Les os des filles de Line Papin
Line est née en 1995 à Hanoï d'un père français et d'une mère vietnamienne, un an après la naissance de son petit frère. Line va vivre dans cette ville pendant dix ans, tout d'abord dans un appartement avec toute sa famille : grands-parents, parents, oncles, tantes et cousins, puis dans une résidence pour expatriés. Elle est surtout élevée par Co Phai, sa nourrice, et Ba, sa grand-mère.
Le déménagement en France est pour elle un déchirement, même si son arrivée en Touraine et la découverte de nouvelles cousines se passe plutôt bien. Mais ensuite c'est Paris. "L'espace s'est resserré sur lui-même, les visages ont disparu, la végétation s'est effeuillée. De la verte Hanoï, avec son lac au bout du jardin, il ne restait plus, à Tours, qu'un cerisier, une parcelle de gazon et deux buissons. A Paris, l'appartement était sec, avec un parquet étanche, jamais altéré par les saisons. Il n'y eut plus d'animaux ici, ni de cousines, ni de nourrice." Line sombre dans la dépression et l'anorexie.
J'ai aimé son histoire, mais j'ai été un peu désarçonné par l'écriture que j'ai trouvé parfois un peu trop ampoulée, et du coup ça donne des phrases que je n'ai pas comprises : "La fatalité se laisse percer par une marge, dans laquelle il faut glisser son doigt pour mieux écarter l'étau qu'on croyait resserré, et le dégonfler."
Une lecture en mi-teinte
