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le blog des fanas de livres
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4 mars 2026

L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine

En 2014, un photographe-journaliste est envoyé à Gaza pour rapporter des photos du conflit qui oppose (déjà) l'État d'Israël à diverses factions armées palestiniennes dont le Hamas et le Jihad islamique. 

En déambulant entre ruines et rues poussiéreuses à la recherche d’un cliché sur la vie quotidienne dans cette enclave, il tombe sur un vieil homme assis devant une échoppe pleine de livres. 

 

A sa grande surprise, l’homme refuse d’être photographié tant qu’il n’a pas appris à le connaître.

Le journaliste va donc venir tous les jours écouter cet homme, Nabil al Jaber, lui raconter sa vie.

 

Cette histoire personnelle commence par ses parents et grands-parents obligés de fuir un massacre dans leur village pris par les israéliens, puis sa naissance en 1948 dans un camps, son enfance et adolescence dans ce lieu, ces études au Caire, sa rencontre avec sa femme, son installation dans la bande de Gaza, son travail d’enseignant, l’importance que le théâtre et les mots ont eu dans sa vie. Et puis la douleur, la guerre qui annihile tout.

 

A travers son récit, c’est toute l’histoire des Palestiniens qui défilent, avec, en plus, ce rapport aux mots et à la langue qui permet de ne pas en faire une leçon de géopolitique mais une parenthèse d'humanité.

 

Une très belle écriture, un texte court et fort.

 

Extrait : “Les livres qui l’entourent, t’explique-t-il ,sont classés par affinités secrètes, par des liens subtils que lui seul semble connaître. Une composition. Dans sa librairie, la poésie côtoie le théâtre, Racine, Homère et Kadaré sont frères, en dépit des classements, des ordres alphabétiques, ou des genres. Ce qu’il veut : que les livres dialoguent dans le silence, que les alchimies s’écrivent dans l’obscurité, malgré lui, avec lui. Courbé par le poids des années. Pas pressé. Jamais pressé."

Commentaires
C
Pour ma part, je n'ai pas tellement apprécié l'écriture de Benzine, et comme je n'ai pas appris grand chose... c'est une semi déception.
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I
Je crains que cette brièveté me laisse sur ma faim...
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M
Beaucoup aimé aussi. belle écriture.
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G
J'ai été un peu déçue par cette lecture, pour une fois trop courte et qui du coup, survole....plus de 70 années en moins de deux cents pages. Et puis j'espérais plus d'échange entre les deux personnages.
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G
@ Géraldine : c'est vrai que c'est plus un monologue, mais ça ne m'a pas gêné.
V
Je voulais le lire puis l'idée m'a échappé :) Je retiens, donc.
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G
@ Violette :piqure de rappel !
H
Il fait partie de la sélection du prix Estampille organisé par plusieurs médiathèques d'Ille et Vilaine. C'est dans ce cadre là que je l'ai lu. Un roman poignant et fort, en effet. Quelle tristesse...
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G
@ Hilde : il écrit souvent des choses très fortes
M
De Rachid Benzine j'ai lu et aimé "le silence des pères" et j'ai noté celui-là car il est dans mes deux médiathèques. Je vais le réserver car il est toujours emprunté quand j'y vais...
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G
Beaucoup aimé aussi "le silence des pères"
L
j'aurais préféré un personnage réel , c'est un plus un conte qu'un roman mais comment décrire le drame des Palestiniens ?
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G
@ Luocine : j'ai lu un article récemment qui parlait justement d'un libraire de Gaza qui continue à officier et à transmettre des livres qu'il édite lui-même. Donc pas si irréel.
B
J'ai beaucoup aimé ce roman et l'angle pris pour l'auteur pour traiter le conflit mais aussi l'information qu'on en fait comme la manière dont on traite les images et l'écriture de l'Histoire.<br /> En cela, il m'a renvoyée à Jours de sable d'Aimée de Jongh.
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G
@ Blandine : je comprends
A
On le voit beaucoup sur les blogs ce livre. Je n'ai pas encore lu l'auteur, ça pourrait être un bon titre pour commencer.
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G
@Aifelle : il y a lettres à Nour qui est aussi de cet auteur et qui est dur mais magnifique