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le blog des fanas de livres
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8 octobre 2006

LES BIENVEILLANTES, de Jonhathan Little

J'aimerai avoir votre avis sur ce livre. Il est en tête des ventes, on en parle beaucoup pour le Goncourt, et les critiques littéraires sont assez dithyrambiques "il s'agit d'un roman, un vrai, fougueux, torturé, puissant...", "dans l'océan de littérature allégée qui semble devoir tout engloutir, cette bouteille à la mer flottant au dessus du fretin a d'ores et déjà trouvé un public" etc etc.

Or moi, les deux seules personnes que je connais qui sont en train de le lire ne sont pas du même avis. Elles le trouve dur, saturent au bout d'une dizaine de pages et le trouve difficilement accessible. Elles ont eu envie de le laisser 500 fois, et en même temps envie de connaître la suite....

Du coup j'hésite : le lire, faire l'impasse?

Vous pouvez me donner un coup de main et me dire ce que vous en pensez?

Merci d'avance.

Commentaires
E
J'ai lu les bienveillantes juste aprés avoir lu "Les enfants de la liberté" de marc Lévy...<br /> autrement dit les antagonistes.<br /> J'ai pris autant de plaisir à lire les 2.<br /> Les 2 décrivent de l'intérieur 2 mondes opposés. <br /> Les 2 sont des romans écrits par des écrivains qui n'ont pas vécu cette période.<br /> Et il s'agit bien là de romans...(comme le Da Vinci Code qui a créé la Polémique alors que ce ce sont pas des romans historiques au sens propre du terme)<br /> Pour en revenir aux Bienveillantes, je pense que Little nous décrit un personnage humain avec ses forces, ses faiblesses, ses bons cotés et ses travers, bref un homme normal. C'est son coté perfectionniste, exacerbé par la propagande nazi, qui le poussera à accomplir " sa mission" du mieux possible, tout en gardant un coté profondément humain, en s'insurgeant parfois contre certains ordres ou désordres, en essayant parfois même "d'adoucir" les mauvais traitements infligés à ces hommes que la propagande nazi montrait comme responsable de tous les maux de l'allemagne post grande guerre.<br /> Pour ceux qui n'ont pas pu aller au bout du livre, reprenez le, passez le cap de 200 pages et vous regarderez ce livre avec un autre oeil.<br /> Et surtout posez vous honnètement la question à la fin : Qu'aurais je fait à sa place en 1940 ? (et pas en 2007, avec le recul...)
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C
Bonjour, <br /> je m'appelle Steve j'ai 15 ans. <br /> je n'ai pas encore lu le livre mais c'est dans mon intention, j'ai entendu un débat sur France inter <br /> certains étaient séptiques comme la plus part d'entre vous mais il y a quelque chose qu'on ne peut pas nier : les chiffres ! ce livre à été vendu a 700 000 exemplaires et ce sont les chiffres exactes <br /> s'il à atteind un tel "succès"(si je peux me permettre) c'est pas grâce au marketing ( sinon qu'on me prouve le contraire ! ) c'est donc forcément du bouche à oreille, des personnes qui on conseillé ce livre car malgrès les abominations ombreuses ( qui caractèrissent le style de l'écrivain) il est conseillé de le lire jusqu'au bout ! peut être que ca va aider ceux qui hésite :) bonne journée ^^
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D
Je sais que c'est malpoli, mais je te mets directement le lien vers ma 'critique?<br /> <br /> http://flibuste.canalblog.com/archives/2006/11/30/3310081.html#comments<br /> <br /> :-)
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G
C'est vrai que l'auteur n'est pas un historien et qu'il n'a pas été acteur dans cette guerre. Mais je ne suis pas d'accord pour dire qu'il ne faut pas éditer ce genre de livre. Au contraire, plus il y aura de livres sur cette période, plus la mémoire sera active. Bien sûre cela ne remplacera pas les livres de Primo Levi ou les mémoires de Heiss, mais c'est un bon livre qui soulève pas mal de questions, donc intéressant.
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F
Ca sent le cadavre<br /> <br /> Voici qu'à Paris paraît "Les Bienveillantes", et qu'à Strasbourg paraît "Cher oncle Georges".<br /> Voilà les sujets qui apportent maintenant du gain aux maisons d'éditions. Mieux, Gongourt peut s'en orgueillir, comme l'auteur... S'enrichir sur des cadavres dont leurs histoires ne pourront jamais être écrites, et romancer sur leur bourreaux, cela donne la nausée et montre , combien bas, sont tombées les maisons d'éditions et les membres du Jury du Prix Goncourt.<br /> Ce genre de livres ne devrait jamais être édité.<br /> Il y eut les cadres monstrueux, les collabos, et leurs bourreaux... Il y eut leurs millions de victimes, d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards, déshonorés, torturés, mutilés, assassinés. Et on se permet de romancer sur les premiers, et d'honorer leurs auteurs. Abjecte commerce de genre littéraire !<br /> Vous feriez mieux d'éditer de la poésie, ou les lettres des victimes et de leurs membres de familles, et de laisser aux historiens d'écrire les vérités et de dévoiler les mensonges.
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D
Il y a là un récit brillant, dense, pseudoautobiographique, et qui qui en impose au début et à tort pour un roman initiatique. Les péripétie de ce Maximilien Aue ne sont qu'un pretexte pour une description de l'interieur des dernières années du troisième Reich. Le procédé est habile, la fresque historique réussie, mais le roman limité par les vicissitudes de son antihéros qui ne semble jamais devoir se dépétrer de ses complexes. Son cheminement intérieur n'est que le reflet des aléas de son environnement et de son entourage, sa personnalité passive-dépendante se coule trés bien dans le moule bureaucratique nazi et s'en détache tout aussi mollement. Ses émois sont timides et somatisés a l'extrême (nausées, diarrhée) et ses rares mouvements d'humeur sont pris pour des caprices d'écolier. Immature, il le demeure jusqu'au bout lorsque, à quelques mois de l'effondrement final, il envoie à Himmler ses élucubrations idéologiques comme on écrit au père noël. On ne se sent pas pris de pitié pour le destin fictif de cet homme, ni d'ailleurs pour celui de son prototype historique: Adolf Eichmann...
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G
@ annie : oui, bonne réflexion. Plus que la foi, c'est l'obeissance militaire qui m'a fait peur... (cd ce qui se passe en Irak...)
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A
Un écrivain , pas un romancier a-t'il été dit dans un commentaire . Je suis en train de le lire et je trouve que c'est un romancier capable de créer des personnages , un décor et de les faire vivre avec une puissance extraordinaire . Depuis longtemps je désespère des écrivains français contemporains concentrés sur leur nombril et qui pensent que raconter une histoire c'est médiocre ( je préfère et de loin des écrivains anglo-saxons comme Jonathan Coe , Jim Harrisson , Boyle etc...). Avec Little on a enfin un écrivain qui a du souffle et qui sait inscrire un destin dans le chaos du monde.<br /> Ceci dit ce n'est pas une lecture facile , on n'arrête pas de se dire mais comment un pareil homme ou plutôt de pareils hommes (car il est loin d'être seul )sont-ils possibles ? Je crois qu'il donne la réponse p.284 lorsqu'il dit qu'il s'agit " d'une question de foi " Et il est certain que celui qui est prêt à tout pour servir sa foi ( quelle qu'elle soit nazie , religieuse, nationaliste , communiste ) en se persuadant en plus qu'il fait son " devoir " , se prépare à devenir un monstre et à abdiquer toute humanité .
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A
Il est possible que ce roman, les Bienveillantes , soit un des premiers grands livres du XXI ème siècle. Dans notre monde post-moderne, il est comme un"retour du refoulé", venu de ces temps modernes où la technique a fabriqué des cadavres dans des chambres à gaz. C'est un livre trés difficile à lire, même si le lecteur s'accorde du temps et du courage. En changeant de siècle et de nouvelle économie psychique , en passant de la névrose à la perversion, on est passé de l'ère de la victime à l'ère du bourreau. Le récit, dense, aride parfois, pourrait engendrer, une fois encore, la fascination pour la barbarie. En transposant dans son roman l'immense documentation qui existe sur cette époque, J. Littell suscite l'envie de savoir, le désir d'Histoire, la volonté de comprendre l'une des pages les plus complexes et les plus prégnantes du siècle passé. Les lecteurs pensent trouver ce qu'ils cherchent dans Les Bienveillantes, car J. Littell revendique un implacable et irréprochable réalisme historique. Si l'Histoire est convoquée, c'est la magie de l'écriture qui opère. Le lecteur qui voudra en savoir plus devra se mettre au travail.<br /> <br /> Le Roman de Jonathan Littell est le récit, pour faire littérature, d'un homme pas trés ordinaire, né en Alsace en 1913 , de père allemand et de mère française, qui va traverser, en bureaucrate serial killer, l'histoire et la géographie de la Mitteleuropa pendant les années du nazisme , la guerre de 1939-1945 et prendre part à l'extermination de tous les ennemis de l'Allemagne nationale socialiste (les juifs de tous les pays occupés, les soviétiques, les tziganes, malades psychiatriques) et à la solution finale du problème juif ( Endlösung der Judenfrage ) : les groupes mobiles de tuerie ( Einzatgruppen ) , les exécutions «à ciel ouvert», les camps d'extermination , les chambres à gaz , les crématoriums, les marches de la mort.<br /> <br /> Cet homme est Maximillien Aue. Son roman familial infiltre ses réflexions, ses attitudes et actions criminelles. Il est amoureux de sa soeur jumelle, Una, et homosexuel dans ses choix. L’image d’un homme torturé s’installe dans l’esprit du lecteur. Intelligent , cultivé, esthète, obstiné, il sera un bon juriste allemand officier de la SS , un homme courageux qui aura bien de la chance malgré les situations les plus graves et les plus terribles de sa vie, une sorte de Forrest Gump nazi qui écrit des rapports à la chaine, omniprésent sur les chantiers de la mort . Ce thanatologue participera au judéocide européen , sans que ses paroles traduisent un antisémitisme haineux , présent lors des tueries massives en Ukraine , en Russie, en Hongrie. Il sera le témoin des horreurs de la guerre et acteur de l'organisation des camps d'extermination en Pologne. Il vivra aussi l'effondrement du III ème Reich. Plus qu'un personnage de roman il s'agit d'une figure du génocide.<br /> <br /> La parole de Max Aue est une parole vraie qui peut révéler ses propres abîmes. Il laisse à ceux qui l'entendent, la tâche impossible d'une interprétation. Le roman de Littell ne livre pas à ses lecteurs le «pourquoi» de l'holocauste. Claude Lanzmann nous mettait en garde contre les exercices académiques qui promettent une explication de la Shoah. Ces abstractions, en effet, n'ont souvent réussi qu'à émousser ou à travestir l'événement oblitérant la réalité sans parvenir à clarifier quoi que ce soit. On ne fouille pas aisément la psyché des exécuteurs. Lanzmann lance cet ultime avertissement en citant Primo Levi qui, détenu à Auschwitz, entendit un garde S.S. proférer « Hier ist kein Warum » («Ici, il n'y a pas de pourquoi»).<br /> <br /> J. Littell écrit en français , en imitant cette langue duIII ème Reich, en Lingua Tertii Imperii (LTI) , mais sans la connaissance intime de la langue allemande, que l'ensemble des judaïsmes de la Mitteleuropa avaient tous placée en position de langue supposée du savoir<br /> ( Wissenschaft - Judentumswissenshaft ) . Le texte est avant tout un objet littéraire. C'est d'abord un travail d'écrivain. L'habillage historique est quasiment sans faille, saturé par la masse documentaire ( à comparer, par exemple, au chapitre VII du livre de Raul Hilberg - La destruction des juifs d'Europe : Les opérations mobiles de tuerie - ) . L'histoire personnelle subjective de Max Aue, est fragmentée, dispersée à travers tout le livre. C'est le moteur du roman, branché directement sur l'inconscient de l'auteur et celui du lecteur. Les faits intimes sont contradictoires, changeants , rêvés , fantasmés, hallucinés, refoulés.<br /> <br /> Ce roman est comme une tentative d'approche du Réel . La notion de « réel » a souvent été employée pour expliquer l'impossibilité d'expliquer . C'est un lieu symbolique où jamais aucun humain n'a, n'a eu, ni n'aura accès. C'est l'endroit où se trouvent archivés à foison tous les outils nécessaires à l'exercice de l'art. C'est la demeure des trois grands "A". L'Art, l'Autre et l'Amour. On y trouve en nombre infini, toutes les lettres nécessaires à l'écriture d'un roman… Plus vous en utilisez, plus il y en a ! ( d'aprés Charley Supper ).
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S
Je ne comprends pas comment il a eu ce prix. Je suis contente qu'on me l'ai prété, comme ça je n'aurais pas à le garder dans ma bibliothèque ! C'est en fait l'histoire d'un type vicieux et immoral, et je n'ai pas l'impression que c'est représentatif des nazis.. Ils n'arretent pas de nous dire : si vous étiez à ma place vous auriez peut être fait pareil : je ne suis pas d'accord, il a en lui une perversité que je ne ressens pas (heureusement) dans chacun de nous.<br /> Bref, vous l'avez compris, je n'ai pas aimé !!!!
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G
J'ai lu il y a quelques semaines "La faim", un roman sur les affres de la faim pendant le siège de Stalingrad. Je souhaitais lire un livre d'histoire sur le siège de stalingrad. Les Bienveillantes a comblé mon attente. Un écrivain de langue française est né, je dit bien un écrivain, pas un romancier. Il était temps, ils se comptent désormais sur les doigts de la main.<br /> C'est un livre puissamment écrit qui n'est certes pas à la portée de chacun, je suis curieux de savoir combien des 250 000 acheteurs vont le lire.
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A
Le livre de Littell m'a mis au travail . Je l'ai lu 2 fois , puis j'ai lu les 3 tomes de Raul Hilberg , j'ai revu Shoah de Lanzmann (4 DVD ). Je contribue à l'article sur Wikipedia et j'ai écrit 5 pages sur mon site http://members.aol.com/lyonelb/bienveillantes.html.<br /> <br /> Conclusion: quel autre livre m'a mis ainsi au travail depuis 20 ans ?
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J
Offert pour mon anniversaire par une amie pleine de bonnes intentions, je me suis mise à la lecture du pavé.<br /> Bon les 20 premières pages, pas de problème, ça commence à se corser quand le texte est truffé de noms d'organisations et de grades allemands.<br /> <br /> A titre d'exemple une phrase au pif extraite du bouquin (p 80): "D'autre part, la Honvéd bloquait le travail de nos policiers locaux, et le Vorkommando fut obligé de se plaindre, via le Gruppenstab, au QG du groupe d'armées, l'OKHG Sud."<br /> <br /> Les Bienveillantes dispose d'un glossaire à la fin et d'une table des grades, une carte ne serait pas de trop.<br /> <br /> En bref, je le lis de manière un peu hachée, en soit le sujet est intéressant et l'angle choisi par l'auteur plutôt audacieux, mais certains passages manquent vraiment de fluidité à mon gout.
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G
Je te comprends "frasolo". Je n'ai moi même pas lu le livre mais j'ai eu ce matin une réunion littéraire avec des amies qui l'avaient lu, et voici ce qui en est sortit : <br /> "En lisant ce livre on arrive à un degré d'horreurs ou on a envi d'arrêter la lecture", <br /> "l'intérêt du livre est aussi dans le fait qu'il est si long, si dur, si sombre que ça te le fait rentrer dans les tripes",<br /> "ce n'est pas un livre plaisir, mais c'est quand même un livre exceptionnel", <br /> "c'est LE livre auquel on ne peut pas ne pas donner le prix Goncourt"<br /> mais aussi<br /> "Je n’arrive qu’à lire 10 pages et après je sature. C’est un livre qui n’est pas facilement accessible. On se demande comment la presse peut le mettre autant en avant.".<br /> Ce qui revient à reprendre les mots du Canard enchaîné qui ne décolérait pas contre “ce livre illisible que les gens achètent mais ne peuvent pas lire”.
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F
Moi aussi, j'ai eu envie de lire le livre dont tout la presse parle. Quand j'ai vu la taille, j'ai pris peur vu le sujet, et au lieu de l'acheter, je l'ai pris à la médiathèque et je ne regrette pas de pas l'avoir acheté. Je lis beaucoup et vite. Mais là,j'ai calé et ai rendu le livre au bout de 200 pages. Le début est très accrocheur (le héros nous explique ses motivations pour nous raconter sa vie) mais quand nous rentrons dans le vif du sujet, la lecture devient difficile et pas seulement du fait des horreurs qui sont racontées dans le détail. J'avais à la fois envie de voir jusqu'où allait nous emporter ce SS mais aussi écoeuré et finalement, j'ai laissé tomber le bouquin. A ceux qui hésitent, je déconseille l'achat, c'est un livre destiné à un public "littéraire" et qui a beaucoup de temps à consacrer à la lecture.
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J
Je n'ai pas encore lu le livre mais avant de se lancer dans cette avanture je vous conseille l'aticle paru dans le dernier Famille Chrétienne, qui peut êtretrouvé aussi qur le site EDIFA.La question débattue est la suivante : faut-il s'interdire certains livres pour la description sans ertenue qu'ils font du Mal ? <br /> Un extrait de l'article : "L'homme moderne est face au Mal comme l'autruche face au danger. Se le cacher ne le fait pas disparaître. Pourquoi ne pas le regarder en face, en dépit de son apparaence déplaisante ?<br /> Savoir l'affronter avec prudence."
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A
Bonjour : tu as laissé un petit message sur mon blog... Alors peut-être as-tu vu que je faisais une chronique hebdo sur les Bienveillantes, livre très dur mais très bien écrit...<br /> A très bientôt
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J
Les premieres critiques ont commence a sortir en aout, et ont eveille mon interet. <br /> <br /> Par le sujet - j'aime tout ce qui tourne a l'histoire -, par l'auteur et son histoire - le fils de Robert,dont j'avais adore le bouquin sur la CIA, un americain ecrivant en francais,un pave de 900 pages ecrit en 120 jours.<br /> <br /> Debut septembre, je me suis donc rue pour acheter le bouquin. Cela faisait longtemps que je n'avais plus eu un tel contact physique, car un tel livre, on en sort epuise de toute facon.<br /> <br /> Le format plus large que le nrf collection blanche normal. Meme plus grand que Belle du Seigneur, la reference question poids, taille et talent!<br /> <br /> Je n'ai pas lache Les Bienveillantes pendant 2 semaines, a coup de 50 pages, de jour comme de nuit. Vous n'apprendrez pas grand chose sur la periode. Tout a deja ete dit, ecrit (en plus noir encore: La Mort est mon metier de Robert Merle), ou filme (Shoah, etc...). <br /> <br /> En revanche, le melange de la fiction et de la realite, l'histoire aussi horrible soit-elle vue a travers les yeux d'un acteur somme toute minable, voila qui vous place directement dans les pelotons d'execution, les camps, les passes sordides d'un homosexuel, les soirees avec Himmler, le bunker d'Hitler. Vous y etes, et savez deja que vous en sortirez, puisque l'auteur annonce d'emblee l'entree: il a survecu.<br /> <br /> Et la question qui ne vous lache pas, tout au long de la lecture, c'est de comprendre pourquoi l'auteur a souhaite lui-meme se placer dans cette situation. Combien d'annees de travail, de notes, pour un travail de 4 mois fulgurant, qui l'a sans doute laisse epuise,comme il vous laissera epuise(e).
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F
Je ne l'ai toujours pas lu et je suis dans le même état que toi, j'hésite. J'ai entendu qu'il y a des passages difficiles et je ne sais pas si je pourrais "écouter" les mémoires d'un ancien SS sur 900 pages...
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