Le syndrome du canal carpien de John Boyne
La famille Cleverley est composée du père présentateur très connu de télévision à la BBC, de la mère écrivain de livre à l'eau de rose qui laisse des prêtes plumes écrire ses livres et de trois enfants : Nelson le fils aîné pétri de mal être, Elisabeth la fille qui ne rêve que de devenir influenceuse, et Achille, le dernier, lycéen extorqueur d'argent.
Tromperie, mensonge, inconséquence, égoïsme, narcissisme, insensibilité ... dans cette famille il y a de tout. On passe d'un personnage à un autre et ils sont tous suffisants et odieux.
Un tweet malheureux va faire exploser la bulle de confort de la famille et tout va partir à la dérive.
Une présentation sur 5 jours de la descente aux enfers des Cleverley, où tout l'artifice de leurs vies basées sur les réseaux et le paraître vole en éclat.
Une critique caustique de notre société ultra-connectée où des anonymes peuvent injurier en toute impunité (enfin presque), où une notoriété peut être détruite suite à un post. C'est jubilatoire.
Il y a juste le dernier chapitre sur la déconnexion que j'ai trouvé "too much".
Extrait :
" - C'est juste que je fréquente ta famille depuis quelques jours et la seule chose que vous semblez lire, tous autant que vous êtes, c'est l'écran de votre portable. Enfin, pas toi, en réalité. Mais les autres... Vous avez toujours été comme ça ?
-Je ne crois pas. Enfin... oui ils ont l'air d'avoir une considération malsaine pour l'opinion de parfaits inconnus. Cela dit, ils sont des personnages publics, donc peut-être que c'est normal.
- Ce n'est pas le cas de ta soeur. Et son portable est greffé à sa main. Les réseaux sociaux ne sont pas la réalité, tu sais. Juste un mirage.
Achille fronça les sourcils. Il n'aimait pas le tour que prenait cette conversation. Tout ce qui troublait sa conception parfaite de l'univers des Cleverley le contrariait."
