Les belles promesses de Pierre Lemaitre
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Quatrième et dernier tome de la saga. Nous retrouvons la famille Pelletier dans le Paris des années 60-70.
L’accent est mis sur Geneviève qui est toujours aussi désagréable avec Bouboule son mari, ou avec ses enfants Colette et Philippe. Au-delà de la réussite financière avec les magasins Dixie, elle cherche la reconnaissance sociale. Les investissements dans le périphérique parisien et l’aventure de Bouboule devenu héros d’un jour lui permettent d’approcher le graal.
François est aussi mis en avant, lui qui est écrivain et qui garde de son métier de journaliste le besoin d’enquêter.
Une fresque familiale toujours plaisante à lire même si j’y ai trouvé quelques longueurs (notamment sur la lubie de Philippe) et une fin trop rapide.
Mais ça reste un bon moment de lecture qui permet aussi d’appréhender des faits historiques comme la circulation grandissante des voitures, la modernisation de Paris et la construction du périphérique, mais aussi le remembrement des terres agricoles et le poids des coopératives.
Extraits : “La voiture, tout le monde en convenait, devait se voir attribuer toute la place qu'elle méritait. Il était grand temps que l'immobilier se mette au service de la mobilité, que les urbanistes «épousent» l'automobile, voluptueux mariage dans lequel la voiture devenait à la fois la maîtresse idéale assurant à l'homme de le propulser dans le vertige orgasmique de la vitesse et l’épouse parfaite lui offrant un foyer émollient et protecteur les jours d'encombrements.”
“Et dans le répertoire des aménagements rendus indispensables par l’arrivée dans la capitale de cent soixante-dix mille véhicules nouveaux chaque année, au-dessus de l’élargissement des rues et des avenues, de l’agrandissement des espaces parking, s’imposait le projet prométhéen de libérer Paris de l’engorgement grâce à une voie autoroutière, cercle fermé d’une irréelle fluidité sur lequel la voiture pourrait glisser sans entraves dans un temps suspendu et féerique.”