Les Armes de la lumière, de Ken Follett
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Un roman historique qui nous amène en Angleterre à la fin du 18e siècle dans la petite ville de de Kingsbridge et plus particulièrement dans l'univers des tisserands.
L'épopée a lieu de 1792 à 1815. Pendant cette période, de nombreux changements vont avoir lieu sur fond de guerre avec la France, d'industrialisation des métiers à tisser et du filage, de révolution française et de naissance des syndicats.
Cela donne des idées de liberté aux ouvrier(e)s qui n'ont aucun droit devant une justice arbitraire détenue par les nantis.
Amour, jalousie, violence, pauvreté, orgueil, entraide sont très bien décrits par un auteur qui connaît bien son sujet. On s'attache aux personnages, aux familles et on tremble, doute et espère avec eux.
Ce volume est le 5e et dernier tome de la « saga Kingsbridge » entamée par l'écrivain en 1989 avec « Les Piliers de la terre », mais peut se lire indépendamment.
Un bon moyen d'en connaître plus sur cette période historique. Un pavé très agréable à lire.
Extrait : “- Vois-tu, mon enfant, il n’est pas bon que les classes laborieuses apprennent à lire et à écrire, dit-il sur le mode paternel du vieillard prodiguant sa sagesse à la jeunesse utopiste. Les livres et les journaux leur farcissent la tête d’idées qu’ils ne comprennent qu’à demi, ce qui les incite à ne plus se satisfaire du rôle que Dieu leur a assigné dans l’existence. Ces gens-là se mettent à cultiver d’absurdes idées d’égalité et de démocratie.
-Ils devraient tout de même pouvoir lire la Bible.
- Tu n’y penses pas ! Ils se méprennent alors sur le sens des Écritures et accusent l’Église établie de répandre une fausse doctrine. Ils se transforment en dissidents et en non-conformistes, avant de prétendre créer leurs propres Églises, à l’image des presbytériens et des congrégationalistes. Et des méthodistes.”