Allez, je me lâche... je n'ai pas l'habitude d'utiliser ce blog pour des écrits sur ma vie, mais là !!!!

Je sais que le sujet a été largement utilisé pour des sketches (cf Muriel Robin - la réunion de chantier) ou des livres (cf "vous plaisantez monsieur Tanner" de JP Dubois), en passant par le cinéma et l'excellentissime Numérobis dans Asterix joué par Jamel Debbouze.

Nonobstant (j'adore ce mot et les yeux ronds qu'il provoque chez mes élèves), nonobstant donc, il semble que la réalité puisse dépasser la fiction.

Cherchant bêtement à avoir un sol de salon plan et sans fissures (a-t-on idées ???), nous avons, pour la deuxième fois, fait refaire ledit sol en juillet. Pourquoi juillet me direz-vous ? Et bien parce qu'il est très difficile de vivre dans une maison sans salon et sans cuisine. Car au moment de faire les plans du rez de chaussée, nous n'avions pas pensé, idiots que nous sommes, qu'il fallait passer par le salon pour aller dans la cuisine ! Nous aurions dû prévoir un large couloir !!!

Bref, travaux en juillet donc, avec les seuls ouvriers restants, ceux qui sont sous-payés et qui ne peuvent se payer de vacances, sous-payés parce que non qualifiés, non qualifiés et donc peu à même de savoir ce que veut dire "un sol plan".

Retour mi-août de nos vacances, heureux de retrouver un beau sol et des murs repeints de neuf (en blanc, on a vraiment des idées débiles en ce moment !)...et là, stupeur et tremblements !!! le sol est bosselé. "Trop stylé" disent les filles qui se précipitent sur leurs rollers pour tester les bosses, "Trop c'est trop" pensent les parents abasourdis.

Je vous passent les 3 mois suivants, les coups de fils, les hurlements (je pense qu'il y a une secrétaire qui a du prendre rendez-vous chez l'ORL ! ), les noms d'oiseaux, le directeur qui dit qu'il passe et envoi son sous-fifre qui tremble malgré 2 tranxènes, regarde ses pieds en rougissant et dit dans un murmure "j'sais pas". J'avoue avoir eu peur qu'il me claque dans les doigts ! On a déjà le chef de chantier qui est en arrêt maladie depuis septembre, je ne voudrais pas qu'il y ait une enquête de la sécurité sociale suite aux dépenses liés aux chantiers (dépression, ORL, calmants....).

Donc, trois mois pendant lesquels des ouvriers ont raboté les bosses (super la ponceuse sur le béton et le nuage de poussière qui l'accompagne sur les beaux murs blancs gris), et reposé un ragréage ... qui se fissure !

Ivres de rage et de dépit, couverts d'escarres à force d'être allongés dans notre lit dès 21h00 (j'vous dit, le trou de la sécu, c'est nous), alourdis des kilos pris en avalant les pizzas et hamburger livrés faute de cuisine, nous avons accueilli lundi, avec un zeste d'espoir, un nouveau chef de chantier (mandaté de Laval, les autres, ils sont tous malades !!!).


Et là...

Et là...

Après avoir vu le chantier,

Qu'est qu'il a dit le nouveau chef de chantier ???? Je vous laisse deviner.... Pensez à mon introduction, que la réalité dépasse la fiction !!!

Et bien le nouveau chef de chantier, il a dit "il faut tout casser !!!"

Et moi je pleure !!!!! Ne cherchez plus de mouchoirs dans les rangées des supermarchés, j'ai tout raflé !!!!!