Le visage de la nuit, de Cécile Coulon
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Un jeune garçon voit son visage pourrir et se défigurer à la suite d’une forte fièvre. Son père, un homme violent qui vit seul avec lui, s’enfuit du village, pris de folie. L’enfant est recueilli au presbytère où vivent le prêtre et “Madame”, l’ancienne institutrice devenue aveugle.
Ces deux parents de substitution vont lui permettre d’apprendre et de grandir avec une seule contrainte : ne jamais se montrer pour ne pas subir les moqueries. C’est donc la nuit qu’il parcourt la campagne et s’échappe de ce presbytère refuge et prison.
Une nuit, il va croiser la route d’une jeune fille de son âge, qui cache elle aussi un secret l'empêchant de vivre sa vie et de sortir dans la journée.
J’ai beaucoup aimé le début et la fin de ce roman plein d’une humanité noire et cruelle et en même temps plein de promesses. J’ai juste trouvé un petit essoufflement au milieu.
L’écriture est belle, le récit envoûtant et original.
Extrait:« Je vous le dis une fois encore : je ne vous considère pas comme un monstre, vous êtes sur cette Terre au même titre que les vieilles du village et les enfants de l'école, au même titre que les hommes mariés et les veuves. Mais tout le monde n'est pas capable de voir l'entièreté de ce que l'humanité contient.
Le garçon, le fixait sans ciller
- Vous ne me considérez pas comme un monstre mais vous savez que j'en suis un, souffla-t-il. Sinon, vous ne me garderiez pas ici.
- Vous n'avez pas tort. Je crois qu'il y a des hommes qui ne sont pas en mesure d'accepter dans leur vie d'autres hommes qui ne leur ressemblent pas.”