Papa-Longues-Jambes, de Webster Jean
C’est ma grand-mère qui m’a offert ce livre parce qu’elle l’avait beaucoup aimé quand elle avait mon age (10 ans).
C’est l’histoire d’une jeune fille de 17 ans qui vit dans un orphelinat. Elle y est depuis sa naissance, et est resté en tant que « nounou ».
Un jour, un membre bienfaiteur et inconnu lui propose de lui payer ses études supérieures à l’université en échange de lettres lui donnant des nouvelles.
Ce livre est un recueil de toutes les lettres qu’elle a envoyé à ce mystérieux tuteur entraperçu qu’elle nomme affectueusement «Papa-Longues-Jambes».
Les lettres permettent de connaître sa vie avec toujours le mystère (dévoilé à la fin) de qui est ce bienfaiteur.
J’ai beaucoup aimé ce livre parce qu’il est très bien écrit (j’ai appris plein de nouveaux mots) et qu’il est sous forme de lettres, donc assez original. Et puis j’ai adoré la fin, je ne m’y attendais pas du tout !
A partir de 11 ans.
Extrait : « Ohé du navire, Cap’taine Longues-Jambes !
Larguez les amarres ! Ho, ho, ho hisse ! et une bouteille de rhum ! Devinez ce que je suis en train de lire ? Ces deux derniers jours, nous n’avons parlé que de marins et de pirates. N’est ce pas un livre merveilleux que L’île aux trésors ? L’avez-vous lu ou n’existait-il pas encore quand vous étiez petit ? Stevenson n’a obtenu à l’époque que 30 livres
Pardonnez-moi de vous rebattre les oreilles avec Stevenson ; s’il m’occupe beaucoup ces derniers temps, c’est qu’il compose à lui tout seul toute la bibliothèque de Lock Willow.
J’ai commencé cette lettre il y a deux semaines et il me semble qu’elle est maintenant suffisamment longue. Vous ne direz plus, papa, que je ne vous donne pas de détails. J’aurais tant souhaité que vous soyez ici, avec nous ; nous nous serions drôlement bien amusés. J’aime que mes amis se connaissent. Je voulais demander à monsieur Pendelton s’il vous avez jamais rencontré à New York – cela se pourrait, car vous devez évoluer dans les mêmes sphères, celles de la haute société, et vous partagez les mêmes goûts pour les réformes sociales et autres…, mais je n’ai pas pu le faire car je ne sais pas votre nom.
N’est ce pas la chose la plus absurde du monde que de ne pas savoir votre nom ? Mrs Lippett m’avait prévenu que vous êtes un excentrique et je commence à partager cette opinion.
Affectueusement,
Judy
PS : En relisant cette lettre, je m’aperçois que son inspiration n’est pas du entièrement à Stevenson et qu’il s’y trouve aussi deux ou trois allusions à Monsieur Jervie. »
