Un Juste parmi les nations
Mon arrière grand-père, ancien médecin militaire lors de la première guerre mondiale, exerce son métier de médecin de campagne dans un village de Haute-Vienne dont il devient le maire en 1937.
En septembre 1939, la bourgade reçoit 1.100 personnes évacuées d’un village alsacien qui y restèrent jusqu’en octobre 1940. Parmi ces personnes il y avait des juifs qui eux vont rester dans le canton.
En 1940, trois familles juives fuyant les combats vont aussi se réfugier dans le village.
Mon arrière grand-père leur procure des faux papiers, trouve des logements, des hébergements chez des gens de confiance, du travail, s’assure que les enfants aillent à l’école. Il a pu aider et protéger pendant 4 années une cinquantaine de réfugiés dont des familles entières.
Il n’a pas été seul pour cacher les juifs, il a été aidé en particulier par le percepteur et le curé du village, et plus largement par la majorité des habitants. Tous ont refusé ainsi de céder aux lois mortifères du régime de Vichy et du régime hitlérien. Ce sont les descendant des familles juives sauvées qui ont constitué le dossier de reconnaissance de Juste parmi les nations, car mon arrière grand-père ne nous avait jamais parlé de cette période.
Le 15 avril 2026, une cérémonie de remise de médaille au titre de Juste parmi les Nations a eu lieu dans le limousin.
Beaucoup d’émotion et de bienveillance dans cette journée positive où plus d’une trentaine de descendants étaient présents. Un bel hommage pour cette homme que j’appelais bon-papa, et qui portait bien son nom, la bonté et l’aide à autrui étant ses objectifs de vie.
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