La dévoration, de d'Estienne d'Orves Nicolas
Dévoration : fait de mettre en pièces, de dévorer (source : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)
Et bien je ne sais pas du tout comment décrire ce roman, parce qu'il y a des moments que j'ai beaucoup aimé, et d'autres que je n'ai pas du tout apprécié ! Du coup je suis face à mon clavier et je ne sais pas quoi écrire et par où commencer !
Deux histoires en parallèle (un chapitre par histoire) qui vont se rejoindre pour former une troisième histoire.
Il y a l'histoire de Nicolas, jeune écrivain à qui son éditrice demande de changer de registre. Ses dernières publications portent toutes sur des meurtres, des violences, de la cruauté. Il nous parle de ses rapports difficiles avec ses parents (il vit toujours chez sa mère), de son écriture et de sa dépendance à une sexualité assez débridée et bestiale.
Ce quotidien est entrecoupé par des chapitres qui retracent la vie de la famille Rogis, bourreaux de père en fils depuis le XIIIème siècle. On suit chaque génération de manière chronologique.
Ces deux histoires vont se mêler pour en créer une troisième : la description de la vie de Hojime Morimoto, jeune japonais venu faire des études en France et qui, en 1981, a tué puis mangé une étudiante, cet acte étant pour lui une preuve d'amour.
Quel rapport me direz vous ? Nicolas, toujours attiré par le sanglant, décide d'écrire un livre sur cet étudiant japonais. Le côté sanglant ayant un rapport avec l'hérédité des Rogis. Mais cette descente dans la folie de Morimoto l'entraîne vers sa propre descente aux enfers.
La partie de chasse sexuelle qu'entreprend Nicolas est très crue et du coup désagréable à lire, même si elle aide à comprendre le personnage.
Trop sulfureux et trop malsain pour moi malgré une belle écriture. Sang et déviance sexuelle rendent la lecture pesante.
Merci aux éditions Albin Michel pour la découverte de la plume de cet auteur.
