Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le blog des fanas de livres
le blog des fanas de livres
  • Je lis pour m'évader, avancer, ressentir des émotions et des sensations, rire, vibrer, pleurer, comprendre, m'ouvrir à de nouvelles cultures, rêver, trembler... et j'ai bien envie de le partager avec vous.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Archives
6 février 2007

L'intérieur de la nuit, de Léonora Miano

l_interieur_de_la_nuit parution 08/2005

C'est le premier roman de Léonora Miano (qui a depuis eu le prix Goncourt Lycéen pour son deuxième). Je l'avais rencontré lors d'une conférence sur son prix, et elle m'avait vraiment donné envie de la découvrir à travers ses livres. Car je pense qu'il y a beaucoup d'elle dans le personnage principal.

Ayané revient en Afrique dans son village après plusieurs années d'études en France. Elle se retrouve au chevet de sa mère mourante, mais surtout au coeur du "clan" qui la traite comme une étrangère. Ce "clan" qui n'a rien changé à sa vie depuis des lustres, acceptant que les hommes partent au loin pour trouver du travail, acceptant que les filles aient leurs premiers rapports à peine pubères, qu'elles restent au village pour enfanter, sarcler et biner. Un "clan" qui vit dans les traditions ancestrales. Mais la guerre sévit dans ce pays et des partisans sanguinaires vont venir chambouler ce calme trompeur. Le village accepte quasiment sans broncher une cérémonie sordide parce que "on n'avait jamais rien pour rien". Ayané est révoltée, elle ne comprend pas la valeur des villageois, leur vision du monde.

Très beau livre, très fort et violent ou l'on aborde deux thèmes fondamentaux de l'Afrique : les traditions qui sont l'histoire du pays avec le décalage des valeurs, le poids des traditions, l'accoutumance au malheur... et le sentiment de déracinement d'une "Africaine" au valeurs européennes...

Très bien écrit, à découvrir.

Extrait : "Ayané observait autour d'elle les changements qui avaient eu lieu au village. Rien d'imprévisible n'était arrivé. Les gens s'étaient mariés. Les hommes s'en étaient allés. Les femmes avaient enfanté. Personne n'avait le temps de s'inquiéter d'elle, de cette balafre qu'elle trimbalait au-dedans, de n'être de nulle-part."

Commentaires
L
il y a une représentation des femmes <br /> qui me laisse sur le carreau..tellement de problèmes<br /> sont abordés, avec finesse et sans complaisance ni "plainte"<br /> ..c' est désarmant. je pense souvent<br /> au personnage d' Epupa, la "folle"<br /> vulnérable et abusée, mais qui crie la vérité que personne <br /> ne veut entendre... un livre tellement puissant<br /> que je fais mon mémoire dessus cette année!!! il ya 1000 choses<br /> à en dire....
Répondre
G
Merci Amazone, c'est agréable un commentaire aussi chaleureux
Répondre
A
Je ne passe pas régulièrement, ni ne commente, mais chaque fois, je me dis... chouette ambiance ici. C'est douillet mais aussi, très gai. Ca donne envie de s'installer au coin d'un feu pour lire avec vous.<br /> A bientôt...
Répondre
M
je suis en train de lire Contours du jour qui vient. Je m'attaquue à celui-ci après.
Répondre
S
Très tentant comme univers
Répondre
K
Ok c'est noté ! Très joli blog, je vais farfouiller... :)
Répondre
P
j'ai aimé ce livre car on évolue au coeur de l'afrique avec ses guerres trivials et toutes les horreurs qu'elles entrainent , certaines scènes sont en effet très dures.
Répondre
A
J'aime lire des livres sur les problèmes posés par l'immigration, parce que je pense que plus j'en saurais moins je risque d'avoir ces idées préconçues qui me génent tant.Je note celui-ci.
Répondre
B
je vois !
Répondre
G
@ Bellesahi : il y a une scène très dure ou un enfant se fait tuer de manière assez....comment dire.... barbare. Même si Leonora Miano ne se complait pas dans des descriptions macabres, les images sont là...
Répondre
B
Quand tu dis violent, c'est pour quelles raisons ?
Répondre