Chocolat amer, de Esquivel Laura
parution poche 02/2009 - traduit de l'espagnol
Sous tittre : Roman-feuilleton où l'on trouvera des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme
Voilà un livre qui m'avait été chaudement recommandé par un libraire rencontré lors du salon du livre de Rennes.
On y retrouve l'ambiance magique des romans latino-américain : nous sommes dans un petit village du Mexique en pleine révolution. Mama Elena élève durement ses trois filles, et surtout Tita, la dernière. En tant que plus jeune des filles, elle a interdiction de se marier pour veiller sur sa mère jusqu'à sa mort. Or Tita est éperdument amoureuse de Pedro, qui, pour rester près d'elle, va épouser sa soeur aînée.
Il y a 12 chapitres, 12 mois de l'année répartis sur une trentaine d'années. Chaque chapitre commence par une recette, car Tita est une merveilleuse cuisinière. Ces recettes sont effectuées lors des évènements qui vont ponctuer la vie de Tita. Et la magie intervient quand des larmes versées dans un plat vont rendre tous les invités nostalgiques, ou quand ses cailles confectionnées avec des pétales de roses offerts par son amoureux vont avoir un effet aphrodisiaque explosif !
Un bon livre facile à lire et original, mais dans un style équivalent, j'ai de beaucoup préféré "coeur cousu".
Extrait : "Cuisez de préférence les teleras à la maison. Si vous ne pouvez pas, commandez-en des petites à la boulangerie (les grandes ne conviennent pas à cette recette). Après les avoir farcies, passez-les dix minutes au four. L'idéal, c'est de les laisser reposer une nuit à la belle étoile, enveloppées dans un chiffon, pour que la pain s'imprègne de la graisse de chorizo.
Alors que Tita finissait d'envelopper les tortas pour le lendemain, Mama Elena entra dans la cuisine et leur annonça qu'elle avait consenti au mariage de Pedro avec Rausora.
Tita cru que l'hiver envahissait son corps et la frappait comme un bâton. Le froid était si sec qu'il brûla ses joues, les fit rougir, rougir comme les pommes devant elle. Ce froid saisissant devait l'accompagner longtemps sans que rien puisse l'atténuer..."
