leurs_vies parution juillet 2007, 470

J'ai eu ce livre grâce à l'opération "lâchez de livres" (des livres du prix Goncourt Lycéens sont lâchés en ville avec un mot d'ordre "lisez, commentez et relâchez").

Sans cette opération, je n'aurais sans doute jamais lu ce livre. J'ai découvert un auteur et une écriture très fine et riche. Parfois trop de tergiversations (certaines pages ont été lues en travers) et de nombreux personnages qui rendent la compréhension difficile...

Mais l'ensemble reste positif même si il ne m'en restera pas grand chose !!! Un bon moment de lecture, une belle écriture et une très bonne déscription du caractère des personnages.

Tout se passe à Paris dans le quartier Saint Sulpice. Des personnages vont se croiser. Les uns préparent un enterrement, les autres un mariage. Il y a de nombreuses remises en cause, des rencontres, des départs. Rien de significatif, ni tremblement de terre, ni meurtre, ni extra terrestre débarquant sur terre. Rien que le quotidien de parisiens qui ont comme point commun de trouver un sens à leur vie.

Extrait :" S'il pleut sur Montparnasse, il ne pleut déjà plus sur Montmartre. Ou alors seulement cette seconde pluie, comme un dernier sanglot quand on sourit déjà, tombant des arbres, des gouttières, des corniches, des stores alourdis sur un sol que la chaleur emmagasinées ces derniers jours fait fumer par places. La pluie s'en va comme un rideau lent qu'on ouvre. Aux yeux de France qui sur la terrasse prend garde de glisser, l'arc-en-ciel sort de terre un peu au-delà de la tour Montparnasse, trace une douceur de couleurs dans le ciel gris virant au bleu, puis plonge et touche terre à nouveau derrière la basilique du Sacré-Coeur, blanche et lavée par l'averse passée. Pour Chandeblez, debout à sa fenêtre, l'arc n'est pas complet, mais il en voit bien la courbure dans le ciel. Pour la baronne Pitard-Vergnolles, l'arc-en-ciel monte du Champs-de-Mars, à droite, juste devant l'Ecole militaire, et retombe quelque part en ville, en plein milieu, où elle ne regarde pas. Pour Janine et Francine, à qui l'orage à permis de visiter le Louvre toute la matinée, l'arc-en-ciel enjambe maintenant le jardin des Tuileries et mérite une photo. "