ne me croyez pas. Comparez les mains de Madame et les miennes, examinez la texture de ses doigts, il y a des crevasses peut- être sur ses articulations, des brûlures sur ses phalanges ?"